Après avoir délibérément ciblé le carassin pendant deux bonnes heures, nous n'avons pas pu éviter la faute de style. Soit un parcours désespérément vide, sur lequel je ne prendrais qu'un seul misérable chevesne. Le choix des parcours suivants sera facilité par l'impérieux besoin de rester à l'ombre... Hélas, le premier spot ne tient pas les imprudentes promesses que, par impétuosité mal placée, je lui prêtais.Benoît y gratte péniblement quelques perchettes et je n'y prends qu'un petit chevesne.
Au deuxième spot, heureusement, nous trouvons quelques poissons assez coopératifs. Le moral remonte.
Je n'étais pas encore allé pêcher ce spot cette année. Bon, on va faire court, il n'y a pas d'eau comme ailleurs mais un léger courant oxygène assez le coin pour que les rares poissons qui y survivent tant bien que mal soit encore mordeurs en ce début d'après-midi.
Cependant, on ne va pas non plus se mentir : la taille moyenne des prises est peu élevée...
Le rythme des prises a augmenté dès que je suis passé à l'Aji Ringer. Hasard ou pas ? En tout cas, malgré le peu de profondeur du bief, il m'a permis de prendre de la perchette à un moment de flottement.
J'ai un peu tendance à user de superlatifs laudateurs lorsque je m'emballe et que je me mets à hurler que ce petit shad est un truc à avoir absolument. Mais mon psychothérapeute m'a assuré que les crises finiraient par s'espacer.
En attendant, l'Aji Ringer m'a donné l'occasion de bien ratisser un courant propice quoique peu profond. Son efficacité n'est plus à démontrer. Bien sûr, inévitablement, il arrive qu'une perche se décroche et là, on est bien obligé de changer de leurre tellement le poste est exigu...
Retour donc au Grass Minnow Ecogear, celui-là même qui avait leurré le premier poisson du jour, un carassin. Retour efficace car c'est lui qui me rapporte le plus "gros" (tout est relatif...) chevesne du jour.
Le soleil est déjà haut dans le ciel, notre forme supposée olympique s'avère légèrement surévaluée et il commence à être temps de se diriger vers un commerce de bouche ouvert dans cette steppe aride...
Nous piquerons quelques poissons par ci par là mais il faut se résigner bien malgré nous au constat sans appel : la chaleur n'accable pas que les pêcheurs. Les poissons aussi sont partis se reposer à l'ombre.
Dernier baroud d'honneur donc pour un autre coloris d'Aji Ringer avant le repli vers les agapes. Finalement, nous en terminerons là, trop cuits pour rechausser nos waders. Le bilan comptable semble satisfaisant avec une soixantaine de poissons à peu de choses près mais le réalisme oblige à admettre que sans l'improbable alevinage surprise de carassins, on aurait trouvé le temps long entre les touches...


































































