Allez zou, c'est déjà l'après-midi mais les températures annoncées ne fricotent qu'avec des 26/27 degrés qu'un baroudeur buriné de ma trempe considère avec dédain. Je retourne donc avec superbe sur les lieux de mes exploits matinaux. Sauf que le soleil est haut et que sans ombre, ça pique un poil...
Pêche, nature & récriminations
mardi 16 juin 2026
Canicule Fishing 10
Canicule Fishing 9
Aujourd'hui, j'avais envie de profiter dès ma pause matinale de la fraîcheur relative et surtout du peu de courant en aval d'un seuil depuis lequel je peux pêcher en tenue légère sans enfiler mon armure de PVC sentant le vieux putois mort à vingt mètres à la ronde. J'ai moins d'une heure de libre, allons à l'essentiel !
Une fois encore, car je suis un routinier acharné, je débute les réjouissances avec une cuillère tournante recyclée qui me rapporte quelques kiki bass. Mais ça se calme vite, ils ont compris la leçon.
Mission accomplie dans la douleur et les premières morsures d'un soleil vindicatif !!!
lundi 15 juin 2026
Canicule Fishing 8
Je commence à craindre sérieusement que les prochaines semaines ne soient émaillées de ces micro-sorties de proximité, qui plus est en journée. En effet, déjà trop fatigué pour me lever avant l'aube pour picorer du pin's avant le turbin, je rentre le soir carbonisé. Pour la rapide session de début d'après-midi, j'ai donc choisi un coin ombragé où un petit courant d'air mutin rendait presque supportable la chaleur...
J'en prends quelques unes au Grub Supercontinent, l'incontournable débusqueur de pin's en toutes saisons, avant de passer à la Mepps Aglia numéro Zéro. On ne plaisante plus, c'est du sérieux !!!
Heureusement qu'elle est là. Je suis en tenue short et sneakers (un buffet à volonté poilu pour tout ce que le secteur compte d'insectes vampiriques bien sûr...) donc on va soigneusement éviter d'accrocher un leurre de valeur au milieu des caillasses fangeuses déjà à demi immergées...
Une fois de plus, fidèle à ma réputation d'iconoclaste à la pointe du progrès halieutique du futur de demain que je te ferai dire, je finis par quelques essais de leurres, essais non concluants hélas. Du coup, un dernier ratissage de la zone m'offrira quelques perchettes au leurre de surface. Là aussi, j'ai choisi la valeur sûre du moment, le Pencil 47 Adam's.
Une session courte évidemment mais un bon exercice de style dans le genre "éviter la bredouille caniculaire"...
Canicule Fishing 7
Jamais sans mon pin's, la saga continue... Pour l'instant, car j'ai l'impression que les niveaux ont pris une méchante claque en seulement un week-end. Même au stickbait, ça ne passe plus, misère...
Mais ce coup d'éclat restera unique tant le coin est pourri d'herbiers. Bon, Plan B ? Plan B... Direction un affluent proche afin d'y titiller les perchettes qui y squattent en masse. Retour à la petite virgule Supercontinent et en avant Guingamp !!!
Effectivement, à l'ombre du pont, il n'y a pas beaucoup d'eau mais par contre, ça grouille de perches de petite taille. Dès que le leurre touche le fond, c'est poisson. Je n'ai pas vraiment d'espoir réel de prendre une perche dépassant la douzaine de centimètres, soyons honnête, mais parfois j'ai pris sur ce spot des chevesnes ou même des gros rotengles...
Les perches se succèdent mais le temps passe, il ne me reste que 20 minutes de pêche. Que faire ?
Changer de spot, pardi !!! Là, par un coup de chance assez bienvenu, je dois dire, je tombe sur un rassemblement de poissons un poil plus conséquents (mais sans exagération non plus, hein...). Par flemme, j'ai continué avec le grub Supercontinent évidemment.
C'est fou mais en un quart d'heure, j'assure une pêche honorable en quantité de pin's malgré des niveaux d'eau catastrophiques (plus particulièrement lorsque l'on se rend compte qu'on est QUE mi-juin, putain...).
Parmi mes nombreuses victimes matinales, un petit bass s'est faufilé et s'est fait relâcher illico sur le bief amont où il sera beaucoup moins emmerdé par les affreux viandards et autres braconniers Biactol du cru.
dimanche 14 juin 2026
Palmipède matinal
La nuit avait pourtant été chaude et courte. Évidemment, les juvéniles bouseux en moto cross n'étaient pas passés à côté de l'occasion rêvée de faire chier le monde toute la nuit en brûlant à gogo de l'énergie fossile avec un enthousiasme touchant. Décalqué de la calebasse à la sonnerie du réveil, programmée à 5h, je m'extirpe dans bien que mal de mes projets ensommeillés d'installation de corde à piano en travers de la route pour me préparer à aller palmer car, oui, je me suis décidé à enfin remonter sur ma bouée fétiche !!!
Heureusement, je ne suis pas parti trop loin car une fois le float-tube gonflé, un constat m'accable : j'ai oublié de prendre mes palmes. Oh non... Un aller-retour plus tard, ça y est, on est partis. Hélas, les poissons ne font pas preuve d'une activité débordante. D'autant plus que j'ai pris ma Trinis M et que les perchettes qui suivent par paquets de 20 mes leurres sont encore à quelques années de croissance de pouvoir s'y piquer. Mais par miracle, l'une d'entre-elles finit par commettre une erreur fatale et me sauve donc de la bredouille, grâce à mon imitation aliexpress d'un crankbait Tiemco à bavette souple dont le nom actuellement m'échappe...
samedi 13 juin 2026
Pinsage de proximité 9
Samedi matin, par un coupable relâchement ayant certainement eu une incidence dramatique sur le P.I.B, je me suis octroyé une grasse matinée sentant bon la paresse, l'indignité, bref l'anti-France certifiée 100% gauchiasse décadente. Levé à 8h00, comme un sybarite de chef lieu de canton, j'avais pas mal de trucs à faire avant de partir pour la journée. Sur le chemin, une idée lumineuse me suggère de passer par Action prendre un Sling-Bag Ranger. L'ustensile est peu onéreux et assez pratique pour le genre de sessions minimalistes qui constituent l'essentiel de mon activité halieutique hebdomadaire. Aussitôt l'objet en ma possession, je décide de consacrer une heure au soleil à cette pêche raffinée qui a fait ma célébrité (ou pas).
Premier constat, il n'y a pas d'eau. Bizarre, je croyais pourtant que les nappes étaient pleines début avril. Vu que je suis en tenue de sortie, j'ai choisi un coin accessible du bord et raisonnablement envahi d'orties. Après quelques perchettes décrochées au Pencil 47 en guise de hors-d'oeuvre, je sors vite les cuillères recyclées car je dois lancer loin au milieu d'herbiers susceptibles d'infliger des dommages irréparables à mon arachnéen bas de ligne (hé oui, je fais mon délicat en XUL, pointe en 18/100°° !!!). J'ouvre le bal sur un... Rotengle. Ils sont chaud-patates en ce moment.
Je finis par retourner au spot précédent en changeant de leurres. Passage au micro Fat Swing Impact Lureholic et hop, direct, un kiki bass ne laisse pas passer l'offrande. Il commence à faire bien chaud, je sue à grosses gouttes et je suis à deux doigts de plier pour la journée...
Mais dans le fouillis de micro leurres souples qui déborde de la musette, je retrouve l'unique exemplaire survivant du Mebaru Shokunin Ecogear !!! Monté sur une tête Aji Ringer Reins 0,9 gramme (le vide-grenier toujours !!!), au premier passage, paf ! Un joli rotengle n'en a fait qu'une bouchée.
Bon, j'ai continué encore dix minutes malgré le cagnard et surtout l'horloge qui tournait mais je n'ai pris que des kiki bass après avoir dit adieu à mon Mebaru Shokunin tombé au champ d'honneur...
jeudi 11 juin 2026
Pinsage de proximité 8
Aujourd'hui, le gros avantage que j'avais résidait principalement dans une totale absence de choix quant à la durée et à la destination de l'éventuelle sortie volée entre deux épisodes de labeur acharnée. En effet, je n'avais qu'une heure et demie à consacrer au noble art du pinsage pré-estival. Retour donc au fameux parcours aménagé où je me dois de slalomer entre les généreuses déjections canines évidemment non ramassées par les propriétaires ex-CSP+ majoritairement retraités qui laissent leur Youki d'Amour y déféquer d'importance en toute impunité. Les incivilités communautaristes, hein, mon petit Pascal...






















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