De manière inespérée, juste avant le retour de la froidure, mon mardi après-midi m'a été généreusement offert par un emploi du temps laxiste. Pour une fois que je peux pêcher en semaine sans regarder avec angoisse le chronomètre, je ne vais pas me priver. Allez, zou ! Direction les sauvages contrées du nord de la Vendée afin d'explorer des spots que je n'ai pas pu pêcher depuis plus de dix années. Il faut crapahuter un peu dans mon souvenir mais normalement, il devrait y rester du poisson... C'était sans compter sur les conséquences majeures des intempéries hivernales. Les arbres tombés barrant le sentier étroit longeant la rivière m'ont contraint à des acrobaties qui ne sont plus de mon âge. Tout ça pour arriver sur un seuil où je n'aurais pas une seule touche. Grrrr et toutes ces sortes de choses.
Touché mais pas coulé, c'est revanchard que je m'attaque à un autre spot du temps jadis en espérant faire mieux. Effectivement, j'enchaîne les micro touchettes inferrables de perchettes avant de piquer une rescapée toute moche des lâchés du début du mois. Grand moment de solitude quand je me rends compte que j'ai déclipsé mon épuisette de mon sac en me préparant en haut du côteau. Elle n'est pas avec moi. Oh bordel. Elle est restée sur le toit de mon véhicule. D'où le côté avant-gardiste de l'immortalisation de la prise car on sent bien que l'artiste s'attache à la déconstruction iconoclaste de la dictature du cadrage bourgeois, mmmm'voyez...
Contrairement à ce que mon optimisme proverbial m'autorisait à claironner depuis lors, il est maintenant évident que je ne parviendrai pas au 24 avril au soir avec le moindre exemplaire de ces leurres souples en état d'être proposé aux poissons. Par chance, pendant un de ces épisodes maniaques durant lesquels je me persuade que je peux arriver à ranger rationnellement mon coin-pêche, j'ai retrouvé un paquet de larves aliexpress qui pourra dépanner et qui m'a déjà rapporté quelques perchettes.











.jpg)

























