Agréablement poussé à l'insomnie samedi soir par le retour bruyant des motodidactes ruraux, ces farouches fils d'alcooliques de souche arborant fièrement coupe Edgar, fine moustache et regard bovin juchés sur leurs motocross au pot d'échappement aussi discret et mélodieux qu'une fanfare de vuvuzuelas, je n'étais pas dans une forme olympique au réveil. Tant mieux me direz-vous avec justesse car ce matin, le gel était lui aussi de retour. Lourd. J'ai donc prudemment attendu le milieu de la matinée pour m'en aller explorer des coins inconnus.
Pêche, nature & récriminations
dimanche 29 mars 2026
Suspense dominical
vendredi 27 mars 2026
Aglagla
Mercredi après-midi, vaincu par la fatigue, j'ai ronflé comme un sénateur après une journée de randouillette. Jeudi, le vent glacial figeait ma déprimante pampa et me donnait une excellente raison pour rester au chaud à ourdir des plans machiavéliques pour entasser dans un avenir proche des myriades de pin's. J'avais prévu de continuer dans cette ceine casanière sauf que, trompé par le soleil avenant de la fin de matinée, je suis finalement ressorti pêcher une petite rivière du nord de la Vendée. N'allez pas croire que je développe avec l'âge une céniouzite carabinée me portant autant que faire se peut vers les verts pâturages acquis au fameux vicomte sinoque du Trou du Dingue, hein, il s'agit juste de profiter des largesses réglementaires offertes par la fédération de pêche 85, aucunement d'adhérer à une idéologie moyenâgeuse.
Une fois arrivé sur les bords de la dite rivière, le soleil s'était caché derrière un ciel bien gris et la température clémente n'était plus qu'un lointain souvenir. Le niveau de la rivière avait baissé assez significativement depuis mardi. Autant être clair, encore quelques centimètres de moins et on sera à l'étiage moyen de juillet, ça promet...
Malgré tout, j'ai commencé par un poisson au deuxième lancé, un petit rotengle amateur de Stone Fly, un de plus. Avec le refroidissement bien prononcé de ces derniers jours, les poissons étaient nettement moins actifs mais en pêchant lentement et faiblement plombé, les touches étaient au rendez-vous malgré tout.
mardi 24 mars 2026
Sur un malentendu, ça peut marcher
De manière inespérée, juste avant le retour de la froidure, mon mardi après-midi m'a été généreusement offert par un emploi du temps laxiste. Pour une fois que je peux pêcher en semaine sans regarder avec angoisse le chronomètre, je ne vais pas me priver. Allez, zou ! Direction les sauvages contrées du nord de la Vendée afin d'explorer des spots que je n'ai pas pu pêcher depuis plus de dix années. Il faut crapahuter un peu dans mon souvenir mais normalement, il devrait y rester du poisson... C'était sans compter sur les conséquences majeures des intempéries hivernales. Les arbres tombés barrant le sentier étroit longeant la rivière m'ont contraint à des acrobaties qui ne sont plus de mon âge. Tout ça pour arriver sur un seuil où je n'aurais pas une seule touche. Grrrr et toutes ces sortes de choses.
Touché mais pas coulé, c'est revanchard que je m'attaque à un autre spot du temps jadis en espérant faire mieux. Effectivement, j'enchaîne les micro touchettes inferrables de perchettes avant de piquer une rescapée toute moche des lâchés du début du mois. Grand moment de solitude quand je me rends compte que j'ai déclipsé mon épuisette de mon sac en me préparant en haut du côteau. Elle n'est pas avec moi. Oh bordel. Elle est restée sur le toit de mon véhicule. D'où le côté avant-gardiste de l'immortalisation de la prise car on sent bien que l'artiste s'attache à la déconstruction iconoclaste de la dictature du cadrage bourgeois, mmmm'voyez...
Contrairement à ce que mon optimisme proverbial m'autorisait à claironner depuis lors, il est maintenant évident que je ne parviendrai pas au 24 avril au soir avec le moindre exemplaire de ces leurres souples en état d'être proposé aux poissons. Par chance, pendant un de ces épisodes maniaques durant lesquels je me persuade que je peux arriver à ranger rationnellement mon coin-pêche, j'ai retrouvé un paquet de larves aliexpress qui pourra dépanner et qui m'a déjà rapporté quelques perchettes.
lundi 23 mars 2026
De l'art d'accomoder les pauses
C'est lundi. Déjà. Retour à l'ordinaire. Cependant, aujourd'hui, j'ai bénéficié de plusieurs pauses dans la journée. La première m'a permis de me recharger en caféine et surtout de progresser un peu sur la customisation d'antédiluviennes ferrailles. Je compte m'en servir en XUL les jours de fortes chaleurs afin de vaincre les réticences de ma proie obligée, le nano-chevesne. Je sais, je sais mais on a les ambitions qu'on peut, hélas...
La seconde interruption temporaire d'aliénation salariée était un peu plus conséquente et j'en ai donc profité lâchement pour tester la fameuse Stone Fly sur une rivière différente, qui était restée jusqu'ici beaucoup trop haute et courante pour une pratique décente du XUL. Le niveau est bien baissé. Sur les bordures, j'ai pu observer les alevins de perches et de chevesnes (!) de l'année. Le réchauffement climatique a bien accéléré le processus de reproduction. En ce qui concerne le test, ça n'a pas été de la tarte. Peu de touches, des petits poissons (malgré le décrochage honteux d'un joli chevesne à la LarvaZ Zman, par manque de concentration...) et peu d'activité sur le spot.
dimanche 22 mars 2026
Pinsage dominical au frais
Autant l'avouer, les difficultés rencontrées la semaine dernière ne m'avaient pas incité plus que ça à fomenter une sortie dominicale à grand spectacle. J'envisageais plus prudemment un peu de bricolage à domicile sauf qu'en fin de matinée, j'avais bien avancé sur mes projets en cours. En début d'après-midi, malgré le vent frisquet, je suis donc parti par les chemins affronter ce qui ressemblait fort à une sortie périlleuse.
Certes, on est effroyablement loin de certains scores pléthoriques de perchettes qui sont en temps normal pratiquement la norme sur cette rivière. Toutefois, quand on considère les conditions météorologiques du jour, l'honneur est largement sauf.
vendredi 20 mars 2026
Chronique d'une semaine tragique
Nous nous étions quittés dimanche dernier en fin d'après-midi alors que je venais de vaincre la bredouille d'un Tanta d'élite, sûr de lui et dominateur. Lundi matin, grinçant des hanches, couinant des genoux, chose bancale et gémissante, j'ai dû faire face à une journée des plus harassantes. Mardi, rebelote. Inutile de le préciser, j'étais rincé, cuit, endolori.
dimanche 15 mars 2026
Opération "Lâché de Fauves"
Mieux vaut tard que jamais, c'est enfin l'ouverture de la truite, le moment symbolique et traditionnel du "début" de saison. Certes, les récents aménagements réglementaires font que la fermeture-couperet n'est plus une réalité mais bon, que voulez-vous, le deuxième samedi de mars reste une institution. Croyez-en les innombrables sujets passant à la télévision avec comme point d'orgue incontournable la célébrité locale torchée au Gévéor en train d'éviscérer une truite Arc-en-Ciel toujours vivante en éructant que c'est toujours ça que les Roumains auront pas...
L'après-midi fut aussi morose que le matin jusqu'à ce que le Spécialiste des lieux débredouille enfin avec une truite de la Béronne, prise exactement au même endroit où j'en avais pris une l'an passé. Il faut dire aussi qu'on a pas pu pêcher où on voulait car à chaque parking, il y avait trois, cinq voire dix véhicules. La dure loi du genre !!! Rentrés de bonne heure, c'est dans un état d'hébétude peu commun que, le diner expédié, nous sommes tombés de sommeil afin d'être en forme olympique dès l'aube du dimanche, non mais des fois... Et là, ce fut le drame. Grosse gelée, -3 degrés, autant repousser la pantalonnade jusqu'à ce que le soleil soit assez haut pour nous éviter le pire. En pure perte, hélas, car la rivière qui avait pris 20 centimètres dans la nuit de vendredi à samedi en a perdu 30 depuis et surtout, avec la baisse drastique des températures, s'est éclaircie en une vitesse foudroyante. Résultat des courses, pas un poisson "dehors".
Par contre, nous avons eu droit à un épisode cocasse : Ratatouille se prenant pour Indiana Jones, accroché à un des essuie-glaces de la Maillochemobile. Le rongeur aussi surpris que nous a lâché prise avant de rencontrer s'il avait poursuivi le co-voiturage jusqu'au bout un chat noir et blanc de notre connaissance mais il a sauté en marche, histoire de ne pas déranger. Comme d'habitude, quand ça ne mord pas, on s'énerve et c'est comme ça que j'ai laissé un Barn40 de brocante-pêche et 2 AR-S aliexpress en sacrifice aux Dieux de la Bredouille.
























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