Le grand jeu de survie dont nous sommes les héros malheureux continue en battant tous les records. Tout le monde en chie, enfin surtout les gens exposés, pour ceux qui paradent dans des open-spaces climatisés, ça va, merci. Bref, j'ai été tout heureux de passer ma pause, enfin pour être plus juste une partie de ma pause du jeudi matin, au bord de l'eau pour une sortie écourtée. Par la chaleur déjà car à dix heures, on frôlait déjà l'insupportable. Mais aussi voire surtout à cause de l'effervescence régnant sur les berges. En effet, le week-end prochain va se dérouler une de ces pantalonnades municipales à gros budget destinées à faire les poches des touristes. Ainsi, les nervis municipaux étaient affairés à jouer de la tronçonneuse et du rotofil pour dompter l'exubérance végétale afin de ne pas heurter les convictions rectilignes des boomers écocidaires, certes, mais éminemment solvables donc dépensiers...
Chaleur plus bruit, vous comprendrez donc facilement pourquoi cette escapade fut aussi rapide. Le fait que je portais un magnifique short peut aider aussi à concevoir le degré de volontarisme dans lequel je m'étais fourvoyé. J'ai bien cramé.
Heureusement que cette sortie a été courte. Le plus étonnant reste que j'ai tout de même pris quelques poissons malgré le peu de profondeur de la rivière. Quelque chose d'effarant si je puis me permettre. Je n'ai JAMAIS vu ce bief si bas et tout spécialement si tôt... Mais j'ai l'impression pénible que je dis à peu près la même chose à intervalles réguliers depuis des années.
Les températures devraient baisser à partir de dimanche. Les heures vont encore être longues d'ici là...
En attendant, le programme est simple : éviter le coup de bambou...

































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