mercredi 4 février 2026

Rangement rationnel compulsif

À chaque période de fermeture, je me dis qu'il serait fort opportun de ranger de manière intelligente mes petites boîtes de pêche destinées à transporter mon nécessaire à pin's. Et à chaque fermeture, je ne le fais pas car je suis un procrastinateur d'élite, en un mot comme en cent, le Mbappé de la Glandouille. 

Mais cette année, c'est la bonne. Je m'y suis mis et là, on ne rigole plus. Ça va être du sérieux. Les micro-shads sont triés et rangés selon un mode de classement abouti. Fini le temps perdu qu'on ne rattrape plus. Cela possède aussi l'indéniable avantage de m'obliger à un inventaire.  À priori, ça devrait aller encore quelques temps avant que je me retrouve obligé de commander du shad de trois centimètres...


Trois boîtes qui, j'en suis à peu près certain, seront utiles dès que la météo sera assez clémente pour envisager la persécution des gobies atlantiques ou qui, au pire, me sauveront de la bredouille après l'ouverture de deuxième catégorie.


En ce qui concerne les leurres un peu plus imposants, le dilemme se pose : quel classement ? Taille, genre, couleur ? J'avoue avoir un tantinet hésité avant de trancher. Ce sera par couleurs.  


Bon, j'ai fini par concentrer les G-Tail Saturn dans la même boîte sans considération de coloris.  J'assume totalement cette apparente contradiction et j'espère bien que les vieilles de la côte rocheuse ou les perchettes des bassines de fermeture me donneront raison.


Ce rangement m'a aussi, ce n'est pas négligeable, poussé à récupérer tout ce qui était éparpillé sur mon espace de travail. C'est fou ce qu'on y retrouve. Pour l'instant, je n'ai fait qu'entamer les leurres "à pin's" (d'autant que tout ce qui est Larva, Tanta & co est déjà emballé dans la musette chinée à Benoît le week-end dernier et prête à entamer le trimestre vendéen). Mais c'est déjà pas mal et ce n'est surtout pas fini !


Un autre truc que je voulais faire depuis une éternité : la boîte fatale, celle des One Up et Rockvibes 2". En effet, je me suis aperçu que je ne les utilisais plus depuis un bail. Sans véritable raison à dire vrai si l'on passe sous silence ma douteuse fascination pour la pêche en XUL qui m'obsède depuis l'été dernier...
 
 

Bref, ça commence à prendre tournure. Et surtout, ça m'occupe pendant ces interminables journées de pluie et/ou de tempêtes. Cette brusque foucade saisonnière a cependant quelques autres aspects positifs comme de me permettre de regrouper au même endroit différents types de Grubs éparpillés jusqu'ici sans la moindre logique. Du Gary Yamamoto, du Savage Gear, du Aliexpress, il y en a pour tous les goûts.

Si avec ça, je ne prends pas un ou deux poissons en 2026, ce serait à en être dégoûté du consumérisme...

 




 

dimanche 1 février 2026

Premier week-end d'ennui d'une longue série

Les rivières sont en crue un peu partout, je reprends demain le chemin de la mine et, entre nous, même en prenant le soin de passer une heure entre deux averses à remplir mon seau de vers à queue plate et autres têtes noires, le temps s'écoule lentement quand on a pas une ou deux perchettes sur le feu. Autant poursuivre le rangement des petits trucs récupérés au vide-grenier et franchement, une fois encore, on ne peut que constater à quel point l'opération dégraissage des effectifs s'est lamentablement terminée.

Certes, je me suis débarrassé de quelques cannes dont je n'avais plus l'usage. Mais d'un autre côté, j'ai acheté tout un tas de leurres qui vont m'obliger à racheter des boîtes de rangement. Le cercle vicieux. Mais entre nous, reconnaissez que je ne pouvais passer à côté d'un modèle de cuillère Celta que je ne possédais pas et le coloris de ce petit crankbait Iriku était un authentique pousse-au-crime.

Sans compter que j'étais assis à côté de Benoît qui bradait un nombre effarant de leurres vintage. Autrement dit un piège implacable. Quand je pense que l'espace d'un bon quart d'heure, j'ai cru que j'allais tenir bon et vendre sans acheter la moindre babiole. Ah pauvre fou...


Voilà où mène l'oisiveté forcée que nous impose le législateur, tiens...

 


 

samedi 31 janvier 2026

Les dangers saisonniers : le vide-grenier

Je n'étais vraiment pas loin de tenir mon défi de début d'année : aucun achat de matériel de pêche en janvier. Hélas, j'ai accepté de faire un vide-grenier pêche dans le Pays de Retz en compagnie de Benoît. En soi, l'épreuve était tout sauf insurmontable mais j'ai lamentablement failli à mes résolutions que je pensais inflexibles en revenant avec tout un tas de petits trucs. Pour commencer, j'ai soutenu la création artistique en achetant un simili Whopper Plopper conçu et réalisé à l'aide d'une imprimante 3D. Pour la modique somme de 8 euros, voilà un bien bel objet, tellement beau que j'en viens à hésiter à le mettre à l'eau au printemps (espérons que ces pudibonderies de civil démocrate ne soient qu'un trouble passager...).

Contre 3 autres euros, j'ai récupéré un lot de Barn 40 Caperlan qui devraient s'illustrer à l'ouverture de la truite si les frontières du Maillochistan restent ouvertes malgré les tensions mondiales autour de la production locale de Zizi-Coincoin. Un leurre classique mais qu'on oublie trop facilement d'utiliser tant la mode est volatile !!!

Après moult hésitations, finalement, je n'ai pas acheté ce petit livre. J'adore le graphisme de la couverture mais à un moment, il faut savoir aussi se calmer. Des livres de pêche, j'en ai une caisse pleine et mes journées ne font que 24 heures.

Comme à chaque vide-grenier, ou presque, j'ai déniché de bons vieux Rapala modèle Original (flottant). Là encore, à deux euros-pièce, c'est une affaire doublée d'une prime à la nostalgie. Soupirs.

Un vide-grenier, c'est aussi l'occasion de croiser d'autres pêcheurs et de discuter le bout de gras pour en arriver, hélas, souvent au même constat de dégradation des milieux naturels. Sans compter que le monde de la pêche est "petit" puisque presque tout le monde se connaît, au moins dans le département au sens large. Bref, malgré un début de journée cataclysmique avec la pluie diluvienne incluse, on ne s'en sort pas trop mal. Enfin, en ce qui me concerne, si l'on oublie que l'objectif initial était de repartir plus léger qu'à l'arrivée, on pourrait même (en faisant preuve d'un énorme culot) parler de réussite totale...






 

jeudi 29 janvier 2026

Retour sur un bricolage de plus (faut bien s'occuper)

Revenons, si vous le voulez bien, sur ce fameux leurre glané aux branches basses d'un arbre bordant une petite rivière ploukistanaise que nous connaissons bien. Ce Whopper Plopper chinois avait été noué au bout d'un fluorocarbone propre à remonter le Titanic lui-même et la tresse l'accompagnant participait elle aussi de la même démarche plaçant la finesse et la légèreté au coeur du projet. Bref, lorsque le quidam qui l'a lancé en dépit du bon sens s'est vu emberlificoté, il a tiré comme un bourrin et patatras, l'hélice qui fait du Whopper Plopper ce leurre sans égal s'est vue rabotée encore plus drastiquement que le budget de l'égalité hommes-femmes dans une région de droite. Enfin de droite dure. Enfin de droite nationale. Enfin, bon, on est entre nous, d'extrême-droite, quoi. Privé de son remarquable appendice, que pouvais-je encore en retirer de cette bouse, me direz-vous ? Et bien, je vous remercie pour cette question d'une pertinence rare.

Je savais (et le rangement frénétique qui a précédé un imminent vide-grenier me l'a confirmé) que quelque part dans mon infâme bordel que j'ose appeler coin pêche alors qu'un observateur objectif trouverait à l'endroit plusieurs dizaines de points communs avec la plus grande décharge de Djakarta, se trouvait un Grub de grande taille. En repeignant les restes du Whopper Plopper, il m'est venue l'idée de coller l'arrière de ce Grub d'une taille conséquente afin d'en faire un leurre hybride flottant afin de buzzer d'importance à la surface de bassines de fermeture sur lesquelles je lorgne.


Voilà où j'en suis pour le moment. J'envisage de l'armer avec un hameçon double d'une taille adaptée. Pourquoi pas non plus le lester pour le rendre à densité neutre ? On verra ça. En attendant, je me retrouve avec un leurre supplémentaire dans la catégorie "Brochet"... Super, ce sont ceux dont je me sers le moins.

 


 

mardi 27 janvier 2026

2025 en statistiques (on va se poiler !!!)

Il est universellement convenu qu'en début d'année, les pêcheurs "qui comptent" -dans tous les sens acceptés du terme-nous exposent, à nous, humbles mortels, l'étendue de leur talent à travers des "bilans de capture" du plus achevé comique. Il va de soi que je sais que les réseaux sociaux ne drainent pas les brèmes les moins baveuses du canal, certes, mais il y a quand même un certains nombres de followers énamourés qui devraient arriver par eux-mêmes à se dire : "Trop fort, ce King Size Fishing 75, dans l'année à peine 300 sorties, zéro bredouille (malgré 10 crues,  4 vagues de froid et 2 mois de canicule record...) avec une moyenne de 10 brochets dont un métré, 15 sandres, 18 truites, 45 perches et 12 chevesnes par sortie... J'aimerais un jour pouvoir faire pareil afin de générer une admiration béate de la part d'un public affublé d'un QI de bivalve à peine suffisant pour bosser comme rouleur de joints à Frontières..." Et bien, jeune influenceur en devenir, crois-en tes rêves car malgré les apparences, c'est très facile. En effet, il suffit de mentir. Voila, c'est dit. Le mensonge, quelle jolie chose, elle sauve des mariage, des carrières politiques et même des réputations de chevaliers de la gaule qui n'ont plus besoin de s'ancrer dans le réel, voire le crédible...

Pour commencer, quel pêcheur "sérieux" peut décemment affirmer qu'il atteint la moyenne de 10 brochets par sortie dans le domaine public sans faire sourire son auditoire ? Et 45 perches ? Par sortie ? En MOYENNE ? Bon, après, quand tu n'es jamais bredouille parce que tu es béni des Dieux, que ton caca sent l'ourson en guimauve et que tu as gagné tous les concours de pêche de San Francisco à Hokkaido en passant par Châteauroux, ça peut aider. Justement, tiens, c'est amusant, je le suis rarement bredouille, pas parce que je suis bon. Non, juste parce que je connais les limites de mes spots, que je pêche pas trop gros et que je vais souvent au plus facile car je n'ai en général que peu de temps disponible en semaine et une demi ou une journée le week-end à consacrer aux perchettes. Dans ce cadre précis, je crois pouvoir affirmer que les sorties à plusieurs dizaines de poissons, disons plus de 20 dans la sortie, sur l'année dernière, je les compte sur les doigts des deux mains et encore... Beaucoup de poissons rime, à quelques exceptions près, avec petits poissons. Et puis, 300 sorties ? 5 000 poissons ? Vraiment ? Mais où trouve-t'il toute cette énergie, Pinocchio ? Mentez nous mieux les gars, mentez mieux... Ou alors devenez conseillers de Trump, au moins vous serez payés pour vos capacités de communicants.


 


lundi 26 janvier 2026

Debouts les morts !!!

J'avais commencé il y a peu un article sur le recyclage d'un leurre trouvé gisant dans les branches basses surplombant une petite rivière du Ploukistan occidental. Hélas, pendant la rédaction d'icelui, à quelques encablures de la sortie du dimanche de fermeture, la gastro du Millénaire s'est abattue sur mon frêle organisme. Suspension du bricolage, abandon par la force des choses de mes rêves de pinsage frénétique et passage en mode survie. Au terme de trois jours pénibles, j'émerge à peu près ce soir. Il était temps. Avec un peu de chance, je pourrais même retourner au travail mercredi mais n'anticipons pas, oulalalalala.


Parmi les points positifs à dégager de ce bref épisode, il me faut mettre en avant le fait de ne pas avoir dépensé d'essence pour la fermeture ni perdu de leurres en quelques tentatives aussi hasardeuses que désespérées de prendre autre chose qu'une perchette format cacahuète. Oui, je tente de sublimer ma frustration ainsi que 72 heures à gargouiller du bidou en redoutant la faute de goût, ça se voit tant que ça ou quoi ? Finalement, après consultation du sorcier local agrée par la sécurité sociale, je suis un homme libre jusqu'à lundi matin. Enfin, libre, je me comprends. Dans la limite de mes moyens physiques, ça ne me portera pas beaucoup plus loin en cas d'urgence que la salle de bains...



Ce n'est donc que tout à l'heure que j'ai été en capacité de renouer avec mon activité hivernale favorite : trier mes amas de vieilles cuillères rouillées. Parmi elles, il y a quelques spécimens que je crois artisanaux mais je n'en suis évidemment aucunement sûr étant donné que je pratique l'affabulation à grande échelle depuis que je sais me connecter à un ordinateur au cas éventuel où cela aurait échappé à votre sagacité.


Cependant, je possède aussi des témoignages de la grande époque, celle des cadors, des grands anciens, des gusses qu'on en causera encore dans cent piges. Th. Joly "le Tourbillon", 1930, la qualité française, ça, c'est pas du boulot d'arpête, j'aime autant vous le dire tout de suite avant qu'on ne dérape dans l'euphémisme mièvre, dans le dérivatif filandreux, bref, qu'on en fasse des caisse pour minorer le chef-d'oeuvre. 


Tiens, une Pezon & Michel... Pas d'époque manifestement vu l'état, plus probablement une production tardive visant à abuser de la crédulité de gogos tels que moi, je suis une éternelle victime de mercanti peu scupuleux, tiens, ça me déprime, remets-moi donc un smecta-poire, Roger.
 

Ah oui, bon sang mais c'est bien sûr. Ces Olympiques numéro 4, totalement oubliées, viennent heureusement compléter les petites tailles déjà en ma possession maniaque. Ça tourne comme une horloge, ces petites bêtes là !



La Rafale, ah la Rafale, la fierté des ateliers d'Amboise, la ruine des poissons de la Loire !!! Encore un témoignage d'une époque révolue, celle du savoir-faire français de Frrrrrrance, bon dieu !!! Excusez-moi, je m'emporte, mais imaginerait-on le général de Gaulle affublé de bésicles de blouson noir aphasique dire en public merde aux Amerloques tout en jaspinant leur patois de lourdingues  avec un accent d'Indre-et-Loire ?




mercredi 21 janvier 2026

Projets contrariés

Un mercredi, ce n'est pas qu'un milieu de semaine, le jour des enfants ou je ne sais quelle autre baliverne fournissant à peu de frais un vague repère temporel aux gugusses comme moi, le nez dans le guidon, focus sur le week-end et ses turpitudes salvatrices. En ce qui me concerne, le mercredi, en temps normal, signifie une après-midi de liberté à consacrer à la pêche à ligne moderne de demain etc, etc... Mardi soir, en passant par une ville peu éloignée, j'ai constaté avec une surprise teintée de ravissement que la rivière y coulant était d'un niveau et d'une clarté autorisant les rêves les plus fous du pinseur d'élite. Hélas, la nuit a été pluvieuse plus que de raison, le vent soufflait férocement le mercredi matin et j'ai dû, la mort dans l'âme, me résoudre à me morfondre à domicile en une habile préparation de ce qui m'attend les 3 prochains mois, hélas...    

Mon avant-dernière chance de pêcher aux leurres en seconde catégorie avant la fin de chantier m'a donc été refusée par une pluviométrie d'anthologie. Il ne me reste donc que dimanche pour faire feu de tous bois. Le froid revient, paraît-il. On verra bien ce qu'il adviendra. Toutefois, je ne baisse pas les bras : j'ai même entamé la préparation du matériel indispensable pour récolter du lombric. Autant jouer la prévoyance, si les eaux restent aussi boulées, vous ne croyez pas ?