samedi 25 avril 2026

La saison est lancée !!!

Aussi étonnant que cela puisse apparaître à un public incrédule, l'ouverture 2026 n'a pas été un désastre absolu. Il a fallu attendre presque trois heures pour sortir les premiers poissons de l'eau, certes, mais la bredouille a été évitée par tout le monde !!!


Paradoxalement, je prends mon plus joli poisson avec le plus petit leurre utilisé. Sinon mon parti pris de n'utiliser que des leurres souples de 3" s'est révélé gagnant. 


Trois poissons avec le leurre Zman offert en cadeau par la boutique Camo Tackle lors de ma dernière commande, voici ce que j'appelle une charmante attention !!! Le fameux ver annelé flottant qui pue y est allé de son bass qui l'a boulotté pendant une pause sur le fond tandis qu'un un shad Keitech, une créature aliexpress et, surprise du chef, un crankbait Caperlan vintage discret comme une crécelle, ramassé il y a bien une douzaine d'années facile sur les berges de la Boulogne ont été les leurres gagnants. 

Le leurre Zman cadeau a même poussé le perfectionnisme jusqu'à séduire un petit sandre. Formidable !!! Surtout qu'il faisait déjà chaud avec un soleil de feu et pas un nuage...





vendredi 24 avril 2026

Veillée d'armes

Enfin sonne l'heure du grand jour !!! Demain matin, dès l'aube,  nous rembarquons pour une nouvelle saison trépidante durant laquelle, peut-être, des poissons gigantesques, remarquables ... Des poissons, disais-je, viendront s'amonceler dans les pages de ce blougue.


J'ai pris le temps de bricoler quelques petits trucs...


On verra ce que ça donnera.



Je ne me suis pas trop creusé mais j'ose cependant espérer que ces petits machins se révèlent efficaces.



Les palettes, ça plaît toujours...


Bon, il est temps de ronfler. Le réveil sera dur.




jeudi 23 avril 2026

Les derniers feux de la fermeture

C'est parti !!! Plus que deux jours à attendre !!! On en voit enfin le bout de ce trimestre odieux. Pour  finir en beauté, je suis descendu sur les lieux de pêche de lundi dernier afin de prendre la température pour samedi. Toujours ce fichu vent d'est évidemment mais la couverture nuageuse est resté conséquente jusqu'à midi.


Le premier spot me permet de débredouiller mais ne se montre pas plus productif. Le temps de manger un en-cas rapidement, je repars donc sur un autre spot bien connu saluer mon vieux copain. 


L'eau est moins claire que lundi, le vent plus fort. Ça ne va pas être simple encore cette histoire.  Effectivement, c'est vite compliqué. Mais par chance, quelques petits poissons répondent présent. 


Le vent déjà embêtant lundi s'avère jeudi particulièrement pénible. Impossible de tenter les dérives de la dernière fois. Je ne peux pêcher que sous la canne, le dernier mètre au ras de la berge, pour la discrétion, on repassera...



Pourtant, par extraordinaire, je prends de temps à autres un poisson qui a réussi l'exploit peu commun de ne pas me voir. Jusqu'au drame du jour... Quand une perche de 40 centimètres chope ma LarvaZ à mes pieds avant de casse ma ligne en se réfugiant dans l'amas de branches balancées dans l'eau par les joyeux élagueurs. 


J'avoue qu'à cet instant précis ma mansuétude usuelle pour les petits travers des travailleurs manuels est bel et bien passée aux lisières de l'anéantissement.  Quelques mètres plus loin, c'est un énorme chevesne qui part avec une Stone Fly au coin du bec. C'en est trop. Je décide en signe de protestation de finir la sortie en première catégorie. Où je crapahuterai dans les hautes herbes pleines de tiques pour ne pas avoir, chaleur tropicale oblige, la moindre touche. Bon, j'y récupère une cuillère pendant à une branche, ce qui fait une maigre consolation. 



mardi 21 avril 2026

YPC Bank 2026 aka Yolo Pinsator Cup Swamp of the Poitou Édition

Disons les choses : ce blog ronronne, s'installe dans une confortable routine à force d'empilages casaniers de poissons rétifs. J'ai trouvé un rythme de croisière, certes, mais les limitations d'usages concernant les leurres m'obligent à rester toujours un peu dans la même gamme. Or ce n'est plus tenable, il est temps de changer, grand temps même à quelques jours de l'ouverture. C'est pourquoi j'ai décidé d'installer un peu de vigueur, de péripéties, bref de testostérone en ébullition afin de reconquérir un public de jeunes actifs à fort pouvoir d'achat. Ou du chat, c'est selon...

C'est donc en compagnie de la Terreur de la Chézine, le Napoléon de la teigne à hélice, Benoit quoi, que nous sommes descendus en terres maillochistanaise pour une compétition de haute volée !!! Nous aurions pu être trois mais hélas, le célèbre Bourreau de la Boutonne a été contrôlé positif au Zizi Coin-Coin et s'est donc retrouvé suspendu à titre conservatoire. Espérons que la sanction sera levée d'ici samedi prochain car une ouverture sans ce champion légendaire aurait autant d'intérêt qu'un brunch avec Raphael Glucksman...


Pour débuter la journée, c'est l'improvisation qui domine puisque nous commençons sur un autre spot que celui prévu (sans le savoir, nous avons eu raison car celui visé au préalable était bien boulé). Il fait bien frisquet, le vent de nord-est est soutenu et l'eau est cristalline. Une heure sera nécessaire avant que je puisse enfin ouvrir le compteur avec un rotengle à la LarvaZ !!! Ouf, on a failli attendre.

Je rejoins Benoit sur la berge en face où il harcèle avec une louable insistance en proposant une teigne artificielle à des cyprinidés dubitatifs. Je le dépasse en le laissant à ses machiavéliques projets pour (difficilement) entamer une série de petits chevesnes toujours à la Larvaz montée sur une tête plombée 0,3 grammes. On est clairement dans la traque du spécimen ou je ne m'y connais plus !!!


Au bout de quelques centaines de mètres, je fais demi-tour et, repassant évidemment sur tous les spots raclés à l'aller, je change de leurre souple en optant pour une larve aliexpress de basse extraction. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle plait aux poissons du coin !!!

 
C'est plutôt pas mal étant donné le vent agaçant qui entrecoupe de ses rafales les dérives déjà hasardeuses de nos petits leurres. Je finis par retrouver mon compère et là, nous échangeons nos impressions de baroudeurs des pampas : Benoit a 8 rotengles au compteur, moi seulement 3 mais j'ai une bonne douzaine de chevesnes pour compléter.
 

Sur le chemin qui nous ramène à la voiture, je dégaine le joker Tanta, autorisé dans ce département précis, et j'étoffe ma série avec une perche et plusieurs autres petits poissons.


Le Tanta me ramène mène un kiki bass surgi de nulle part... Il est presque midi, nous pêchons depuis trois heures et j'ai péniblement atteint puis dépassé la vingtaine de pin's. Il est temps donc de nous restaurer et de souffler un peu avant d'entamer la seconde partie de cette joute impitoyable entre mythomanes compulsifs champions de pêche sportive...


Le repas pris à l'ombre d'une haie, à deux pas du fleuve tranquille, nous permet de repartir sur des bases nouvelles : le secteur est moins bien fourni en herbiers, le soleil tape dur, ça n'annonce pas une pêche facile.



Nous commençons par faire fuir les rares perches-soleil visibles. Bravo, ça part fort. Au fur et à mesure que nous progressons le long de la berge, nous n'avons pas une touche. Cool... Il faut attendre l'ombre portée du premier arbre rivulaire pour voir une perche !!!


Mais ça ne bouge pas du tout de chez pas du tout. Benoit reste en arrière à peigner méticuleusement les spots, moi, je fonce au bout du parcours, à la limite d'un terrain privé et là,  miracle, je prends le plus beau poisson de ces contrées. Hourra.
 

Nous rebroussons donc chemin à la limite de la dépression nerveuse pour explorer sans trop de conviction la berge dans l'autre sens quand j'ai une inspiration magistrale en retrouvant au fond de ma musette ma dernière Stone Fly Fish Up tenant à peu près sur une tête plombée minuscule. Là, au milieu du fleuve, un énorme chevesne se met à suivre la fausse larve dérivant doucement et...Paf !!! C'est un autre qui lui grille la politesse et gobe le leurre !!! Ferrage de samourai sous EPO et combat musclé en XUL !!! Le chevesne, gras comme un sénateur de droite qué s'appellerio Gérard, finit dans l'épuisette qu'opportunément Benoit a dégainé avec sa maestria coutumière. C'est alors que nous réalisons un enchaînement gaguesque des plus remarquables. Benoit se propose de me prendre en photo avec le monstre, j'opine et lui tend mon téléphone alors que je suis agenouillé sur une passerelle d'une fiabilité plus douteuse que la neutralité éditoriale de France Info. La suite se devine... Je me saisis du poisson, je glisse et celui-ci retourne à l'eau par ses propres moyens pendant que je me rape le genou en tentant un impossible geste de rattrapage. Damned. Bon, on est évidemment morts de rire et puis ça m'évite une lourde pénalité vu que le règlement du YPC interdit formellement la prise de poissons de plus de 20 centimètres sous peine de lourdes sanctions. 



Quelques dizaines de mètres plus loin, rebelote mais là, c'est une jolie perche qui finit par casser et partir avec ma dernière Stone Fly. Je suis dégoûté et je me décide donc à monter un Tanta 25 pour me passer les nerfs sur les ablettes. Pendant ce temps, Benoit, lui, traverse un temps faible : pas une touche depuis un bon moment. Le truc terrible qui arrive à un moment à tout pêcheur, on perd on ne sait comment le mojo et on se retrouve à essayer plein de trucs sans parvenir à retrouver le fil. Quand on est tout seul encore, on peut faire une pause, se reposer, réfléchir mais quand on pêche à côté d'un gros gougnafier qui harcèle tout ce qui nage en bordure à l'hameçon de 16, c'est une torture !!!


Au bout de deux heures à ce régime cruel, nous décidons de lever le siège alors que Benoit vient de prendre enfin un kiki bass salvateur et repartons gaillardement vers le premier spot. Maintenant qu'il fait plus chaud, qui sait si les gros poissons ne vont pas sortir ?

Hélas, là aussi, la galère accompagne nos pas lourds et nous faisons une nouvelle pause à l'ombre tant le soleil agresse nos épidermes fragiles sans que les poissons ne se précipitent sur nos animations minimalistes et compensent ainsi notre cuisson continue.
Nous ne prenons que de rares cyprins avant de décider une audacieuse pirouette : descendre loin en aval. Ce qui va se révéler totalement désastreux puisque nous ne pêcherons même pas ces biefs bien marronnasses.

L'après-midi touche à sa fin. Que faire ? La réponse est limpide : se rabattre sur les valeurs sûres. Direction les barques à l'ombre desquelles quelques poissons vont se montrer plus coopératifs, d'autant que j'ai eu la bassesse de mendier à Benoit une Stone Fly !!!



Selon les standards des lieux, la pêche n'a pas été non plus hyper productive mais de barques en barques, le moral revient petit à petit en enchaînant les perchettes sur un rythme nonchalant... Le vent commence à faiblir, parfait...


La Stone Fly Fish Up, une fois de plus, montre toute l'étendue de son potentiel de séduction multi-espèces.


C'est donc sur ce dernier parcours ensoleillé que nous avons terminé la journée. La pêche n'a pas été facile, surtout à cause du vent. Mais nous avons pris un peu plus d'une soixantaine de poissons, avec parmi eux deux gros qui ont toutefois réussi à échapper à la photo par la faute de ma proverbiale maladresse. Le lendemain de pêche a été difficile, le physique ne suit plus à partir d'un certain âge, ma pauvre dame !!! Mais l'ouverture arrive et demain est un autre jour !!!
 

 

samedi 18 avril 2026

Coup du soir estival avant la lettre

Légèrement abruti par la chaleur et la fatigue accumulée depuis mon réveil aux aurores, j'ai dû faire une pause d'une petite heure en milieu d'après_midi sans oublier de me ravitailler en eau fraîche. De retour au bord de l'eau, j'ai eu la douloureuse surprise de trouver un de mes spots rentables squatté par deux vifeurs chenus. Enfin quand je parle de surprise, j'exagère un peu étant donné que j'avais vu ces deux estimables confrères pêcher depuis la berge d'en face un jour de la semaine. Comme ils n'avaient rien pris pendant que je sortais les rotengles à la chaîne, ils en ont donc tiré en toute logique les conclusions qui s'imposaient...

C'est le jeu !!! Touché mais pas coulé, c'est d'une botte vaillante quoique chauffée à blanc par le disque d'Aton que j'en suis allé vers un spot où je n'avais pas pour le moment tenté la moindre incursion au cours de cette "fermeture" (les guillemets s'imposent car appliquer le terme de fermeture à une période pendant laquelle on peut prendre des dizaines de poissons aux leurres artificiels chaque semaine, je ne sais pas pour vous mais pour moi, objectivement, on s'éloigne assez loin du concept...).

Ce nouveau spot s'est révélé accueillant et pour cause, les habitants n'y étaient pas encore prévenus contre l'usage public manifeste de mon petit leurre chaluteur de pin's !!! Seul l'état de délabrement physique du pêcheur a préservé les populations locales d'une décimation plus lourde...


Je n'ai pas compté le nombre de poissons pris ni celui de ceux décrochés en vol tant leur taille restait suffisamment réduite pour recracher en une nano seconde un hameçon de 12. Je crois toutefois que les attaques étaient au rendez-vous même si, une fois de plus, les prises sont restées d'un format raisonnable.

Curieusement, sur ce spot, j'ai eu un grand nombre d'attaques de micro-bass. Il n'y a pourtant pas si longtemps, une dizaine d'années ou un peu plus dans ma mémoire, on n'en prenait jamais sur ce bief. Bon, depuis il y a dû avoir des alevinages un peu partout. Sans trop de succès parfois, je me souviens de coins où certains étés, on y prenait des petits bass à la pelle sans que, les années suivantes, on n'en reprenne plus ou, au mieux, un ou deux de loin en loin. Le truc un peu paranormal de ces derniers temps, c'est aussi le fait que je ne prenne plus un chevesne alors qu'ils sont de très loin majoritaires sur le secteur...

Sans doute y a t'il un lien avec la présence marquée de silures de dix à vingt kilos sur ces biefs relativement exigus ? La présence de brochets et de sandres y étant moins qu'anecdotique, je ne vois qu'eux pour tenter d'expliquer l'absence de gros chevesnes, au moins en ce moment, ainsi que le manque de perches de taille moyenne mais bon, il s'agit là d'un ressenti personnel ne se basant sur rien de scientifique.

Qui sait si dans quelques semaines, ce blog ne débordera pas de chevesnes monstrueux arrachés à la quiétude de l'onde claire par un Bevy Pencil sournois ou un Chubby dévastateur ?


 

vendredi 17 avril 2026

Ça chauffe dur !!!

Youpi, c'est vendredi et en début d'après-midi, je suis enfin en vacances. Neuf jours de repos à la suite, il était temps. Autant commencer en avance les réjouissances et repartir plein d'enthousiasme pêcher les pin's à la larve magique !!! On ne change pas une équipe qui gagne, paraît-il...


Sans faire preuve d'une grande originalité, c'est vers les mêmes sites que je me tourne, toujours dans une optique d'économie d'énergie (rassurez-vous, je vais finir par m'émanciper un jour ou l'autre mais pour le moment, pas de grands espaces au progamme !!!).  La chaleur est déjà bien installée quand je commence à pêcher et autant l'avouer, ça ne mord pas des masses. Il me faut bien dix minutes pour leurrer le premier rotengle.

Les poissons sont bien timides, peut-être à cause du coloris du leurre, qui sait ? Mais c'est le seul que j'ai en stock donc il faut bien faire avec. La gent aquatique semble bien apathique toutefois. Il me faut finasser pour reprendre un peu de poiscailles, c'est plutôt poussif.


Contre toute espérance, une jolie perche surgit soudain hors de l'abri d'un nénuphar pour engamer la larve à la nage erratique !!! Enfin !!! J'ai failli attendre...


Rassuré par ce coup de chance, je reprends le parcours en sens inverse, sous un soleil qui me chauffe gentiment la couenne, dans l'inavouable dessein de remplir traitreusement mon quota de calicos dont au moins un exemplaire a connu une rencontre assez violente avec un petit sandre vu les marques de dents...

C'est reparti pour un rock-fishing d'eau douce car j'ai le vent de face, je ne lance qu'à deux ou trois mètres devant moi pour placer le leurre entre pierres et herbiers et ferrer à vue les poissons qui se ruent de temps en temps sur l'habile contrefaçon de bestiole. Habile, en effet, car imaginer à priori qu'un rotengle ploukistanais puisse succomber à la tentation de gober un leurre conçu au départ, j'insiste, pour leurrer les chinchards du Pacifique, on est devant un plan d'un machiavélisme exotique des plus achevés !!!


Au bout de deux heures de traque intensive du pin's de pré-canicule faisant suite à sept heures de labeur, j'aime autant vous dire que Pépère, il était bien cramé de l'épiderme, content de sa vingtaine de poiscaille arrachée de haute lutte et il s'est donc octroyé généreusement une pause fraîcheur avant de repartir pour un coup du soir...