jeudi 13 août 2026

Enfin une matinée faste !!!

Dernière journée en Basse-Bretagne, comme le temps passe... Désirant de changer un peu de coins, je pars tôt pour essayer un peu le côté Côtes-d'Armor. Bon. Pas concluant, l'eau est encore moins belle que dans le Finistère. Une heure de gâchée, ouille. Je retourne donc vers l'Eldorado du Pin's. Et là, ça ne tarde pas à répondre présent grâce à une tête plombée maison aplatie par mes soins attentifs. Montage idéal pour la Nymph Supercontinent, n'est-ce pas !!?

Il fait déjà bien chaud mais de façon surprenante, les poissons ont décidé de mordre avec férocité. Pas de temps mort, ça tape. C'est pas bien gros, toujours, bref, on fait avec ce qu'il reste...

Le Grub Supercontinent en trois centimètres complète le tableau. Il est cependant dramatique de se dire que désormais ce sera le genre de leurre à utiliser pratiquement toute l'année tant les milieux aquatiques (qui avaient déjà bien morflé en 2022) vont avoir du mal (quel euphémisme...) à récupérer de cette saison et aussi de la précédente...


Vu que je suis d'une sensibilité hors-norme quant aux brûlures au troisième degré, je continue ma partie de pêche à l'ombre, sur une partie réduite du canal, peu profonde, pleine d'herbiers et que j'espère bien peuplée en poissons. Ouf, c'est le cas, c'est blindé de poiscailles !!!

Pour l'occasion, je sors des oubliettes la dernière survivante de ces têtes plombées ultra-légères qui m'accompagnaient jadis lors d'homériques pinsages euréliens. La petite Nymph en adopte ainsi une descente planante du plus bel effet.


Jusqu'à ce qu'un intrus tente vigoureusement de m'en priver !!! Pas de ça chez nous, malheureux !!!


Par chance (et malgré la coupable absence d'épuisette sur moi alors que j'en ai deux dans la bagnole...), il ne me coupe pas et quelques instants plus tard, c'est un rotengle respectable qui croque la Nymph...


L'action de pêche, ainsi que la taille moyenne des perches prises, sont assez répétitives mais je ne boude pas mon plaisir car j'ai encore en mémoire la galère de la veille, il est vrai sur un spot tout à fait différent.

Après je vous laisse juger de la qualité du parcours... 


Bref, j'en suis à une trentaine de poiscailles en milieu de matinée. Voulant pousser le vice jusqu'à en prendre une quarantaine, allons zou soyons fous, je sors les hameçons de 12 (ha a-raok Gwenkamp !!!).


Aucune dignité, j'assume !!!



Mission accomplie dans la douleur mais mission accomplie, l'alevin justifie les moyens !!!



Je sais, c'est pas demain la veille que je vais me la péter sur les réseaux sociaux à ce rythme là...
 

 

mercredi 12 août 2026

Et pour quelques pin's de plus...

Du coup, un peu échaudé par la tournure des événements lors de la dernière journée, je décide de me limiter à deux écluses mais de les poncer à fond, pierre par pierre. Ces deux ouvrages sont d'ordinaire très bien peuplés en perches mais cette année, ce n'est pas la bonne.


Surtout que les chasses au abord du microscopique courant qui sort de la première écluse s'avèrent être le fait de rotengles. 

Rien n'y fera. Il n'y a pas d'eau... Là aussi, je vois plusieurs anguilles en décomposition échouées. Ça donne vraiment envie. Surtout avec la délicate odeur d'épandage qui flotte dans la petite brume matinale...


Il est vrai que j'avais décollé un peu tardivement mais ça n'explique pas tout.

Au final, temps de route compris (!), je pêche moins de deux heures pour 4 poissons. Le soleil est insupportable. C'est mort pour la journée. 

 


 

mardi 11 août 2026

Pour une poignée de perchettes...

Pour ma deuxième journée complète au pays des Korrigans, je me retrouve à nouveau dans l'obligation de partir aux aurores. Après la douloureuse expérience de la veille, je décide de me concentrer sur un bief productif (quand il y a de l'eau...) et de ne pas me disperser. Il est vrai aussi que je suis aidé par le niveau dramatique des premières catégories du coin. Peu probable que la moindre truite y survive à l'été, bordel...


Pendant quelques minutes, je crois avoir mis dans le mille sauf que... Une seule touche en une heure sur le bief. Message reçu. Retour à Pin's Land pour me refaire la cerise...

Ce coin est littéralement pavé de perches mais cette année, on y voit le fond, le courant y est nul et en fait de poissons, j'y enchaîne difficilement les perchettes.

Heureusement qu'elles sont là...


Sans elles, je me retrouverais bien démuni, je suppose.

De toute la semaine, en pêchant tous les matins entre deux et quatre heures, je n'ai croisé qu'un pêcheur mais un vrai. Un professionnel serais-je même tenté de dire !!! Le gars qui s'attaque au canal sur ses congés payés (oui, d'accord, comme moi mais c'est pas pareil !!!) affublé d'une épuisette pour le cachalot et qui patate imperturbable du Whopper Plopper 130 sur des zones où je trouve l'Aji Ringer un poil trop agressif... Bredouille évidemment. Pas de miracle en prévision. 

C'est dire si l'halieutisme estival a le vent en poupe dans le coin. Quant à moi, alternant entre Nymph et Shad de trois centimètres (toujours de la maison Supercontinent), je me passe les nerfs en toute indignité sur les pauvres perchettes d'un bief perdu.


On est très loin de ce qui fait rêver les foules mais en cette été de fin du monde avancée, on apprend petit à petit à se contenter de peu...


Là encore, en milieu de matinée, la peau dorée façon bacon, il était temps de quitter la place.
 

 

lundi 10 août 2026

Tentative à l'aube

Le premier enseignement retiré d'une pêche en pleine journée est que précisément pêcher en pleine journée n'est pas une tactique adaptée en cette période caniculaire. Le canal est bas voire très bas, l'eau y est d'une chaleur inédite et sans ombre, le pêcheur risque plus l'insolation que la pêche miraculeuse. 


C'est donc à l'aube que je suis retourné sur quelques spots connus afin de constater l'étendue des dégâts. Partout, je trouve des anguilles, parfois très grosses, mortes en bordure. Un lourd parfum d'épandage flotte dans l'air. Les ruisseaux qui se jettent dans le canal sont à sec. Tout va bien...


Ça me semble très mal barré. Il me faut une heure pour enfin prendre une perche. Ouf, on a failli attendre. Quand je pense que j'ai failli me priver de ma XUL...


Hélas, contrairement aux habitudes de pêche facile voire plantureuse que j'ai contractées depuis un bail sur ce fameux canal, là, c'est dur, plus dur même que sur mes pauvres rivières...



L'Aji Ringer cache la misère. Quelques coups de cuillères me permettent de pêcher loin au travers des herbiers denses. Mais entre nous, ça casse pas cinq pattes à une salamandre. 

Après, chose qui peut paraître étonnante pour le profane, je ne sais pas s'il reste du poisson vivant partout non plus...

Paradoxalement, c'est au moment où le soleil se pointe que ça commence à mordre.  Le mini shad Supercontinent me permet alors de décimer les perchettes à l'aplomb d'un pont sur une zone pourtant très peu profonde. 


Il est certes peu envisageable que je batte le moindre record mais après un début de session bien pénible, ça rassure... Car le simple fait de prendre des poissons semblait assez éloigné au début.

À mesure que le soleil s'élève, je commence hélas à noter les traces de cyanobactéries en surface. Beurk. Alors que tous les ruisseaux du coin qui finissent dans le canal sont classés en première catégorie, ça fait pas riche.


Les vestiges des populations de perches de jadis me permettent tout de même de ne pas trop attendre entre chaque prise mais cela n'a rien à voir avec les cadences habituelles.


Une autre caractéristique marquante de ce genre de journée est que passées les neuf heures, le soleil est très agressif. 

C'est dans le timide glou-glou d'une écluse que je termine en grattant quelques perches un peu plus respectables (mais sans excès...) avec l'éternel Aji Ringer.

Et au bout du bout du bout, alléluia. Grâce à une Mepps vintage, je prends un poisson donné comme absent des eaux du Finistère : un chevesne !!!

Je reste malgré tout humble et abordable selon la formule consacrée, cela va sans dire...