Qu'y a t'il de plus révélateur qu'un jour férié pour comprendre le degré de crétinerie des adeptes du déni climatique ET de la performance individuelle ? Rien, j'imagine. On est pas dans les vapeurs éthérées de la discussion philosophique mais dans le concret. Et c'est du brutal. Alors que j'avais traîné à la fraîche pour finir quelques bricolages, vers huit heures du matin, je me suis dit qu'un petit coup de pêche, juste pour voir, allez, ça ne se refuse pas un jour férié. Et bien, pour voir, j'ai vu. Le fond de la rivière déjà, nettement et comme rarement, y compris au coeur de certains étés de feu. Je n'ai tenu qu'une heure avant de fuir...
Par contre, j'ai contemplé, abasourdi, des hordes de joggeurs, vététistes et pagayeurs amateurs se mettrent en branle au moment où je partais. Il faisait déjà 28 degrés à l'ombre. Autant dire qu'au soleil, on devait ressentir pas loin du double... Les gens actifs n'ont donc comme loisirs que de viser une arrivée triomphale avec pronostic vital engagé aux Urgences un jour férié ? Ou alors ils n'arrivent pas à conceptualiser que faire "comme d'habitude" alors que nous traversons une vague de chaleur historique est dramatiquement con ?
Car nous vivons en direct la fin de nos meilleures années. Les "premiers écologistes de France", ceux qui menacent de mort, exploitent voire esclavagisent des sans-papiers et s'acoquinent désormais ouvertement avec l'extrême-droite, peuvent désormais polluer sans arrière-pensées, tout leur est dû. Les algues sont déjà là, avec une bonne avance, tout comme la sécheresse... Qui aurait pu prédire ?
Bref, il n'était indispensable de sortir pêcher ce matin, loin s'en faut, hélas...
Surtout que j'ai décroché trois perches-soleil. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.












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