mercredi 19 août 2026

Speedfishing matinal 6

Après avoir turbiné comme un fou la veille, je paye mon endormissement précoce par un réveil hyper matinal...Quatre heures, ça pique. Mais d'un autre côté, cela me donne l'occasion de pêcher au lever du soleil...


Excellente idée sur le papier sauf qu'à l'issue de presque deux semaines sans pêcher le coin, je me retrouve dans une quasi obscurité à m'accrocher au leurre de surface dans la salade luxuriante à fleur d'eau !!! La sécheresse n'a pas posé de congés et bat tous les records... Même si Tonton Roger et Maryse-patriote85 vous assureront certainement que c'était "beaucoup plus pire en 1976"...


Et pourtant, surtout du côté des moustiques tigres, il règne une certaine activité en cette aube grise. Je rate touches sur touches car les poissons semblent aussi bien réveillés que moi mais au final, je sauve la bredouille assez facilement. Par contre, je termine de façon assez tragique puisqu'en pêchant du pont, au leurre souple, je ferre un bass correct, je le remonte mais il est salement piqué et pisse le sang. Zut. Dans la foulée, je change de pile de pont et, toujours avec mon shad de trois centimètres (!), c'est un silure qui tape. Bordel, il trace dans les herbiers et évidemment casse au premier rush sauf que la tresse est sortie sur plusieurs dizaines de mètres et qu'en la récupérant, j'avise qu'elle a fait une méga-perruque. Trop tard pour y remédier, c'est l'heure d'aller trimer.

Une fois achevée ma contribution vigoureuse à la santé du P.I.B tricolore, le soleil n'est toujours pas apparu. Hé hé... C'est l'occasion de faire une rapide tournée de spots délaissés (et pour cause...) depuis le printemps. J'y teste rapidement un de mes mini-hameçons wide-gap lestés avec du fil à plomb sur la hampe. Bingo ! Un kiki bass valide cette expérience minimaliste appelée à se voir réitérer durant l'été indien s'il y a toujours aussi peu d'eau remplie d'herbiers...


Un peu plus loin, renouant avec les valeurs sûres du pinsage local, c'est la Nymph 25 Supercontinent qui va décimer les bancs de perchettes...

Là aussi, un silure, attiré par le remue-ménage, est venu traîner les moustaches aux environs. Sans casse heureusement mais il a eu le chic de désertifier le secteur, le bougre...

J'ai donc mis à profit ce qu'il me restait de temps libre pour tester, avec un succès relatif, quelques bricolages récents comme cette cuillère Celta revisitée.

J'ai passé aussi un bon moment à essayer de prendre les nombreuses perches soleil du secteur mais je n'ai pas été capable d'en ferrer correctement une seule. Par chance, il y avait quelques perches aux alentours !!!

Enfin, j'ai fini comme j'avais commencé. Au Pencil 47. En prenant des risques évidemment...


Mais que ne ferait-on  pour une poignée de perchettes supplémentaires, n'est-ce pas ?
 

 

mardi 18 août 2026

Speedfishing matinal 5

Adieu ô frénétique bamboche, insouciance halieutique et déni climatique !!! Me voici de retour dans l'épicentre du marasme hydrique. Bien entendu, la situation ne s'est pas améliorée pendant que je comptais les cailloux des oueds sous les tropiques bas-bretons...


Mais ma sacro-sainte pause de la matinée me contraint à chercher les problèmes au nord de l'eau s'il en reste. Là, on est passé en mode Sécheresse Premium. J'ai l'impression de pêcher le gobie à marée basse.


Sauf que sous les cailloux, ce sont les perchettes qui se cachent...


Seul un rotengle compatissant a daigné se laisser leurrer par le leurre de surface de l'année, le fameux Pencil 47 Adam's trouvé au bord de l'eau. Enfin, quand il y avait encore de l'eau, je veux dire...



 
 

vendredi 14 août 2026

Retour en douceur sous un soleil de feu

Allez, c'est la fin de la semaine. Il est temps de prendre le chemin du Ploukistan du sud. Mais non sans avoir auparavant pris l'élémentaire précaution de me concocter un retour en plusieurs étapes. En effet, il reste encore un fleuve breton à peu près vivant car alimenté par le barrage de Guerlédan. Pour la première halte prévue, je me trompe d'écluse, ça commence fort !!!


Sauf que les poissons sont là. Je pêche comme un sagouin et je décroche trois jolies perches, ce qui calme instantanément tout le secteur. Seule une écervelée se fera alpaguer au Spintail...


Le soleil monte, la température aussi et je passe en mode XUL pour essayer de prendre une ou deux autres perchettes. 

Quelle galère !!! Le spot doit être bien viandé, les perches s'avèrent très méfiantes pour leur taille et en fin se matinée, je me décide à jeter l'éponge...

Direction un spot des plus classiques pour tenter de corriger le tir. Ça part bien puisque je trouve le banc de perches à l'endroit habituel sauf que j'en décroche une trop vite, ruinant ainsi définitivement mes chances de succès. 

Qu'à cela ne tienne, il me reste le parcours de secours et ses chevesnes !!! Là aussi, au soleil de midi, la pêche va se montrer duraille...

Car il n'y a pas beaucoup d'eau sur le spot, moins de courant que d'habitude et je suis beaucoup trop exposé sur la berge pour que les plus gros chevesnes ne me retapissent pas à trois kilomètres...

Il m'a donc fallu employer les grands moyens !!!

Et même les grands grands moyens en ajoutant une chevrotine sur la ligne pour patater de l'autre côté du bassin une Luxor Vogue millésimée afin de leurrer la défiance de chevesnes d'une taille...Médiocre ?

Assoiffé, déshydraté, complètement hébété par la chaleur, je me traîne jusqu'à la supérette la plus proche pour y acheter un peu d'eau. Je rassemble toute mon énergie pour un ultime baroud d'honneur sur un barrage pas si lointain plein de perches.


Alors, effectivement, les perches sont présentes mais elles sont beaucoup plus petites que dans mes souvenirs. Serait-ce en lien avec la présence d'un couple de cormorans en train de se sécher sur un rocher affleurant ? Qui sait ?


En attendant, j'ai bien fait de m'arrêter car les perches sont en folie dans le bouillon du barrage. Touche sur touche pendant un bon moment, ça remonte un peu le moral, il était temps...

Certes, c'est tout petit mais sur  un spot où on voit le fond partout, en plein cagnard, je ne pense pas qu'on soit en droit, mi-août, de s'attendre à des prises miraculeuses non plus, si ?


Ici comme ailleurs, le fond du fleuve agréablement tapissé d'algues appétissantes à souhait, témoigne de la prise de conscience écologique salutaire du lobby agricole. Nous voici rassurés...

Je me finis gentiment sur un chevesne complètement allumé. Un suicidaire. Vu le milieu dans lequel il doit survivre, on peut le comprendre.
 

C'est donc sur ce dernier coup d'éclat que se clôt mon avant-dernière semaine de vacances. Car oui, tremblez malheureux, j'ai encore quelques jours à la fin du mois pour pouvoir profiter pleinement de l'effondrement du vivant...

 


 

jeudi 13 août 2026

Enfin une matinée faste !!!

Dernière journée en Basse-Bretagne, comme le temps passe... Désirant de changer un peu de coins, je pars tôt pour essayer un peu le côté Côtes-d'Armor. Bon. Pas concluant, l'eau est encore moins belle que dans le Finistère. Une heure de gâchée, ouille. Je retourne donc vers l'Eldorado du Pin's. Et là, ça ne tarde pas à répondre présent grâce à une tête plombée maison aplatie par mes soins attentifs. Montage idéal pour la Nymph Supercontinent, n'est-ce pas !!?

Il fait déjà bien chaud mais de façon surprenante, les poissons ont décidé de mordre avec férocité. Pas de temps mort, ça tape. C'est pas bien gros, toujours, bref, on fait avec ce qu'il reste...

Le Grub Supercontinent en trois centimètres complète le tableau. Il est cependant dramatique de se dire que désormais ce sera le genre de leurre à utiliser pratiquement toute l'année tant les milieux aquatiques (qui avaient déjà bien morflé en 2022) vont avoir du mal (quel euphémisme...) à récupérer de cette saison et aussi de la précédente...


Vu que je suis d'une sensibilité hors-norme quant aux brûlures au troisième degré, je continue ma partie de pêche à l'ombre, sur une partie réduite du canal, peu profonde, pleine d'herbiers et que j'espère bien peuplée en poissons. Ouf, c'est le cas, c'est blindé de poiscailles !!!

Pour l'occasion, je sors des oubliettes la dernière survivante de ces têtes plombées ultra-légères qui m'accompagnaient jadis lors d'homériques pinsages euréliens. La petite Nymph en adopte ainsi une descente planante du plus bel effet.


Jusqu'à ce qu'un intrus tente vigoureusement de m'en priver !!! Pas de ça chez nous, malheureux !!!


Par chance (et malgré la coupable absence d'épuisette sur moi alors que j'en ai deux dans la bagnole...), il ne me coupe pas et quelques instants plus tard, c'est un rotengle respectable qui croque la Nymph...


L'action de pêche, ainsi que la taille moyenne des perches prises, sont assez répétitives mais je ne boude pas mon plaisir car j'ai encore en mémoire la galère de la veille, il est vrai sur un spot tout à fait différent.

Après je vous laisse juger de la qualité du parcours... 


Bref, j'en suis à une trentaine de poiscailles en milieu de matinée. Voulant pousser le vice jusqu'à en prendre une quarantaine, allons zou soyons fous, je sors les hameçons de 12 (ha a-raok Gwenkamp !!!).


Aucune dignité, j'assume !!!



Mission accomplie dans la douleur mais mission accomplie, l'alevin justifie les moyens !!!



Je sais, c'est pas demain la veille que je vais me la péter sur les réseaux sociaux à ce rythme là...
 

 

mercredi 12 août 2026

Et pour quelques pin's de plus...

Du coup, un peu échaudé par la tournure des événements lors de la dernière journée, je décide de me limiter à deux écluses mais de les poncer à fond, pierre par pierre. Ces deux ouvrages sont d'ordinaire très bien peuplés en perches mais cette année, ce n'est pas la bonne.


Surtout que les chasses au abord du microscopique courant qui sort de la première écluse s'avèrent être le fait de rotengles. 

Rien n'y fera. Il n'y a pas d'eau... Là aussi, je vois plusieurs anguilles en décomposition échouées. Ça donne vraiment envie. Surtout avec la délicate odeur d'épandage qui flotte dans la petite brume matinale...


Il est vrai que j'avais décollé un peu tardivement mais ça n'explique pas tout.

Au final, temps de route compris (!), je pêche moins de deux heures pour 4 poissons. Le soleil est insupportable. C'est mort pour la journée. 

 


 

mardi 11 août 2026

Pour une poignée de perchettes...

Pour ma deuxième journée complète au pays des Korrigans, je me retrouve à nouveau dans l'obligation de partir aux aurores. Après la douloureuse expérience de la veille, je décide de me concentrer sur un bief productif (quand il y a de l'eau...) et de ne pas me disperser. Il est vrai aussi que je suis aidé par le niveau dramatique des premières catégories du coin. Peu probable que la moindre truite y survive à l'été, bordel...


Pendant quelques minutes, je crois avoir mis dans le mille sauf que... Une seule touche en une heure sur le bief. Message reçu. Retour à Pin's Land pour me refaire la cerise...

Ce coin est littéralement pavé de perches mais cette année, on y voit le fond, le courant y est nul et en fait de poissons, j'y enchaîne difficilement les perchettes.

Heureusement qu'elles sont là...


Sans elles, je me retrouverais bien démuni, je suppose.

De toute la semaine, en pêchant tous les matins entre deux et quatre heures, je n'ai croisé qu'un pêcheur mais un vrai. Un professionnel serais-je même tenté de dire !!! Le gars qui s'attaque au canal sur ses congés payés (oui, d'accord, comme moi mais c'est pas pareil !!!) affublé d'une épuisette pour le cachalot et qui patate imperturbable du Whopper Plopper 130 sur des zones où je trouve l'Aji Ringer un poil trop agressif... Bredouille évidemment. Pas de miracle en prévision. 

C'est dire si l'halieutisme estival a le vent en poupe dans le coin. Quant à moi, alternant entre Nymph et Shad de trois centimètres (toujours de la maison Supercontinent), je me passe les nerfs en toute indignité sur les pauvres perchettes d'un bief perdu.


On est très loin de ce qui fait rêver les foules mais en cette été de fin du monde avancée, on apprend petit à petit à se contenter de peu...


Là encore, en milieu de matinée, la peau dorée façon bacon, il était temps de quitter la place.