lundi 25 mai 2026

Canicule Fishing 2

Qu'y a t'il de plus révélateur qu'un jour férié pour comprendre le degré de crétinerie des adeptes du déni climatique ET de la performance individuelle ? Rien, j'imagine. On est pas dans les vapeurs éthérées de la discussion philosophique mais dans le concret. Et c'est du brutal. Alors que j'avais traîné à la fraîche pour finir quelques bricolages, vers huit heures du matin, je me suis dit qu'un petit coup de pêche, juste pour voir, allez, ça ne se refuse pas un jour férié. Et bien, pour voir, j'ai vu. Le fond de la rivière déjà, nettement et comme rarement, y compris au coeur de certains étés de feu. Je n'ai tenu qu'une heure avant de fuir...

Par contre, j'ai contemplé, abasourdi, des hordes de joggeurs, vététistes et pagayeurs amateurs se mettrent en branle au moment où je partais. Il faisait déjà 28 degrés à l'ombre. Autant dire qu'au soleil, on devait ressentir pas loin du double... Les gens actifs n'ont donc comme loisirs que de viser une arrivée triomphale avec pronostic vital engagé aux Urgences un jour férié ? Ou alors ils n'arrivent pas à conceptualiser que faire "comme d'habitude" alors que nous traversons une vague de chaleur historique est dramatiquement con ? 

Car nous vivons en direct la fin de nos meilleures années. Les "premiers écologistes de France", ceux qui menacent de mort, exploitent voire esclavagisent des sans-papiers et s'acoquinent désormais ouvertement avec l'extrême-droite, peuvent désormais polluer sans arrière-pensées, tout leur est dû. Les algues sont déjà là, avec une bonne avance, tout comme la sécheresse... Qui aurait pu prédire ?

Bref, il n'était indispensable de sortir pêcher ce matin, loin s'en faut, hélas...

Surtout que j'ai décroché trois perches-soleil. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

Par contre, il reste quelques perchettes, ouf...




dimanche 24 mai 2026

Canicule Fishing 1

Oh une alerte canicule. Oh fin mai. Mais alors, ce réchauffement global, vaste et infâme complot escrologiste voulant priver les gros lards tatoués électeurs RN amateurs de pick-up, de barbecues et de jet-skis de leurs petits plaisirs innocents, ne serait-il pas un peu crédible ? Vite, allumons la télé : il ne fera pas moins chaud mais au moins on sera rassuré. La fin de la semaine dernière, chaude à souhait, était déjà un peu trop réchauffée pour que j'aille à la pêche. Mais le week-end s'est montré encore pire. Tombé du lit à 5 heures du matin, j'en ai profité pour mouler à la fraîche quelques têtes plombées de un et deux grammes sur hameçons de 8 (toujours du matériel trouvé à prix d'ami à un vide-grenier !!!). Après une production massive d'une douzaine, l'envie m'a pris d'aller voir en vitesse ce qu'il restait de la rivière...

Bon, on peut déjà considérer que le speedfishing matinal est mort et enterré. La rivière est plus basse de trente bons centimètres, les herbiers barrent donc le spot principal. Youpi. Par chance, j'arrive en slalomant un peu à prendre deux poissons à l'AR-S Blux dont une... Ablette.

Mais c'est trop compliqué d'éviter les herbiers. Je passe donc à l'essai de mes nouvelles petites têtes plombées maison pendant que la chaleur monte et que les premiers badauds commencent à pointer leurs truffes. En grattant entre les herbiers, j'ai des touches, je les rate magistralement en série jusqu'à ce que je comprenne le pourquoi du comment... Ah oui...

J'ai bien fait de produire ces petits trucs finalement. J'en profite aussi pour essayer rapidement mes nouvelles "Nymphs" de 27 millimètres commandées chez Supercontinent. Là aussi, la taille des nouvelles têtes plombées est parfaitement adaptée.


Bon, ça ne fait pas grossir les poissons mais au moins, ça en prend !!!

Les touches commencent à se faire rares, le soleil est déjà haut, je me rends donc sur un autre spot délaissé depuis longtemps. Toujours avec les mêmes têtes plombées, je prends quelques pin's inconscients. 
 
Sur ce spot par contre, je suis en plein cagnard, il est à peine dix heures du matin et c'est déjà intenable !!!
 
Je rebrousse chemin avant de fondre. Sur le chemin du retour, j'ai la douloureuse révélation de l'arrivée de dizaines de canoteurs du dimanche hurlant, pagayant et buvant la tasse à la sortie des gros tuyaux d'eaux usées du patelin, histoire de choisir un hantavirus en circuit court, un authentique de chez nous, pas un truc de rastaquouère venu des antipodes, non mais des fois...
Rien n'est trop beau pour le monôme, on leur a donc ouvert les pelles en grand pour que la rivière semble avoir un peu de courant. Ce qui explique comme tous les ans la baisse aussi rapide du niveau d'eau... Sauf que cette année, on a les niveaux d'un mi-août caniculaire fin mai. Ce qui ne présage rien de bon.


Je profite lâchement quelques minutes de l'ouverture de la pelle principale pour y gratter quelques perchettes venues y chercher un peu d'oxygène avant de me replier sagement vers un coin ombragé où faire une sieste de compétition...


Deux heures de pêche, des coups de soleil, un essai couronné de succès de mes petites têtes plombées et même, ô surprise, un peu de poisson, franchement on aurait pu connaître pire vu le contexte...




mercredi 20 mai 2026

Un petit coup de pataugeoire

Un emploi du temps subitement allégé représente parfois une agréable façon d'aller perdre son temps en des recoins proches, certes, mais au potentiel halieutique misérable. Je le sais pourtant, nom d'un petit bonhomme en mousse, que ce cours d'eau est ruiné depuis des lustres, bordel... Mais bon, le prix de l'essence étant ce qu'il est et ne disposant au final que de trois heures de liberté, je n'ai pas eu trop le choix.

Dans le doute, j'ai emporté deux combos, un L et un XUL (l'optimisme et l'ambition n'ont pas été invités). Au final, évidemment, comme il était prévisible en constatant le carnage, moins d'eau mi-mai que l'an passé fin juillet, c'est le XUL qui a servi...


Il y a si peu de fond que je ne peux me servir au début du parcours que de mon IC Minnow Smith, le Fléau des chevesnes nains qui semblent désormais représenter 90% de la population piscicole du bief...


Heureusement qu'à un moment la rivire s'élargit un peu et que je peux sortir le fabuleux Pencil 47 gratuit. Une perche finit par y succomber mais ce sera tout pour la pêche en surface. Sans doute que le froid des derniers jours y est pour quelque chose...


C'est à ce moment que mon "chest-pack" (sac de poitrine en bon patois de mangeurs de cochonailles avinés jouant en masse au Cosplay Licence IV pour 80 euros) aliexpress choisit pour me lacher. Zdoing. La fermeture éclair du dit-sac déclare forfait et me voilà gros Jean comme devant, à patiner sur des cailloux gluants avec mes boites de leurres prêtes à partir au gré des flots en cas de gadin. Damned.


Me voici donc obligé de mettre toutes ces boites dans le sac à dos avec la bouteille d'eau. Je choisis alors de ne garder qu'un leurre pour le reste du bief : une Mepps Aglia numéro Zéro customisée...


En fait, pour la 850ème fois, c'est le seul leurre qu'il était indispensable d'avoir au bord de l'eau, enfin de l'eau...De ce qui en reste.


Par pur masochisme, j'ai poursuivi jusqu'à la fin de la partie plus ou moins carrossable du bief mais sans faire d'étincelles...


Puis j'ai rebroussé chemin en profitant du temps qu'il me restait pour m'en aller explorer en amont un autre parcours...



Vu qu'on ne change pas une équipe qui gagne, j'ai gardé l'Aglia Zéro évidemment...



Inutile de maintenir artificiellement un ersatz de suspens : là aussi, il fallait s'accrocher pour prendre quelque pin's... Le secteur est devenu, à l'image de bien d'autres, l'ombre de ce qu'il était il y a seulement dix ans...


Et qu'on ne vienne pas me dire que j'ai raté les "gros". La transparence de l'eau et la faible profondeur me permettaient en effet de quasiment compter les poissons...


Le plus imposant poisson de la partie de pêche s'est avéré être ce chevesne d'une quarantaine de centimètres. Il reste probablement quelques représentants de taille honorable de cette espèce mais avec si peu d'eau, il est pratiquement impossible de les approcher en toute discrétion. 


Par contre, il y a pas mal de perchettes... Sans pour autant atteindre la densité organique d'autres rivières, malheureusement...


Finalement, sur le dernier spot pêché, j'ai pris la plus jolie perche du jour. Oui, tout est relatif. J'y ai aussi trouvé une cuillère tournante Caperlan numéro...Trois. ce qui prouve l'enthousiasme des indigènes à défaut de leur précision...



Bref, encore un secteur à éviter, je suppose...




lundi 18 mai 2026

Speedfishing 12

Quoi de plus rassurant, je vous le demande, que de retourner en coup de vent (froid en plus, le fumier) pendant ma pause matinale, taquiner les sempiternels mêmes poiscailles depuis le même coin de berge ? Car j'éprouve comme un besoin de remonter mon moral dévasté par un dimanche tragique. L'eau s'est éclaircie, le niveau a baissé... Ça va être dur donc.


Sans trop de surprise, effectivement, c'est compliqué.  Il fait pas mal froid, la capuche est de rigueur et surtout les touches sont rares. On sent que le coin est bien vide de poissons...


Il va être temps de sans doute renoncer à ce genre de micro-sorties. Au moins en journée, je pense. Dommage car ce secteur est le seul praticable en sneakers lorsque je dois m'occuper sainement pendant mes pauses...



En tout cas, ça sent trop fortement la fin de chantier. Il va sans doute falloir basculer en mode float-tube à un moment ou à un autre, sauf que dégager du temps pour ce genre d'expédition, ça, ce n'est pas gagné d'avance...


En attendant, j'ai renoué avec un (très) relatif succès, ce qui me console de l'expédition d'hier.




dimanche 17 mai 2026

Je hais les dimanches 2

Ça commence à ressembler à un running-gag mal embouché, cette histoire. Pensez-donc, j'étais tranquille, j'étais peinard, je bricolais des hair-jigs maison quand on ne sait pourquoi l'envie d'aller à la pêche s'est révélée la plus forte. J'étais pourtant en petite forme, les genoux mis à mal par le froid de la veille et peu convaincu par la météo visible. Ne tenant pas compte des nombreux signes avant-coureurs du désastre, je suis parti à l'aventure...

Ben, fallait pas !!! D'autant plus que, erreur fatale, je change de plan en cours de route et me retrouve sur un secteur battu par le vent et de très longue date peu productif en début de saison. À contrecœur, j'y pêche sans aucune conviction une petite heure puis m'en retourne, ne m'accordant qu'un bref arrêt sur un autre spot mais là aussi sans le moindre succès dans le vent glacé.

Inutile de tergiverser, la bredouille était assurée. Une seule touche,  si je puis dire : un chevesne d'une douzaine de centimètres décroché à l'AR-S Blux.  Autant dire rien pour rester honnête. Point positif, ça ne m'a gâché qu'un peu plus de deux heures, trajet compris. Ce qui m'a donné le temps pour continuer mon rangement de matériel et remettre en état ma dernière trouvaille, un WXM 50 coulant. J'espère désormais que la météo va s'arranger car franchement se les geler au bord de l'eau à la mi-mai, ça ne fait pas rêver...




samedi 16 mai 2026

Samedi polaire

En règle générale, je ne pêche pas ou peu le samedi. Pourtant, depuis l'ouverture, je ruse un peu en laissant traîner dans le coffre de mon somptueux véhicule un ou deux combos destinés à traquer avec détermination les pin's indigènes survivant contre toute logique dans les eaux pourtant de longue date saccagées par les adeptes obtus de la FNSEA. Bien évidemment, je pêche du bord n'ayant pas plus d'une heure disponible le matin. Après un moment de flottement compréhensible eut égard à la température ambiante, je me suis décidé pour un petit spot ne payant pas de mine mais où j'estimais pouvoir prendre sans coup férir quelques poissonnets frigorifiés.

Je décroche bien sûr les trois premières touches avant de magnifiquement débredouiller grâce à une perche d'une taille respectable, enfin respectable surtout par rapport à celle d'un vairon de trois semaines. Je sens l'affaire mal engagée, il me reste encore trente minutes de pêche et je ne vois pas comment m'en tirer honorablement. Heureusement, à quelques mètres de moi, se déclenche une chasse discrète au milieu des timides herbiers. Dans le doute, je monte le Pencil 47 Adam's récemment récupéré aux branches et je commence un walking the dog tout en délicatesse quand BOUM, ça tape et c'est pas content du tout !!!


Oh Bonne Mère !!! Un aspe et je suis encore en XUL à faire le malin. Sans compter que, fatalitas, je n'ai pas pris mon épuisette et que je vacille sur des cailloux recouverts d'algues filamenteuses plus glissantes que les assertions des participants d'un plateau de Cnews après l'apéro... Sauf que pour une fois, tout se passe bien, ni plongeon, ni fracture, ouf. Pour un leurre gratuit, il assure, je trouve.


Sur le chemin du retour à mes occupations programmées, j'avise un groupe de chevesnes baguenaudant innocemment sous le soleil hésitant. Ni une ni deux, patatage !!! Et vlan, malgré mon animation minimaliste de l'engin, un chevesne se laisser arnaquer. 


En rentrant le soir, je m'arrête sur trois spots mais sur deux autres rivières que celle du matin (surtout dans l'inavouable dessein de récupérer des leurres aux branches...) mais l'eau est encore bien marronnasse et je ne prends qu'une perche au Arawuna Supercontinent. 

Petite pêche donc mais objectivement inespérée quand on ne méconnait point le contexte. Il fallait vraiment en vouloir pour sortir aujourd'hui. Honnêtement, je n'aurai jamais tenu la journée entière.

 


 


vendredi 15 mai 2026

Sortie périlleuse

Finalement, comme d'habitude ou presque, à l'issue d'une matinée laborieuse, consacrée à désespérément inventer un système de rangement rationnel de mon matériel de pêche, j'ai mis à la truffe à l'orée du terrier. Snif, snif ? Oh oh... On dirait bien que la mousson annoncée va faire pschit... Allez, c'est parti, tentons un coup de pêche. Je passe rapidement sur un spot de proximité mais l'eau est encore boulée et surtout semble trop froide pour que ça morde. Seule une perche se laisse prendre avant que je ne décide de changer de plan.



Je m'en vais vers un parcours où je n'ai pas mis les bottes depuis dix ans. Incroyable. Autant le dire tout de suite, j'ai eu tout le temps du monde pour me souvenir des motifs de ce boycott...



Déjà il n'y a pas d'eau, ce qui revêt toujours un aspect problématique lorsque l'on a pour objectif de pêcher à la ligne. Il me faut une bonne heure pour enfin prendre un poisson et surtout quel poisson !!!

                  


Impossible de pêcher correctement les rares gros chevesnes que je peux voir au ras de la berge d'en face car je dois descendre dans ce qui reste du lit de la rivière et devenir ainsi visible à des kilomètres.  Je me résouds donc à tenter de gratter quelques perches entre les cailloux...


Ouille !!! En XUL, ça déménage un peu mais le bougre finit dans l'épuisette non sans avoir mis à mal par ses cabrioles l'hameçon neuf ornant ma Luxor Vogue vintage. Ce sera le seul moment un poil palpitant de l'escapade...



La suite sera sans éclat. Un triplé de perchettes au I-Bull dans un petit courant sur le chemin du retour cachera un peu la misère. 


Et pour finir toujours sans la moindre étincelle de gloire, un petit chevesne se fera arnaquer par une Aglia 0 customisée. On est à des années-lumière des standards de jadis qui faisait le charme de cette rivière...



Au final, le seul point positif de cette sortie(si l'on met de côté l'élimination définitive d'un point de chute halieutique) restera le fait que le déluge annoncé s'est réduit à quelques gouttelettes...