Pêche, nature & récriminations
dimanche 19 juillet 2026
jeudi 16 juillet 2026
Speed-fishing matinal 1
Allez zou. J'ai reçu ma paire de chaussures de wading. Que voilà un excellent prétexte pour retourner voir au bord de l'eau s'il en reste. Malheureusement toutes les soirées de la semaine se sont révélées intenables au soleil et j'ai donc reculé piteusement devant la perspective d'un coup du soir torride. Par chance, ce matin, suite à une succession d'annulations bienvenues, j'ai eu deux heures de libres pour aller à la pêche. Premier constat : il reste un peu d'eau. Pas beaucoup mais tout de même assez pour que quelques poissons restent vivants... Second constat : les fortes chaleurs ont dû faire un carnage dans les rangs des corbicules car l'eau en aval du spot est bien chargée en algues, spectacle dont on avait perdu l'habitude depuis un bon moment grâce à l'action filtrante de ces coquillages invasifs.
Pour l'occasion, j'ai étrenné des petits hameçons 14 à oeillet achetés chez Décathlon en prévision précisément de ces pêches estivales en XUL. J'ai commencé avec un petit leurre Supercontinent trop petit pour l'utiliser sur têtes plombées et ma foi, il ne s'est pas trop mal débrouillé...
lundi 13 juillet 2026
Une fin du monde dont nous sommes les héros...
Mais ça va donc faire deux semaines que je ne suis pas allé à la pêche. Quelle surprise. Serait-ce lié au fait que les rivières alentours soient quasiment à sec ou qu'il fasse plus de 30 degrés dans l'eau des étangs ? Où d'ailleurs tout a plus ou moins crevé me suis-je laissé dire... Sans doute. Mais cela tient aussi à des nuits torrides durant lesquelles le sommeil tarde à venir et reste bien fragile tant les demeurés ruraux propriétaires de quads manifestent des tendances noctambules ces derniers temps. Allons, qu'ils en profitent tant que le CO2 pour manants & culs-terreux reste (relativement) abordable !!!
Enfin, j'ai failli aller à la pêche mais de manière improvisée afin de sauver les grenouilles coincées dans le recueil d'eaux pluviales d'une zone d'activité commerciale. Hélas, je suis arrivé trop tard...
Cependant, tout espoir n'est sans doute pas perdu car le gratin de la pêche vu sur YouTube a découvert un micro climat favorable à la production de vidéos consacrées à la gloire de nos têtes de gondoles préférées. Les "tips" de pêche caniculaire se multiplient. Et oui, ce serait idiot de risquer de perdre, en un instant de flottement ou même, soyons fous, de prise de conscience écologique, la clientèle basique, celle qui croit sur parole le démiurge agité s'époumonant au dessus du bassin de démo, achète plein pot les mignardises à 25 euros et décore les berges de blisters vides distraitement abandonnés au milieu des cannettes de sodas et des déjections matinales du pêcheur embarrassé de ses excès de la veille... Chez les Pêcheurs d'en Haut, l'eau est moins chaude, le poisson beaucoup moins fragile et surtout l'éthique s'avère dans l'épreuve d'une élasticité assez déroutante. Belle exemplarité... La nature meurt mais le business continue !!!
Bref, j'en suis là, toujours à me morfondre, gluant de sueur, hébété et voyant avec une certaine angoisse approcher des vacances qui ne me permettront pas de pêcher comme je l'entendais. Il est vrai que la perspective de se faire coincer par un feu de broussailles (je ne suis pas passé loin vendredi dernier au boulot...), brûler de l'essence pour se retrouver devant une rivière à sec ou recouverte d'un potage caca d'oie sentant l'analyse d'urine peu suspecte d'apporter de bonnes nouvelles ou simplement clamser d'un coup de chaleur tout con, ça me refroidit un peu (comme quoi, on peut se passer de climatiseur à moindre coût...). Pas vous ?
mercredi 1 juillet 2026
Un crépuscule bien précoce
Pendant que la pêche d'en haut, les yeux vissés sur son Livescope, écume triomphalement les grands lacs hexagonaux en une quête effrénée du spécimen adipeux, celle d'en bas se contente de fréquenter les pédiluves provisoires n'attendant qu'une ou deux semaines supplémentaires sans précipitations pour se transformer en oueds asséchés. Les chevaliers blancs de l'éthique en toc peuvent déjà affuter leurs poignards trempés dans le fiel, je m'en tamponne le coquillard. En effet, ces pauvres poissons seront morts dans quelques jours. Quand on finit un parcours où l'été d'ordinaire on ne pêche que le tiers en waders par sécurité, là, on sait que c'est plus que mal barré pour la rivière...
Pourtant de manière assez stupéfiante, quelques poissons ont échappé aux hérons. Rien de comparable évidemment avec la densité de poissons et le taux de prises qui étaient la marque de ce spot l'automne dernier malheureusement. Une petite Celta suffisait cependant pour pinser ces perchettes inexorablement condamnées...
Bien énervé, je me suis fini sur un seuil depuis lequel j'ai pris en série les rares poissons survivant tant bien que mal en aval pour les relâcher dans le bief amont où il restait beaucoup plus d'eau (et c'est pourtant violemment relatif, je vous l'assure !!!).
Allez, un Temesta et au lit...
lundi 29 juin 2026
Pause fraîcheur sur une berge ombragée
De retour à l'aliénation salariée, en plein bug informatique, il m'en a fallu de l'abnégation pour parvenir en début d'après-midi dans un état compatible avec la pratique halieutique de faible intensité. J'avais délaissé le combo XUL, remplacé par le L... Attention, ça ne rigolait plus. Sauf que... Arrivé sur le parcours, je déchante vite fait. L'eau est claire en bordure et les poissons me voient. Ouille. Bon, aux grands maux, les grands remèdes !!! Aji Ringer pour tout le monde...
Les conditions sont tout sauf idéales : vent latéral, niveaux bas, classe verte composée de mômes hurlant la Marseillaise, coupe du monde oblige... Comme pratiquement toujours depuis le mois de mai, je me retrouve sur ce parcours à dandiner du leurre souple sous la canne. Avec toutefois un bref intermède risque-tout avec quelques poissons chipés au Arawuna sur TP maison à palette et à l'AR-S Blux...
Le gros du carnage, habitude prise, a été réalisé à l'Aji-Ringer. Mais j'ai essayé aussi les shads Elite Lures d'Aliexpress avec un succès relatif : un joli bass a tapé dessus directement sauf qu'il m'a cassé au ferrage. Trop confiant, le pépère, ou alors rendu peu méfiant par les empilages de perchettes ? On se le demande...
Bref, une sortie légère, au frais ou à peu près, sans enfiler des waders au goût moite et soutenu. J'ai toujours mon float-tube à réparer, des chaussures de waders correctes à commander et surtout une danse de la pluie à apprendre sur youtube pour sauver la saison. Donc tant que je ne serais pas en vacances et/ou équipé de pied en cap, va pas falloir s'attendre trop à des miracles...






































