Ah enfin !!! Après bien des angoisses causées par l'annonce de la tempête Austen, de rumeurs d'annulation de bateau et autres soucis malvenus (comme une semaine de boulot entière dans un état sanitaire en dessous de tout par exemple), le tant attendu périple irlandais était sur les rails !!! Passons sur la traversée épique avec ses creux pour cap-horniers déchaînés, une tentative de meurtre par café dégueulasse déjouée grâce à mes incroyables capacités de régurgitation maritime, les menus travaux nous imposant un détour à travers des comtés dispensables pour en arriver à ce qui motivait fondamentalement cette épopée : la virée au pub...Ah non, pardon, la pêche sportive du brochet par conditions extrême...
Arrivés samedi trop tard pour envisager de façon décente une pêche même rapide, c'est dimanche matin que, plein d'allant, nous nous rendons sur le premier lac. Le temps est un peu gris mais après tout, il s'agit là d'un temps de saison en Hibernie, que diable !!!
Hélas, nous ne savions pas que la météo allait nous apporter une nouvelle tempête. Le lac était profond de onze mètres par endroits, les rafales bien fortes et nous n'avons pas pu pêcher correctement, si jamais c'était possible...
Comme c'était le premier jour, nous n'avons pas voulu céder trop facilement devant les éléments déchaînés. Orgueil d'une déplorable vacuité puisque nous n'avons pas eu la moindre touche et nous n'avons dû notre survie au final qu'à l'apport calorifique bienvenu de la gastronomie locale !!!
Le lendemain, échaudés par cette rebuffade vexante, c'est sur un lac peu profond que nous avons jeté notre dévolu, convaincus un peu hâtivement que nous trouverions plus facilement les poissons dans un faible volume d'eau. Effectivement, la situation s'est franchement améliorée puisque nous avons eu tout de même deux suivis de brochetons dans la matinée et l'après-midi, une tape franche sur un Spin Mag 24 grammes Fire Tiger...
Deux jours de pêche, deux capots...Ouille, ça part mal. On est déjà au tiers du séjour et un zéro pointé fait mauvais genre. Pire, les autres pêcheurs du lodge n'ont pas pris grand chose malgré une expérience du coin assez conséquente... La pleine lune, les tempêtes, la température de l'eau qui est remontée ?




























