dimanche 1 novembre 2026

To Eire and back...1

Ah enfin !!! Après bien des angoisses causées par l'annonce de la tempête Austen, de rumeurs d'annulation de bateau et autres soucis malvenus (comme une semaine de boulot entière dans un état sanitaire en dessous de tout par exemple), le tant attendu périple irlandais était sur les rails !!! Passons sur la traversée épique avec ses creux pour cap-horniers déchaînés, une tentative de meurtre par café dégueulasse déjouée grâce à mes incroyables capacités de régurgitation maritime, les menus travaux nous imposant un détour à travers des comtés dispensables pour en arriver à ce qui motivait fondamentalement cette épopée : la virée au pub...Ah non, pardon, la pêche sportive du brochet par conditions extrême...

Arrivés samedi trop tard pour envisager de façon décente une pêche même rapide, c'est dimanche matin que, plein d'allant, nous nous rendons sur le premier lac. Le temps est un peu gris mais après tout, il s'agit là d'un temps de saison en Hibernie, que diable !!!

Hélas, nous ne savions pas que la météo allait nous apporter une nouvelle tempête. Le lac était profond de onze mètres par endroits, les rafales bien fortes et nous n'avons pas pu pêcher correctement, si jamais c'était possible...

Comme c'était le premier jour, nous n'avons pas voulu céder trop facilement devant les éléments déchaînés. Orgueil d'une déplorable vacuité puisque nous n'avons pas eu la moindre touche et nous n'avons dû notre survie au final qu'à l'apport calorifique bienvenu de la gastronomie locale !!!

Le lendemain, échaudés par cette rebuffade vexante, c'est sur un lac peu profond que nous avons jeté notre dévolu, convaincus un peu hâtivement que nous trouverions plus facilement les poissons dans un faible volume d'eau. Effectivement, la situation s'est franchement améliorée puisque nous avons eu tout de même deux suivis de brochetons dans la matinée et l'après-midi, une tape franche sur un Spin Mag 24 grammes Fire Tiger...

Deux jours de pêche, deux capots...Ouille, ça part mal. On est déjà au tiers du séjour et un zéro pointé fait mauvais genre. Pire, les autres pêcheurs du lodge n'ont pas pris grand chose malgré une expérience du coin assez conséquente... La pleine lune, les tempêtes, la température de l'eau qui est remontée ?

 


 

dimanche 18 octobre 2026

Loire & déboires, épisode 2897

Ah mais c'est qu'on y croyait dur comme fer à cette descente musclée sur les bords du fleuve sauvage. Les requins du Danube n'allaient pas faire les malins longtemps, non mais des fois...Sauf que, vous comprenez, 5° à l'aube, un vent du nord, une Loire historiquement basse, etc... Et j'allais oublier cette compétition de cross-country qui nous a forcé à coups de déviations à explorer en long et en large la campagne angevine !!! Franchement, quelle épreuve... Bref, quelques heures nous ont suffi pour abandonner l'espoir de voir un aspe aujourd'hui. Seule une perche a daigné mordre à un leurre de Benoît.

Oui, Benoît, le même individu que l'on a pu observer durant l'après-midi sur un parcours street-fishing (dont je tairai le nom pour des raisons évidentes de sécurité) en train d'empiler les poissons en faisant montre d'une aisance assez bluffante. Car, vous vous en doutez, la partie de pêche à l'aspe avait fait pschit. Par chance, il y avait à peu de distance une solution de secours...

Nous nous sommes donc repliés sur les perches avant que l'averse se pointe, douchant définitivement nos secrètes ambitions...

 

Heureusement qu'elles sont là... Un dimanche au long cours qui débouche au final sur une pêche au minimum syndical, la Loire n'est décidément pas généreuse cette année.


 

jeudi 15 octobre 2026

Une session compliquée

Ouille ouille ouille. Pour une fois que je me retrouvais en position d'aller un peu plus loin que d'habitude en semaine, je me suis bien ramassé en gâchant la moitié de mon temps disponible pour aller sur des coins impêchables, pourris d'herbiers, recouverts de lentilles d'eau et surtout quasiment à sec. Je me demandais pourquoi je restais toujours à pêcher les deux trois coins habituels...Je ne me le demande plus. Mercredi, j'avais rattrapé un peu de sommeil en retard, heureusement, ça m'a permis de tenir le choc par cette chaude journée de mi-octobre (27°, ça calme...). Pour commencer, je l'ai joué fine dans les herbiers en weightless avec devinez quoi ? Une Finesse Filet Craw, quelle blague !!!

Bredouille sauvée, il était temps... La suite n'a pas été franchement délectable : j'ai dû réduire mes ambitions à l'inusable Baffi Fly. Pour assurer le quota de perchettes (j'ai même décroché une grosse perche-soleil avec ce merveilleux leurre souple !!!). L'absence de courant tangible et la clarté de l'eau en bordures n'ont une nouvelle fois pas aidé. Les rares belles perches entraperçues sont restées distantes...

J'ai essayé le Worm Lureshazer afin de voir si d'aventure, on ne sait jamais, sur un malentendu, un plus gros poisson pousserait la correction jusqu'à se faire attraper mais non, ce n'était pas le bon jour...

Je crains que je ne doive désormais renouveler ma panoplie du Parfait Petit Street-fisher villageois...

Ah si, à un moment, sans doute rendu fou par la chaleur, j'ai sorti de la musette un vieux RS-100 Illex recyclé avec une gaine ProskinZ... Il a eu le temps de prendre son bass, son ultime, car au lancé suivant, crac... Le fluoro 26/100°° Daiwa claque et catapulte le crankbait à l'autre bout de la rivière. Damned...

Ce fumier de fluoro me coûtera pendant cette partie de pêche un Cannibal Grub 13 centimètres (oui, parfois, j'ai comme des besoins de mégalomanie) et un bass correct. Il ne m'avait pas fait défaut jusqu'alors mais aujourd'hui, il a montré cruellement ses limites...

Du soleil, des pin's, des moustiques tigres en mode revanchards, et si c'était ça, le bonheur ?



mardi 13 octobre 2026

Retour à l'ordinaire ou presque...

Lundi matin, fracassé par le crapahutage intensif de la veille, j'ai entamé dans un brouillard cognitif bien épais ma journée de reprise. La pause méridienne que je consacre à la pêche s'est transformée en grosse sieste bienvenue. Mardi, rebelote, parti à la nuit noire, je n'ai pu voir le jour qu'en début d'après-midi. Bien décidé à reprendre ma routine halieutique, je suis donc descendu le long de la rivière toujours équipé de ma canne Johncoo Travel 7-28 grammes vu que j'étais rentré cramé dimanche soir et que tout était resté en vrac dans le coffre de mon coupé sport (les Français ont le droit de savoir). Je commence la session de la plus brillante des manières en loupant consécutivement sur le même spot deux bass moyens et une grosse perche au Jika Rig écrevisse (évidemment, quelle question...). Mieux... Je décroche trois perches au spot suivant et je perds deux montages Jika maison au fond dans des bois morts. Là, franchement, je suis au point de me convaincre de lâcher l'affaire et de rentrer faire une sieste réparatrice quand le miracle survient...

 

 

Un énorme chevesne qui était resté là dissimulé parallèlement à la berge se rue sur le montage, l'engloutit et se ramasse donc un ferrage d'anthologie dans les gencives. Ah là c'est du pépère !!! Heureusement, en patientant juste comme il faut, je réussis à l'emmener jusqu'à l'épuisette malgré les obstacles environnants. En fait, la partie de pêche aurait pu s'arrêter là mais j'ai poussé le mauvais goût dans ses ultimes retranchements en continuant à pêcher malgré mon état de fatigue avancé. J'ai donc ferré dans le vide un bon million de fois, loupant allègrement tout ce que je voulais, avant de prendre une perche avec...Quelle surprise... Le fameux Jika Rig "écrevisse" !!! 


Et pour finir en désespoir de cause, grattant avec frénésie les hauts fonds à la cuillère numéro 2, je prends un kiki bass bien glouton. J'avais encore quelques heures de pêche devant moi mais j'étais crevé et vu comment ça mordait...
 

J'ai donc décidé de m'octroyer une sieste afin de récupérer et de (peut-être) améliorer tout ça mercredi...


 





 

dimanche 11 octobre 2026

Un petit tour dans le marais...

Au programme ce dimanche, une expédition dans le marais, afin de prendre quelques bass...Du moins, c'était le projet initial. Dès l'entame de la journée, il était assez évident que nous avions devant nous de longues heures de galère. L'eau était d'une clarté surnaturelle jamais vue dans le secteur. Malgré un coin d'ordinaire généreux en poissons, il nous a fallu attendre près d'une heure pour enfin prendre du poisson. 

 

Pendant ce temps, bateaux et float-tubes passaient et repassaient devant nous sans connaître, il est vrai, une plus grande réussite. Poursuivant notre exploration, nous avons remonté le fleuve en quête de spots plus productifs. C'est un peu plus en amont que je prends un petit brochet-surprise tant ça faisait longtemps que nous n'en avions pas vu à ce niveau... Rubber Jig maison + KickerZ Zman en trailer, la recette du succès ?

Mais tout de même, c'est pas l'extase. La pause restauration est la bienvenue. Surtout pour le Bourreau de la Boutonne qui, en guise de digestif, cartonne en quelques minutes  un tas de pin's dans le sillage du fier traîne-couillons officiel du marais, le Quolibet... 


Sur ce triomphe indéniable, le légendaire Boucanier du Lidon s'en est rentré en ses terres, me laissant seul face à un marais décidé à se montrer intraitable. Reprenant avec une obstination coupable le même parcours, j'avoue que j'en ai vraiment bavé pour prendre quelques poissons supplémentaires. Quand ça veut pas...


Finalement, après moult essais inopérants, je suis revenu à la valeur sûre du moment, la Baffi Fly Fish-up.


On est loin des rêves de gloire caressés au départ mais que voulez-vous, parfois, il faut rester humble...


Une pêche difficile, des poissons super méfiants, tout ça reste du domaine du connu mais le pire est arrivé dans les ultimes secondes de la partie de pêche. En effet, en testant un Jika Rig un peu plus lourd qu'à l'ordinaire sur un tombant, je pique un bass de 50+...L'épuisette est évidemment restée dans le coffre et la végétation rivulaire m'empêche de prendre la bête à la main. Sur un rush ultime, celle-ci frotte la tresse sur la seule branche de roncier disponible aux alentours... Aaaaaaaargh. Le poisson qui aurait largement sauvé la journée se taille avec mon montage au coin du bec. C'est donc un pêcheur accablé par le destin qui est rentré tête basse dimanche soir. Poil au tamanoir.
 

 

vendredi 9 octobre 2026

Session à l'arrache sous la pluie

Je ne pensais pas avoir le temps de loger une partie de pêche rapide quelque part au milieu d'un emploi du temps bien surchargé mais par bonheur, en début d'après-midi, une pause d'un peu plus d'une heure m'a permis de sortir du coffre la canne travel 7-28 grammes. La canne est sans contestation beaucoup trop puissante pour les conditions de pêche actuelles mais bon, ça m'apprendra à ne pas prendre le temps de sortir la canne L !!! Pour commencer, je tente un spot délaissé depuis l'ouverture ou quasiment. Bien m'en prend car j'y décroche un gros chevesne avant d'en prendre un plus petit et ainsi éviter la bredouille !!!

Comme les niveaux d'eau sont toujours très bas pour la saison et que l'eau est claire, j'ai monté un Bally Fly Fish-Up sur une tête plombée de deux grammes. C'est moyen pour lancer avec précision vu ma canne de bourrin mais faut faire avec... De toute façon, le temps m'est compté et finalement à part une tentative   au Sammy 65, j'ai gardé ce leurre toute la session ou presque... Avec un certain succès puisque j'ai même pris un bass embusqué dans un filet d'eau !!!

Malheureusement, vous n'êtes pas sans savoir que les écoliers, manipulés par des clochards bolcheviques, des irresponsables communards sans-dieu et autres indigènes analphabètes ingrats ivres de pillages, ont vu leurs établissements scolaires fermés en urgence pour des raisons évidentes de sécurité nazionale. Ce qui fait que certains boutonneux, au lieu de lire les mémoires de Ravachol en préparant de la nitroglycérine afin de revisiter Halloween, squattaient (un jour de semaine, ces rouges ne respectent décidément rien, c'est pas du temps de Franco qu'on aurait vu ça...) le parcours où j'escomptais faire des prouesses. Sales jeunes !!! Il y a des tirs de LBD à bout portant qui se perdent...

Dépité, voyant les aiguilles de la trottante s'affoler vers la ligne d'arrivée, synonyme de retour au turbin, j'en ai été réduit à pêcher le fameux pont à pin's...

Quelques spécimens plus tard, hélas, il m'a fallu retourner sauver le PIB la mort dans l'âme...

 


 


jeudi 8 octobre 2026

Session express au grand frais !!!

Le froid, enfin pour être honnête une relative fraîcheur, semble parti pour s'installer. Pourtant malgré les quelques pluies tombées, la rivière reste bien basse, claire et les herbiers semblent se clairsemer assez rapidement. Le vent est aussi de la partie et n'est pas pour rien dans l'impression sibérienne du pêcheur douillettement lové dans son hoodie (soit qui mal y pense). J'entame la partie de pêche par l'inauguration de ma dernière acquisition, un Sammy 65 de bonne facture. Le bass m'évite la bredouille, certes, mais il était suivi par une perche deux fois plus grosse qui ne reviendra hélas pas à la charge...

Je me les caille joyeusement et en attendant, ça ne mord pas du tout, le bass au stickbait a fait illusion cinq minutes mais je ne fais pas le malin en regardant l'heure tourner. Je décide de changer de spot vu qu'il ne me reste qu'une heure à peine mais en remontant le chemin, j'avise un joli chevesne dans les herbiers. Je sors donc l'Arme secrète... Sauf que le chevesne dédaigne avec ostentation l'artifice mais un autre glouton était embusqué sous les restes de myriophylles !!!

Sacré Little Spider !!! Il finira glorieusement son existence mouvementée vingt minutes plus tard lorsqu'il me permettra de prendre le dernier poisson de la session, un chevesne bien agressif...

 
Session rapide mais un peu de poisson malgré le rafraîchissement significatif, ça peut aller !!!