Dimanche, enfin. Et surtout retour du bien le plus inestimable après l'intégrale de Paul-Loup Sulitzer reliée pleine peau (de syndicaliste), la fraîcheur !!! Quel bonheur.
Dimanche, enfin. Et surtout retour du bien le plus inestimable après l'intégrale de Paul-Loup Sulitzer reliée pleine peau (de syndicaliste), la fraîcheur !!! Quel bonheur.
Bon, il paraît qu'on arrive à la fin de ces jours de feu. On ne va pas se plaindre et essayer de profiter comme il se doit des moments précédant le prochain épisode. Pourtant, aujourd'hui, je n'avais pas prévu d'aller à la pêche, même si j'ai consacré un bout de la matinée à fignoler quelques bricolages en souffrance.
Le grand jeu de survie dont nous sommes les héros malheureux continue en battant tous les records. Tout le monde en chie, enfin surtout les gens exposés, pour ceux qui paradent dans des open-spaces climatisés, ça va, merci. Bref, j'ai été tout heureux de passer ma pause, enfin pour être plus juste une partie de ma pause du jeudi matin, au bord de l'eau pour une sortie écourtée. Par la chaleur déjà car à dix heures, on frôlait déjà l'insupportable. Mais aussi voire surtout à cause de l'effervescence régnant sur les berges. En effet, le week-end prochain va se dérouler une de ces pantalonnades municipales à gros budget destinées à faire les poches des touristes. Ainsi, les nervis municipaux étaient affairés à jouer de la tronçonneuse et du rotofil pour dompter l'exubérance végétale afin de ne pas heurter les convictions rectilignes des boomers écocidaires, certes, mais éminemment solvables donc dépensiers...
Chaleur plus bruit, vous comprendrez donc facilement pourquoi cette escapade fut aussi rapide. Le fait que je portais un magnifique short peut aider aussi à concevoir le degré de volontarisme dans lequel je m'étais fourvoyé. J'ai bien cramé.
Heureusement que cette sortie a été courte. Le plus étonnant reste que j'ai tout de même pris quelques poissons malgré le peu de profondeur de la rivière. Quelque chose d'effarant si je puis me permettre. Je n'ai JAMAIS vu ce bief si bas et tout spécialement si tôt... Mais j'ai l'impression pénible que je dis à peu près la même chose à intervalles réguliers depuis des années.
Les températures devraient baisser à partir de dimanche. Les heures vont encore être longues d'ici là...
En attendant, le programme est simple : éviter le coup de bambou...
Contre toute attente, j'ai survécu aux derniers jours malgré les louables efforts d'une canicule insistante quoique fortement prématurée. Malgré mon état de cuisson, j'ai même tenté un petit coup de pêche en bas du bled. On est pas bien, Tintin...
Au terme d'une journée outrageusement sudoripare, assommé que j'étais par ces températures records, il m'a fallu bien des efforts pour secouer ma torpeur et retourner au bord de l'eau pour un coup du soir laborieux. Le choix d'un parcours ombragé s'annonçait comme une évidence. Ombragé, certes, un peu mais pour ce qui était de l'eau, ouille ouille ouille...
Parmi eux, le Grass Minnow Ecogear comme d'habitude s'est signalé par son efficacité.
Dans la lumière déclinante de ce crépuscule étouffant, j'ai sans trop de surprise entassé les pin's tout en me livrant à une chasse aux moustiques perdue d'avance. Les petits salopards... Ils sont déterminés cette année...
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Le spot est déjà super bas pour la saison, c'est accablant. Je redoute les prochains mois...
En attendant, voila un peu plus de deux heures de pêche bien utilisées vu le contexte...
Qu'y a t'il de plus révélateur qu'un jour férié pour comprendre le degré de crétinerie des adeptes du déni climatique ET de la performance individuelle ? Rien, j'imagine. On est pas dans les vapeurs éthérées de la discussion philosophique mais dans le concret. Et c'est du brutal. Alors que j'avais traîné à la fraîche pour finir quelques bricolages, vers huit heures du matin, je me suis dit qu'un petit coup de pêche, juste pour voir, allez, ça ne se refuse pas un jour férié. Et bien, pour voir, j'ai vu. Le fond de la rivière déjà, nettement et comme rarement, y compris au coeur de certains étés de feu. Je n'ai tenu qu'une heure avant de fuir...
Par contre, j'ai contemplé, abasourdi, des hordes de joggeurs, vététistes et pagayeurs amateurs se mettrent en branle au moment où je partais. Il faisait déjà 28 degrés à l'ombre. Autant dire qu'au soleil, on devait ressentir pas loin du double... Les gens actifs n'ont donc comme loisirs que de viser une arrivée triomphale avec pronostic vital engagé aux Urgences un jour férié ? Ou alors ils n'arrivent pas à conceptualiser que faire "comme d'habitude" alors que nous traversons une vague de chaleur historique est dramatiquement con ?
Car nous vivons en direct la fin de nos meilleures années. Les "premiers écologistes de France", ceux qui menacent de mort, exploitent voire esclavagisent des sans-papiers et s'acoquinent désormais ouvertement avec l'extrême-droite, peuvent désormais polluer sans arrière-pensées, tout leur est dû. Les algues sont déjà là, avec une bonne avance, tout comme la sécheresse... Qui aurait pu prédire ?
Bref, il n'était indispensable de sortir pêcher ce matin, loin s'en faut, hélas...
Surtout que j'ai décroché trois perches-soleil. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.