Pas de réglage du réveil samedi au soir, rien à foutre, je suis punk, je me lèverai quand je me lèverai épicétou. Évidemment, je me lève relativement tôt, dans un état moyen. Bon, bon, bon... Aller à la pêche, oui, d'accord mais où ?
Pêche, nature & récriminations
dimanche 5 avril 2026
jeudi 2 avril 2026
Avril en fanfare !!!
En ce premier jeudi du mois d'avril, à quelques encablures de la délivrance, ô joie, ô bonheur, le soleil était de retour à l'issue d'une matinée frigorifique. Encore timide, celui-ci est pourtant le bienvenu par ces temps de grisaille. C'est donc gonflé à bloc que je m'en suis allé à la pêche pendant les trois heures de pause avant de reprendre le chemin du salariat, snif snif...
J'ai débuté laborieusement car l'air était encore frais, l'eau encore plus (les waders PVC sont une référence pour le constater avec une marge d'erreur raisonnable...) et les poissons n'étaient pas visibles. Jusqu'à ce qu'un bass embusqué en bordure s'empare vigoureusement de mon petit leurre souple monté en drop-shot XUL. La délivrance !!! Bredouille sauvée, désormais place à la pêche chic & décontractée...
Les choses en reste là au bout d'une heure, j'ai fait le tour du secteur et je n'ai pris que 2 bass et une petite perche. Bon, tirons-en les conclusions qui s'imposent et allons voir ailleurs si j'y pinse !!!
Et la réponse va vite m'apparaître. Le soleil est haut, l'air est chaud et je m'apprête à bien cartonner...
Mais, alors que je faisais longer une souche immergée à mon petit insecte en plastique, je me prends une grosse attaque de brutasse. Enfin !!! Un chevesne honorable est au bout de la ligne et finit au fond de l'épuisette non sans m'avoir bien fait flipper car le fluoro 13/100° Caperlan que j'avais abouté me semblait d'un coup d'un seul bien fragile pour contrer ce genre de bestiau entre ronces et nénuphars !!!
Bien rassuré par ce combat féroce, j'ai poursuivi avec quelques perches avant de me faire sonner par le portable et de devoir retourner arracher la croissance avec les dents comme disait un délinquant récidiviste magyar de petite taille mais à grosse gourmette en or. Pour une fois, depuis le début de la fermeture, je crois que tous les insectes et larves utilisés ont pris au moins UN poisson. En effet, certains jours, il n'y en a qu'un ou deux qui prennent, les autres laissant indifférents les poiscailles du secteur.
Mais franchement, ce jeudi après-midi, c'est surtout la LarvaZ Zman qui a assuré en me rapportant la moitié des prises ou pas loin. Un week-end prolongé s'annonce et à priori, ça devrait me faire deux journées de pêche sauf contre-ordre ou litre de super à 5 euros. On en est peut-être pas là encore...
mardi 31 mars 2026
Le mardi, ça caille mais ça mord !!!
Par un coup de chance inespéré, j'ai en ce mardi mitigé toute l'après-midi vacante pour retourner faire le zouave au bord de l'eau. La matinée était plutôt frisquette, certes, mais à priori, on devrait dépasser les 15 degrés. Histoire de sortir un peu des sentiers battus (et d'économiser mes derniers exemplaires de Stone Fly en piteux état...), j'ai pris la saine résolution de muscler mon jeu et donc de sortir la Ryokan afin de monter en taille de leurre. Je commence finement en balançant un Ned Worm aliexpress simplement piqué par le nez et... Bordel... J'avais zappé le caractère strictement flottant du truc. Je le ramène donc en surface en lui donnant un effet vaguement engageant et...Paf...Un bass sorti de nulle part s'y pique une seconde avant de se décrocher sur une cabriole. Caramba, encore raté...
Après quelques essais de leurres souples plus gros que d'habitude, sans aucun succès, je sors d'une boite perdue de rangement depuis des années, une imitation d'insecte dont je ne m'étais jamais servi. Manifestement à tort car les poissons l'ont fortement appréciée.
Bon, une fois encore, on ne peut décemment pas classer cette sortie parmi les plus triomphantes de ces dernières années mais elle n'a pas viré à la catastrophe, ce qui n'était pas acquis vu la météo...
lundi 30 mars 2026
Ça souffle le lundi !!!
Deux heures de libres en début d'après-midi, c'était plus de temps qu'il ne m'en fallait pour une pêche de proximité. Il a plu le matin mais les températures remontent, ça devrait falloir le coup... Je n'ai pas le temps de tergiverser plus que ça. Les poissons sont là !!!
Tout commence bien sauf qu'un élément a été négligé : le vent. C'est qu'il souffle méchamment le bougre. J'ai repéré une petite troupe de bass en vadrouille et quelques chevesnes mais lancer dans leur direction en XUL avec des rafales de vent plutôt conséquentes, c'est comme jouer du clavecin avec des gants de boxe.
Malgré tout, je finis par prendre quelques poissons avant de changer catastrophiquement de coin. Là, le vent souffle encore plus fort et j'y rate un nombre de touches assez incroyable avant de lamentablement viander une perche "correcte" d'environ 20 centimètres ayant avalé ma LarvaZ jusqu'à l'estomac. Ouille.
C'est donc sur cette fausse note que s'est achevée cette micro-session inespérée...
dimanche 29 mars 2026
Suspense dominical
Agréablement poussé à l'insomnie samedi soir par le retour bruyant des motodidactes ruraux, ces farouches fils d'alcooliques de souche arborant fièrement coupe Edgar, fine moustache et regard bovin juchés sur leurs motocross au pot d'échappement aussi discret et mélodieux qu'une fanfare de vuvuzuelas, je n'étais pas dans une forme olympique au réveil. Tant mieux me direz-vous avec justesse car ce matin, le gel était lui aussi de retour. Lourd. J'ai donc prudemment attendu le milieu de la matinée pour m'en aller explorer des coins inconnus.
vendredi 27 mars 2026
Aglagla
Mercredi après-midi, vaincu par la fatigue, j'ai ronflé comme un sénateur après une journée de randouillette. Jeudi, le vent glacial figeait ma déprimante pampa et me donnait une excellente raison pour rester au chaud à ourdir des plans machiavéliques pour entasser dans un avenir proche des myriades de pin's. J'avais prévu de continuer dans cette ceine casanière sauf que, trompé par le soleil avenant de la fin de matinée, je suis finalement ressorti pêcher une petite rivière du nord de la Vendée. N'allez pas croire que je développe avec l'âge une céniouzite carabinée me portant autant que faire se peut vers les verts pâturages acquis au fameux vicomte sinoque du Trou du Dingue, hein, il s'agit juste de profiter des largesses réglementaires offertes par la fédération de pêche 85, aucunement d'adhérer à une idéologie moyenâgeuse.
Une fois arrivé sur les bords de la dite rivière, le soleil s'était caché derrière un ciel bien gris et la température clémente n'était plus qu'un lointain souvenir. Le niveau de la rivière avait baissé assez significativement depuis mardi. Autant être clair, encore quelques centimètres de moins et on sera à l'étiage moyen de juillet, ça promet...
Malgré tout, j'ai commencé par un poisson au deuxième lancé, un petit rotengle amateur de Stone Fly, un de plus. Avec le refroidissement bien prononcé de ces derniers jours, les poissons étaient nettement moins actifs mais en pêchant lentement et faiblement plombé, les touches étaient au rendez-vous malgré tout.
mardi 24 mars 2026
Sur un malentendu, ça peut marcher
De manière inespérée, juste avant le retour de la froidure, mon mardi après-midi m'a été généreusement offert par un emploi du temps laxiste. Pour une fois que je peux pêcher en semaine sans regarder avec angoisse le chronomètre, je ne vais pas me priver. Allez, zou ! Direction les sauvages contrées du nord de la Vendée afin d'explorer des spots que je n'ai pas pu pêcher depuis plus de dix années. Il faut crapahuter un peu dans mon souvenir mais normalement, il devrait y rester du poisson... C'était sans compter sur les conséquences majeures des intempéries hivernales. Les arbres tombés barrant le sentier étroit longeant la rivière m'ont contraint à des acrobaties qui ne sont plus de mon âge. Tout ça pour arriver sur un seuil où je n'aurais pas une seule touche. Grrrr et toutes ces sortes de choses.
Touché mais pas coulé, c'est revanchard que je m'attaque à un autre spot du temps jadis en espérant faire mieux. Effectivement, j'enchaîne les micro touchettes inferrables de perchettes avant de piquer une rescapée toute moche des lâchés du début du mois. Grand moment de solitude quand je me rends compte que j'ai déclipsé mon épuisette de mon sac en me préparant en haut du côteau. Elle n'est pas avec moi. Oh bordel. Elle est restée sur le toit de mon véhicule. D'où le côté avant-gardiste de l'immortalisation de la prise car on sent bien que l'artiste s'attache à la déconstruction iconoclaste de la dictature du cadrage bourgeois, mmmm'voyez...
Contrairement à ce que mon optimisme proverbial m'autorisait à claironner depuis lors, il est maintenant évident que je ne parviendrai pas au 24 avril au soir avec le moindre exemplaire de ces leurres souples en état d'être proposé aux poissons. Par chance, pendant un de ces épisodes maniaques durant lesquels je me persuade que je peux arriver à ranger rationnellement mon coin-pêche, j'ai retrouvé un paquet de larves aliexpress qui pourra dépanner et qui m'a déjà rapporté quelques perchettes.




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