En fait de vacances, il s'agit surtout d'un moment durant lequel je me retrouve à rattraper tout ce que j'ai laissé filer pendant les huit ou dix dernières semaines de canicule ou assimilées. Paperasses, bricolages divers, projet personnel de candidature à l'élection présidentielle, il est temps que je me mette à jour. Ainsi, pour le moment, je n'avais pu pêcher que dimanche soir en une timide tentative de renouer avec le succès halieutique de petite taille malgré la fin du monde. Lundi, débordé par l'ampleur de mes tracasseries administratives, la pêche a été laissée de côté. Par contre, mardi, en fin de journée, arrivé au bout de mes démarches, l'heure d'aller taquiner les pin's a enfin sonné !!!
Un de rares voire le seul avantage de la sécheresse que je constate amèrement, c'est que le choix des spots est facilité. Je retourne sur la même rivière que dimanche car j'y suis relativement abrité du vent, il y a un peu de courant et surtout de l'ombre. L'eau a baissé depuis dimanche, c'est relatif mais tout de même visible. Au terme de quelques lancé avec un IC Surger Smith, la bredouille est terrassée grâce à un chevesne correct embusqué sous des branches basses !!!
Malheureusement, je décroche cinq poissons à la suite avec ce petit leurre. Je passe donc aux choses sérieuses : la Blux AR-S pour ne pas la nommer. La valeur sûre pour ces petites rivières peu profondes, à l'eau claire et avec un courant assez marqué !!!
En abordant les postes depuis l'aval, les touches se succèdent avec une régularité déconcertante étant donné que ces postes d'habitude ne donnent plus rien après deux ou trois prises.
Certes, les poissons sont petits mais comme je l'ai tristement constaté dimanche, avant le lâché d'eau salutaire du barrage en amont, tous les "gros" poissons ont eu le temps de mourir asphyxiés. Je pense aller voir plus en amont un jour ou l'autre s'il reste un peu de gros chevesnes mais en ce qui concerne brèmes, brochets et carpes, à priori, c'est plié...
De manière assez déroutante, je dois le dire, je me suis contenté de pêcher une très faible partie du parcours. Parce que ça mordait bien surtout et aussi parce que je n'avais pas envie de me retrouver à remonter le chemin avec une luminosité déclinante. Un tacle appuyé d'une racine sournoise est toujours à redouter dans ces sous-bois douteux...
J'ai remisée l'AR-S à un moment pour passer à la Mepps Aglia numéro 0 customisée qui convenait mieux aux secteurs moins courants. Inutile de vous faire un dessin, ça cartonne toujours, ce petit truc là.
Il paraît que c'est le cas un peu partout, ça... Les brochets flottent le ventre en l'air de la Picardie aux Ardennes, ces contrées réputées pour leur climat tropical. Les rivières de truites de plaine se sont muées en pistes de VTT. Tout va bien. En attendant, je mesure ma chance d'avoir encore un spot à pin's disponible.
J'ai même au détour d'un herbier la surprise de prendre une perche énorme (pour le coin, hein...) alors que je réfléchissais déjà à l'endroit où je pourrais finir la session...
Les derniers mètres avant le parking, je change de tactique en sortant le Tiny Fry 38...
Et oui, c'est amplement envisageable. D'autant plus que j'abandonne toute dignité et passe avec mesquinerie au Tanta 25 sur hameçon de 16 (!!!) pour essayer de prendre une perche-soleil.
Pour être tout à fait honnête, en fait de perches-soleil, je ne réussirais qu'à en catapulter deux que j'ai loupé proprement au ferrage. Par contre, j'ai fait un carton de perchettes...
Et quand je dis "perchettes", attention... Je sais ce que je dis !!!
Sans compter évidemment les rotengles semblant surgir de nulle part...
J'ai donc très largement dépassée la cinquantaine de poissons sur ce coup du soir. Malgré les conditions apocalyptiques de cet été, paradoxalement, il s'agit là du plus gros total de prises que j'ai jamais réalisé (et de loin !) sur ce secteur.
















































