dimanche 22 février 2026

Enfin de la pêche !!!

On avait un peu perdu le fil ces derniers temps. J'avais même la douloureuse impression d'être devenu influenceur "achats compulsifs". La faute en incombait bien évidemment à ces crues incessantes sauf qu'en ce dimanche d'une douceur suspecte, j'ai décidé de me secouer un peu les puces et de sortir le seau de lombrics. Une petite heure de pêche le matin m'a permis de constater que ce n'était pas encore totalement le bon moment de squatter les berges...

J'ai insisté une bonne heure mais à part un gardon correct loupé par un ferrage trop précoce, je n'ai pris, en plus de mon micro-bass, qu'un petit chevesne qui avait bien morflé au niveau de la tête. Poisson ? Oiseau ? Pêcheur sadique ? Pour l'instant, l'enquête ne néglige aucune piste... Bref, il était inutile de s'obstiner.

L'après-midi, revigoré, remotivé, je me suis transporté sur les bords d'un petit ruisseau ne payant pas de mine mais dans lequel j'ai déjà pris du poisson (au Tanta, quand on avait encore le droit !!!) pendant la fermeture. Changement de méthode, flotteur toulousain de deux grammes, lombric frais sur hameçon à truite et... Hop-là !!!

 


Bon, ça ne s'est pas fait tout seul, j'ai dû descendre en rappel, me vautrer la tronche en me prenant les bottes dans un piège redoutable fait de ronces et de liserons avant de me rétablir en plaçant avec un à-propos de style ma main gauche dans des orties puis de me mettre à plat ventre pour être en mesure de plonger ma main droite dans l'eau pour dégager l'animal du dessous de racine dans lequel il s'était planqué en mettant à mal le 14/100°° du bas de ligne. Voila où ça mène de faire le malin !!!


 

samedi 21 février 2026

Encore un vide-grenier de la mort qui tue...

Il est désormais établi que cette interminable période de mousson n'est pas simplement une épreuve pour les sinistrés. Elle l'est aussi pour les monomaniaques contrariés du taquinage de poiscailles. Déjà le troisième vide-grenier depuis la fermeture et je crains fort de devoir faire un examen de conscience : j'ai déjà dépensé beaucoup trop d'argent en matériel de pêche. Certes, je n'ai rien acheté pendant 30 jours en janvier, en ne craquant que durant les ultimes instants du mois afin de profiter d'une promotion. Mais enfin, palsambleu, fichtre, ventre saint-gris et tutti chianti !!! Avais-je un si criant besoin de cet attirail ? Non, évidemment mais que voulez-vous, je suis un incorrigible entasseur de matériel de pêche...

Aujourd'hui, j'étais parti avec peu d'argent, un peu plus de 40 euros, histoire de limiter mes achats compulsifs. Sage précaution ! Dès l'ouverture du vide-grenier, par bonheur, je tombe sur une pochette de leurres souples que je cherchais depuis 15 ans !!! Des grubs made in USA dont j'avais reçu jadis une pochette en cadeau pour l'achat d'une canne sur un sire américain. Ces petits grubs en coloris watermelon s'étaient révélés redoutables et j'avais liquidé le paquet en deux temps trois mouvements en m'attaquant aux perches du lac de la Bultière. Zou, dans la musette "rock fishing " et plus vite que ça, mes gaillards !!!


Sans vergogne, je me suis jeté sur les paquets de leurres souples vendus entre un euro et...Dix centimes pièce pour la moitié d'entre-eux. J'en ai profité pour prendre des modèles et des marques avec lesquels je n'ai jamais pêché. Les Créa Fishing ont l'air très sympas.


Mais que serait un vide-grenier sans les cuillères vintage ? Pour une fois, il fallait bien les chercher car il n'y en avait pas beaucoup. Fort heureusement, cette Arc-en-Ciel ne m'a coûté qu'un seul euro. J'ai presque honte... 

Je le savais pourtant que l'accumulation de vide-grenier couplée à une privation de pêche par inondations pouvait être préjudiciable à l'équilibre de mes finances. J'ai réussi à limiter les dégâts en me limitant à deux poissons-nageurs, un crankbait Salmo et un leurre Area Smith, quatre cuillères, neuf paquets de souples...



Hélas, j'ai craqué sur des promotions assez incroyables sur les hameçons drop-shot, les assist-hooks et les têtes plombées... À 10 ou 20 centimes le paquet, franchement, qui aurait pu résister à la tentation d'encombrer encore plus son coin- pêche ? 

À mon grand désarroi, je n'ai toujours pas fini de trier ce que j'ai ramené. À priori, sans trop m'avancer, je crois que je ne vais pas manquer de têtes plombées Savage Gear avant un bon moment !!!



mardi 17 février 2026

Que d'eau, que d'eau...

Alors que notre infortuné pays se retrouve submergé par des crues records, il est croustillant de noter que les médias, pourtant grands demandeurs de sensationnel à l'habitude, sont pour l'essentiel focalisés sur un concept sociologique des plus novateurs, pour ne pas dire furieusement inédit : le militant néo-fasciste non-violent. Mazette, j'avoue n'avoir pas vu venir la chose. Bientôt, sans doute, verrons-nous les mêmes arbitres des élégances définir avec précision, en toute responsabilité, dans un soucis déontologique bienvenu, d'autres associations heureuses comme le racisme inclusif, l'esclavage fraternel ou les violences policières bienveillantes ? On peut désormais s'attendre à tout, je le crains, dans ce monde réellement inversé et où le vrai n'est plus désormais qu'un bref instant du faux.

Comme je le disais plus haut, et comme tout un chacun est à même de le constater, la période n'est pas des plus propices à la pratique de la pêche à la ligne. J'ai beau avoir fait des réserves conséquentes de lombrics, ce n'est pas pour autant que je vais aller braver la noyade sur les berges submergées de rivières en furie. Je me contente donc de préparer avec minutie la saison de pêche à venir. En ce moment, je ne sais pas ce qui me prend mais je compile les petits crankbaits. Le modèle ci-dessus, de chez Countbass, est un modèle efficace que je possédais déjà en coloris perche et qui a connu jadis ses moments de gloire dans les courants de l'Eure, si je me souviens bien. Celui du dessous, avec sa petite hélice, est une imitation du Bubble Crank de chez Bassday, un leurre vendu à l'aune de l'épiderme de génitoire mais au tarif abordable chez nos amis chinois. En coloris black-bass évidemment, vous vous doutez bien, hein...

J'ai aussi commandé un Baby Griffon aliexpress pour une somme dérisoire (moins de deux euros, c'est dire). Encore une fois, je n'en avais nul besoin mais l'occasion faisant le larron, il a complété une commande plus "utile" portant essentiellement sur du matériel destiné à faire des streamers et autres bricolages aventureux. Tout ça commence à prendre forme et je suis convaincu que j'aurais de quoi pêcher avec la Trinis M que j'ai acheté d'occasion à mon complice de vide-grenier.

Ah oui, j'oubliais, en parlant de vide-grenier... J'ai acheté l'autre jour un crankbait Rebel peu plongeant destiné à aborder aux beaux jours aspes, chevesnes et ides d'un bras de Loire peu profond de ma connaissance. L'engin ne paie pas de mine mais je lui prédis un avenir brillant.

Moins d'un mois désormais avant l'ouverture de la truite et pourtant, rien qu'en lorgnant les prévisions météorologiques des deux prochaines semaines, on commence à frissonner. Cela ne parait pas gagné d'avance, loin s'en faut.

 


 

vendredi 13 février 2026

Sales coups en série

Parmi les innombrables mauvaises nouvelles qui s'abattent sur nos organismes en souffrance, certaines, plus que d'autres, nous heurtent, nous meurtrissent et nous pousseraient même à nous rouler en boule sur un matelas de noisettes, bien cachés dans un arbre creux en attendant l'ouverture de la truite. Si bien évidemment, elle peut avoir lieu. J'avais dû l'évoquer plus bas au hasard de ce blougue mais j'avais récolté des lombrics "au cas où". Ils ont servi brièvement dimanche dernier pendant une petite heure de pêche. Une bredouille évitée de justesse plus tard, je m'en tire avec le regret d'avoir décroché dans ce petit amorti magique un gros gardon et deux chevesnes assez corrects. L'eau était bien marron, le courant costaud... 


Mais ça restait tolérable par rapport à ce qu'il est advenu durant la semaine. Ouille ouille ouille. Des trombes d'eau se sont déversées sur mon terroir et les niveaux d'eau ont commencé à rejoindre les "performances" de Haute-Bretagne. Ce minuscule chevesne a donc des chances sérieuses de rester le seul poisson pris du mois à ce compte là...


Bon, je ne vais pas jouer les types surpris et balancer du "qui aurait pu prédire" comme n'importe quel couillon démagogue s'adressant à un public à QI de courgette. Nous ne sommes hélas qu'au début du processus. Mais je suis sûr que vous trouverez sur internet un ou deux vigoureux contempteurs de "l'escrologie punitive" pour exprimer en termes peu diplomates le contraire. C'est aussi ça, la démocratie : le même temps de parole pour le Prix Nobel que pour Dédé, sociologue-virologue-géopoliticien-sélectionneur de l'équipe de France de Football, le tout depuis le comptoir du Balto, bar PMU...

Bref, on a pas le postérieur extirpé des rosacées. Pendant les rares moments de loisirs que me laisse un labeur intensif, j'ai continué à ranger le fabuleux butin amassé durant les deux derniers vide-greniers. Il va falloir que je songe à une thérapie. Voire une cure de rockfishing dès que le soleil brillera plus de dix minutes consécutivement, sait-on jamais. Ah oui, j'allais oublier cette tragique nouvelle : la fédération de pêche de Vendée vient de basculer du côté obscur. Les veules. En effet, cette année, le TANTA sera INTERDIT pendant la fermeture. Alors qu'il reste évidemment autorisé en Deux-Sèvres et dans les Charentes-Maritimes. Les mots me manquent pour exprimer mon trouble confinant à la mauvaise humeur.

 


samedi 7 février 2026

Au secours, le vide-grenier revient !!!

Entendons-nous bien. Ce n'est pas parce que la perspective d'une partie de pêche s'éloigne chaque jour davantage en raison des conséquences d'une pluviométrie particulièrement intense que je suis obligé de verser dans la sinistrose. Il ne reste que cinq semaines d'ici à l'ouverture de la truite, il faut tenir le coup, le plus dignement possible. Voilà pour le discours officiel. Dans la vraie vie, c'est la tasse complète et il ne me reste que le vide-grenier pêche pour faire fonction d'activité halieutique du week-end. Et pour une fois, je suis relativement fier de moi car j'ai su contenir mes pulsions consuméristes dans les limites de la décence. J'ai acheté peu mais utile, à commencer par ces petites têtes plombées à vis (un euro les cinq !!!) et deux anguilles Savage Gear à un euro l'unité. On reste dans le financièrement tolérable.

Le coup fumant du jour a été sans aucune contestation possible l'achat de ce lot de six leurres durs pour... Dix euros. Un Camion et un Jade Smith, un Bevy Pencil et un Bevy Shad 60 Lucky Craft, un Toto DUO et un petit poisson-nageur Premium SX 40 Ecogear, je suis tenté de parler de Casse du Siècle... Bien sûr, les hameçons sont à changer mais à ce prix-là, ça va...


Comme l'année dernière, j'ai profité des soldes au stand d'Yvan pour compléter ma collection de leurres Caperlan à deux euros pièce (état neuf) récupérés, je suppose, aux branches basses d'une petite rivière de Vendée. J'adore le coloris black-bass et je suis pratiquement certain de lui trouver un usage maraîchin... Le popper, lui aussi, je trouve sa couleur sympa mais, en toute franchise, je n'en avais un besoin urgent.


J'ai aussi trouvé un petit jointed Rapala vintage qui va rejoindre pour seulement une pièce de deux euros la boîte "old-school" dédiée à ces vieilleries que je ne peux m'empêcher d'acquérir et d'utiliser sur des poissons innocents. Le coloris est original en tout cas.

De manière assez surprenante, je suis tombé sur deux leurres Tiemco, un Vixen Minnow 90 et un Redpepper Baby. Je possède le Vixen Minnow en tailles 55 et 70. Même si malheureusement, je les utilise moins ces dernières années pour, je suppose, tout un tas de mauvaises raisons, l'occasion de compléter ma collection (et ce pour seulement deux euros pièce...) était pour le moins inespérée.


Enfin, je suis encore retombé dans mes travers les plus navrants. En effet, j'ai acheté des petits crankbaits : un Goby 40 Savage Gear et un D-Chubby 38 Illex coloris perche. Huit euros les deux, ça reste acceptable.


 
Finalement, avec en sus une boîte de rangement Fox Rage (et quelques leurres souples en cadeau), une boîte de têtes plombées pour Rockvibes 3" et deux pochettes de Kasari 1" Crazy Fish (insectes qui auront leur mot à dire d'ici à fin avril, je l'espère), je m'en sors plutôt pas mal. Un peu plus de 40 euros pour tout ça, au risque de me répéter,  je crois que j'ai de quoi être satisfait de mon samedi matin.
 

 


mercredi 4 février 2026

Rangement rationnel compulsif

À chaque période de fermeture, je me dis qu'il serait fort opportun de ranger de manière intelligente mes petites boîtes de pêche destinées à transporter mon nécessaire à pin's. Et à chaque fermeture, je ne le fais pas car je suis un procrastinateur d'élite, en un mot comme en cent, le Mbappé de la Glandouille. 

Mais cette année, c'est la bonne. Je m'y suis mis et là, on ne rigole plus. Ça va être du sérieux. Les micro-shads sont triés et rangés selon un mode de classement abouti. Fini le temps perdu qu'on ne rattrape plus. Cela possède aussi l'indéniable avantage de m'obliger à un inventaire.  À priori, ça devrait aller encore quelques temps avant que je me retrouve obligé de commander du shad de trois centimètres...


Trois boîtes qui, j'en suis à peu près certain, seront utiles dès que la météo sera assez clémente pour envisager la persécution des gobies atlantiques ou qui, au pire, me sauveront de la bredouille après l'ouverture de deuxième catégorie.


En ce qui concerne les leurres un peu plus imposants, le dilemme se pose : quel classement ? Taille, genre, couleur ? J'avoue avoir un tantinet hésité avant de trancher. Ce sera par couleurs.  


Bon, j'ai fini par concentrer les G-Tail Saturn dans la même boîte sans considération de coloris.  J'assume totalement cette apparente contradiction et j'espère bien que les vieilles de la côte rocheuse ou les perchettes des bassines de fermeture me donneront raison.


Ce rangement m'a aussi, ce n'est pas négligeable, poussé à récupérer tout ce qui était éparpillé sur mon espace de travail. C'est fou ce qu'on y retrouve. Pour l'instant, je n'ai fait qu'entamer les leurres "à pin's" (d'autant que tout ce qui est Larva, Tanta & co est déjà emballé dans la musette chinée à Benoît le week-end dernier et prête à entamer le trimestre vendéen). Mais c'est déjà pas mal et ce n'est surtout pas fini !


Un autre truc que je voulais faire depuis une éternité : la boîte fatale, celle des One Up et Rockvibes 2". En effet, je me suis aperçu que je ne les utilisais plus depuis un bail. Sans véritable raison à dire vrai si l'on passe sous silence ma douteuse fascination pour la pêche en XUL qui m'obsède depuis l'été dernier...
 
 

Bref, ça commence à prendre tournure. Et surtout, ça m'occupe pendant ces interminables journées de pluie et/ou de tempêtes. Cette brusque foucade saisonnière a cependant quelques autres aspects positifs comme de me permettre de regrouper au même endroit différents types de Grubs éparpillés jusqu'ici sans la moindre logique. Du Gary Yamamoto, du Savage Gear, du Aliexpress, il y en a pour tous les goûts.

Si avec ça, je ne prends pas un ou deux poissons en 2026, ce serait à en être dégoûté du consumérisme...

 




 

dimanche 1 février 2026

Premier week-end d'ennui d'une longue série

Les rivières sont en crue un peu partout, je reprends demain le chemin de la mine et, entre nous, même en prenant le soin de passer une heure entre deux averses à remplir mon seau de vers à queue plate et autres têtes noires, le temps s'écoule lentement quand on a pas une ou deux perchettes sur le feu. Autant poursuivre le rangement des petits trucs récupérés au vide-grenier et franchement, une fois encore, on ne peut que constater à quel point l'opération dégraissage des effectifs s'est lamentablement terminée.

Certes, je me suis débarrassé de quelques cannes dont je n'avais plus l'usage. Mais d'un autre côté, j'ai acheté tout un tas de leurres qui vont m'obliger à racheter des boîtes de rangement. Le cercle vicieux. Mais entre nous, reconnaissez que je ne pouvais passer à côté d'un modèle de cuillère Celta que je ne possédais pas et le coloris de ce petit crankbait Iriku était un authentique pousse-au-crime.

Sans compter que j'étais assis à côté de Benoît qui bradait un nombre effarant de leurres vintage. Autrement dit un piège implacable. Quand je pense que l'espace d'un bon quart d'heure, j'ai cru que j'allais tenir bon et vendre sans acheter la moindre babiole. Ah pauvre fou...


Voilà où mène l'oisiveté forcée que nous impose le législateur, tiens...