mardi 21 juillet 2026

Coup du soir en fanfare

En fait de vacances, il s'agit surtout d'un moment durant lequel je me retrouve à rattraper tout ce que j'ai laissé filer pendant les huit ou dix dernières semaines de canicule ou assimilées. Paperasses, bricolages divers, projet personnel de candidature à l'élection présidentielle, il est temps que je me mette à jour. Ainsi, pour le moment, je n'avais pu pêcher que dimanche soir en une timide tentative de renouer avec le succès halieutique de petite taille malgré la fin du monde. Lundi, débordé par l'ampleur de mes tracasseries administratives, la pêche a été laissée de côté. Par contre, mardi, en fin de journée, arrivé au bout de mes démarches, l'heure d'aller taquiner les pin's a enfin sonné !!!

Un de rares voire le seul avantage de la sécheresse que je constate amèrement, c'est que le choix des spots est facilité. Je retourne sur la même rivière que dimanche car j'y suis relativement abrité du vent, il y a un peu de courant et surtout de l'ombre. L'eau a baissé depuis dimanche, c'est relatif mais tout de même visible. Au terme de quelques lancé avec un IC Surger Smith, la bredouille est terrassée grâce à un chevesne correct embusqué sous des branches basses !!!

Malheureusement, je décroche cinq poissons à la suite avec ce petit leurre. Je passe donc aux choses sérieuses : la Blux AR-S pour ne pas la nommer. La valeur sûre pour ces petites rivières peu profondes, à l'eau claire et avec un courant assez marqué !!!


Alors que d'ordinaire, il me faut faire quelques centaines de mètres pour atteindre (les jours fastes) la dizaine de poissons sur ce parcours, j'ai eu la surprise d'y arriver en moins de vingt minutes et en ayant marché moins de deux cent mètres. Impressionnant. Les poissons sont regroupés comme rarement et, surtout, j'ai bien l'impression qu'ils n'ont pas vu un pêcheur depuis longtemps.

En abordant les postes depuis l'aval, les touches se succèdent avec une régularité déconcertante étant donné que ces postes d'habitude ne donnent plus rien après deux ou trois prises.

Certes, les poissons sont petits mais comme je l'ai tristement constaté dimanche, avant le lâché d'eau salutaire du barrage en amont, tous les "gros" poissons ont eu le temps de mourir asphyxiés. Je pense aller voir plus en amont un jour ou l'autre s'il reste un peu de gros chevesnes mais en ce qui concerne brèmes, brochets et carpes, à priori, c'est plié...

De manière assez déroutante, je dois le dire, je me suis contenté de pêcher une très faible partie du parcours. Parce que ça mordait bien surtout et aussi parce que je n'avais pas envie de me retrouver à remonter le chemin avec une luminosité déclinante. Un tacle appuyé d'une racine sournoise est toujours à redouter dans ces sous-bois douteux...

J'ai remisée l'AR-S à un moment pour passer à la Mepps Aglia numéro 0 customisée qui convenait mieux aux secteurs moins courants. Inutile de vous faire un dessin, ça cartonne toujours, ce petit truc là.

 
Sans compter que c'est une bouchée en rapport avec la taille moyenne de la population... 
 
Même si de temps en temps, une perche un poil plus imposante m'a sorti de ma somnolente routine...

 
Imposante, imposante, oui mais sans excès, avec modération, dans le strict respect des valeurs de la république des droits de l'Homme et des propriétaires, bordel !!! On est pas chez les zazous que je sache. Bref, j'ai continué avec la Mepps de tous les succès après avoir fait demi-tour. Heureusement qu'il y a eu ce lâché d'eau récent, sérieusement, sinon j'aurais eu le bonheur relatif de pêcher sur le sable... 
 

Il paraît que c'est le cas un peu partout, ça... Les brochets flottent le ventre en l'air de la Picardie aux Ardennes, ces contrées réputées pour leur climat tropical. Les rivières de truites de plaine se sont muées en pistes de VTT. Tout va bien. En attendant, je mesure ma chance d'avoir encore un spot à pin's disponible.

J'ai même au détour d'un herbier la surprise de prendre une perche énorme (pour le coin, hein...) alors que je réfléchissais déjà à l'endroit où je pourrais finir la session...

Les derniers mètres avant le parking, je change de tactique en sortant le Tiny Fry 38...

 
Là encore, pas de miracle mais quelques prises qui arrondissent le sore pléthorique... J'en suis à 47 poiscailles en deux heures !!! En ayant pêché à peine 1/5ème du parcours. Record absolu de prises sur ce spot. Bon dieu. Je suis rincé mais je veux absolument atteindre les 50 prises pour ce coup du soir. C'est jouable. Il me reste une bonne heure et demie. 

Et oui, c'est amplement envisageable. D'autant plus que j'abandonne toute dignité et passe avec mesquinerie au Tanta 25 sur hameçon de 16 (!!!) pour essayer de prendre une perche-soleil.

Pour être tout à fait honnête, en fait de perches-soleil, je ne réussirais qu'à en catapulter deux que j'ai loupé proprement au ferrage. Par contre, j'ai fait un carton de perchettes...

Et quand je dis "perchettes", attention... Je sais ce que je dis !!!

 Sans compter évidemment les rotengles semblant surgir de nulle part...

J'ai donc très largement dépassée la cinquantaine de poissons sur ce coup du soir. Malgré les conditions apocalyptiques de cet été, paradoxalement, il s'agit là du plus gros total de prises que j'ai jamais réalisé (et de loin !) sur ce secteur.



dimanche 19 juillet 2026

Reprise de contact

Bon, c'est pas tout ça mais je suis enfin en vacances. Il était temps. Vu que je ne suis allé qu'une fois, et encore rapidement, à la pêche depuis près de trois semaines, j'hésitais un peu sur le bien-fondé de partir en fin d'après_midi en une quête hasardeuse d'un coin pêchable. D'autant plus que je me suis rendu compte en deux secondes qu'avaient lieu les Médiévales, un happening kitcho-passéiste, durant lequel des blaireaux en polos Yves Saint Laurent framboise applaudissent discrètement la pénible procession d' intermittents du spectacle puant le bouc mort et le tabac à rouler froid, risquant la mort par sudation sous des cotes de maille non issues du commerce équitable. Je ne pouvais donc pas espérer trouver une place pour me garer à moins de quelques kilomètres de la rivière. J'en ai donc été pour m'enfoncer dans la brousse, frissonnant d'avance devant la perspective de me cogner à la pitoyable réalité d'un cours d'eau à sec...

Et là...Miracle. La rivière est remontée. Pas d'intervention divine mais plus exactement à mon avis un lâcher d'eau bienvenu depuis le barrage perdu en amont de ce filet d'eau, on a failli attendre. J'avais conservé, prudence oblige, le combo XUL et il convenait merveilleusement bien pour cette session.

Certes, le niveau de la rivière est remonté mais il ne faut rien exagérer, ça reste bas. Par contre le petit vent du nord-est allié au courant revenu, ça donne une impression de fraîcheur relative très bienvenue. La température est très supportable (en même temps, en dessous de 30 degrés maintenant, on a presque l'impression d'être dehors en slip aux sports d'hiver...).

En résumant la situation, il y a un peu d'eau, de l'ombre, du courant, il n'y a donc pas de raison objective qu'il ne reste pas un peu de poissons... Effectivement, il en reste. Par contre, j'ai vu quelques cadavres de carpeaux et de grosses brèmes. Le lâché d'eau ne doit pas être trop lointain finalement...


Question leurres, ça a été vite réglé : Ibull évidemment et cuiller maison, une Nymphe recyclée car je n'avais pas eu le temps de trop trier mes leurres. Dommage pour moi, j'ai dû faire avec un choix limité.


En tout cas, les poissons étaient mordeurs, ça change. J'avais atteint voire dépassé la vingtaine de poissons sur les deux premières heures de pêche. Que du pin's bien sûr et ça ne risque pas de changer sur les prochaines années tant les rivières dégustent l'été. Depuis le triste record de 2022 (65% de rivères à sec dans le 44), on ne s'attend plus à des miracles sur le réseau secondaire de toute façon...


Sur le deuxième parcours exploré, je suis tombé sur un rassemblement de grosses perches soleil mais j'ai hélas tout fait bien comme il faut pour ne pas en prendre une seule, bravo !!! Par contre, à force d'insister entre les caillasses et les herbiers, j'ai pris pas mal de perchettes.


Et je n'avais encore rien vu. En changeant de technique, un drop-shot ultra-léger, pour aborder les rares trous du secteur, j'enchaîne les perchettes avec une facilité déroutante. Elles sont en feu, les petites !!! 


Dans le crépuscule naissant, j'ai trouvé le truc. Enfin les perches atteignent une taille correcte alors que je pêche en drop-shot sur un hameçon de...14. Elles sont toutes sur les alevins de l'année, sans contestation.


J'ai donc profité que ces quelques instants de frénésie pour étoffer un peu le score. Franchement, je ne m'en sors pas trop mal. D'autant plus que j'étais vraiment parti en vadrouille sans trop être sûr de ce que j'allais trouver au bord de l'eau...


Au final, ça fait quelques dizaines de pin's (mais pas que !!!) dans l'escarcelle. On a vu pire dans le coin...




jeudi 16 juillet 2026

Speed-fishing matinal 1

Allez zou. J'ai reçu ma paire de chaussures de wading. Que voilà un excellent prétexte pour retourner voir au bord de l'eau s'il en reste. Malheureusement toutes les soirées de la semaine se sont révélées intenables au soleil et j'ai donc reculé piteusement devant la perspective d'un coup du soir torride. Par chance, ce matin, suite à une succession d'annulations bienvenues, j'ai eu deux heures de libres pour aller à la pêche. Premier constat : il reste un peu d'eau. Pas beaucoup mais tout de même assez pour que quelques poissons restent vivants... Second constat : les fortes chaleurs ont dû faire un carnage dans les rangs des corbicules car l'eau en aval du spot est bien chargée en algues, spectacle dont on avait perdu l'habitude depuis un bon moment grâce à l'action filtrante de ces coquillages invasifs.

Pour l'occasion, j'ai étrenné des petits hameçons 14 à oeillet achetés chez Décathlon en prévision précisément de ces pêches estivales en XUL. J'ai commencé avec un petit leurre Supercontinent trop petit pour l'utiliser sur têtes plombées et ma foi, il ne s'est pas trop mal débrouillé...


J'ai aussi essayé un autre modèle mais lui n'a pris qu'un seul kiki bass. Pas une franche réussite, donc...



On ne va pas se mentir, la rivière n'est pas des masses en forme. Faire du paddle ou du canoé là dessus, franchement, il faut vraiment avoir les narines bouchées. Pourtant en grattant en suivant les berges vu que j'ai mis les waders, j'enchaîne péniblement quelques petits poissons cachés dans les herbiers.



Rien de bien gratifiant sauf qu'après deux semaines d'abstinence forcée, ça fait quand même du bien de retrouver mes pin's attitrés !!!  D'un autre côté, la chaleur était déjà conséquente en milieu de matinée. Je n'ose envisager de sortir l'après-midi en ce moment voire les prochaines semaines tellement ça tape...


Par contre, je n'ai pas pris de chevesnes, je me suis limité à deux d'entre-eux décrochés en pêche à vue. Ce sont les rotengles qui semblaient les plus motivés finalement mais sans excès si je me rapporte à leurs moments de frénésie en avril sur le même secteur...


Ah oui, j'oubliais, j'ai réussi à prendre UNE perche-soleil après des efforts acharnés (j'ai dû en décrocher une demi-douzaine avant le succès). Certainement pas la plus impressionnante de l'année, certes, mais ça compte !!!


Pour une reprise de contact rapide, ça allait. Il faisait chaud, bien chaud même. Je n'ose espérer qu'il fasse un poil plus frais ces prochains jours alors que s'annoncent enfin mes congés... Cela dit, la sécheresse possède un côté positif. Grâce à elle, on sait qu'il ne sert plus à rien d'aller pêcher les rivières vendéennes...



lundi 13 juillet 2026

Une fin du monde dont nous sommes les héros...

Mais ça va donc faire deux semaines que je ne suis pas allé à la pêche. Quelle surprise. Serait-ce lié au fait que les rivières alentours soient quasiment à sec ou qu'il fasse plus de 30 degrés dans l'eau des étangs ? Où d'ailleurs tout a plus ou moins crevé me suis-je laissé dire... Sans doute. Mais cela tient aussi à des nuits torrides durant lesquelles le sommeil tarde à venir et reste bien fragile tant les demeurés ruraux propriétaires de quads manifestent des tendances noctambules ces derniers temps. Allons, qu'ils en profitent tant que le CO2 pour manants & culs-terreux reste (relativement) abordable !!!

 


Enfin, j'ai failli aller à la pêche mais de manière improvisée afin de sauver les grenouilles coincées dans le recueil d'eaux pluviales d'une zone d'activité commerciale. Hélas, je suis arrivé trop tard...

 


Cependant, tout espoir n'est sans doute pas perdu car le gratin de la pêche vu sur YouTube a découvert un micro climat favorable à la production de vidéos consacrées à la gloire de nos têtes de gondoles préférées. Les "tips" de pêche caniculaire se multiplient. Et oui, ce serait idiot de risquer de perdre, en un instant de flottement ou même, soyons fous, de prise de conscience écologique, la clientèle basique, celle qui croit sur parole le démiurge agité  s'époumonant au dessus du bassin de démo, achète plein pot les mignardises à 25 euros et décore les berges de blisters vides distraitement abandonnés au milieu des cannettes de sodas et des déjections matinales du pêcheur embarrassé de ses excès de la veille... Chez les Pêcheurs d'en Haut, l'eau est moins chaude, le poisson beaucoup moins fragile et surtout l'éthique s'avère dans l'épreuve d'une élasticité assez déroutante. Belle exemplarité... La nature meurt mais le business continue !!!


Bref, j'en suis là, toujours à me morfondre, gluant de sueur, hébété et voyant avec une certaine angoisse approcher des vacances qui ne me permettront pas de pêcher comme je l'entendais. Il est vrai que la perspective de se faire coincer par un feu de broussailles (je ne suis pas passé loin vendredi dernier au boulot...), brûler de l'essence pour se retrouver devant une rivière à sec ou recouverte d'un potage caca d'oie sentant l'analyse d'urine peu suspecte d'apporter de bonnes nouvelles ou simplement clamser d'un coup de chaleur tout con, ça me refroidit un peu (comme quoi, on peut se passer de climatiseur à moindre coût...). Pas vous ?

 


 

mercredi 1 juillet 2026

Un crépuscule bien précoce

Pendant que la pêche d'en haut, les yeux vissés sur son Livescope, écume triomphalement les grands lacs hexagonaux en une quête effrénée du spécimen adipeux, celle d'en bas se contente de fréquenter les pédiluves provisoires n'attendant qu'une ou deux semaines supplémentaires sans précipitations pour se transformer en oueds asséchés. Les chevaliers blancs de l'éthique en toc peuvent déjà affuter leurs poignards trempés dans le fiel, je m'en tamponne le coquillard. En effet, ces pauvres poissons seront morts dans quelques jours. Quand on finit un parcours où l'été d'ordinaire on ne pêche que le tiers en waders par sécurité, là, on sait que c'est plus que mal barré pour la rivière...

Pourtant de manière assez stupéfiante, quelques poissons ont échappé aux hérons. Rien de comparable évidemment avec la densité de poissons et le taux de prises qui étaient la marque de ce spot l'automne dernier malheureusement. Une petite Celta suffisait cependant pour pinser ces perchettes inexorablement condamnées...



Enfin, une Celta, je me comprends, hein. Elle a été recyclée dans les grandes largeurs, la pauvre... Avec un hameçon simple sur lequel je devrais, il me semble, rajouter un teaser mais, chut, chaque chose en son temps. Je suis en congé dans deux semaines et comme il ne restera probablement plus une goutte de flotte aux alentours, j'aurai du temps pour bricoler...



Je ne sais pas dans quel état les milieux aquatiques de la région vont atteindre l'automne (ou au moins les premières pluies conséquentes...) mais je suis d'un pessimisme à toute épreuve tant les ravages sont flagrants. Il reste encore six semaines d'arrosage rien que pour le mais. Pas besoin de vous faire un dessin, c'est un putain de cauchemar...


Alors oui, prendre quelques poissons qui vont indubitablement mourir dans la ou les semaines à venir, oulala quel manque d'éducation, bouh le vilain, l'affreux prolétaire hirsute. Sauf que sur ce blog, les archives le prouvent, je radote depuis des lustres chaque été en annonçant ce qui allait arriver et qui se produit actuellement au contraire de toutes ces têtes de gondoles sourire colgate occupées à se lustrer l'ego et à marketer leurs merdouilles toujours mieux que celles du voisin, qui n'ont jamais eu un mot sur la qualité des milieux sinon pour se plaindre de l'alevinage un peu juste. La pseudo-élite qui se vantait il n'y a pas si longtemps d'être capable de faire 900 bornes dans le week-end pour aller pêcher à l'autre bout de la France, ne s'arrêtant que pour manger au Mc Do et qui donnait des leçons de morale à tout va, elle est où ? Au même point que le viandard couperosé ayant perdu ses derniers neurones en 2002, accusant les écologistes de la sécheresse, les cormorans de la raréfaction du brochet et le silure de l'assassinat de Robert Boulin (oui, ils sont imaginatifs) ? 


Bien énervé, je me suis fini sur un seuil depuis lequel j'ai pris en série les rares poissons survivant tant bien que mal en aval pour les relâcher dans le bief amont où il restait beaucoup plus d'eau (et c'est pourtant violemment relatif, je vous l'assure !!!).


Je ne sais pas si j'ai assurée la survie de ces quelques perchettes et d'une dizaine de petits chevesnes mais bon, dans le doute...



Bien sûr, tout le monde s'en fout du sort des petits poissons d'une petite rivière excluant par ses dimensions l'usage d'un bass-boat pétaradant. Elle peut crever. Comme les gosses de prolos dans leur école en parpaings, les vieux dans leurs hospices et les travailleurs au soleil. Je vois des cadavres d'oiseaux partout où je m'arrête. Est-ce que le gros de la populace saisit vaguement que nous ne sommes plus très loin sur la liste ? J'en doute fort.



Le "sauvetage" de ces poissons, geste dérisoire à l'échelle d'un pays, aura été ma "bonne action" du jour. Sans que je me fasse d'illusion sur ce qui les (nous !!!) attend à court terme avec les chaleurs qui reviennent.



Ah, j'allais oublier... J'ai pris deux écrevisses de Louisiane aux leurres (une à la Celta et l'autre à l'Aji Ringer). Au moins la mort programmée des poissons de cette rivière profitera à quelqu'un...


Allez, un Temesta et au lit...