lundi 18 mai 2026

Speedfishing 12

Quoi de plus rassurant, je vous le demande, que de retourner en coup de vent (froid en plus, le fumier) pendant ma pause matinale, taquiner les sempiternels mêmes poiscailles depuis le même coin de berge ? Car j'éprouve comme un besoin de remonter mon moral dévasté par un dimanche tragique. L'eau s'est éclaircie, le niveau a baissé... Ça va être dur donc.


Sans trop de surprise, effectivement, c'est compliqué.  Il fait pas mal froid, la capuche est de rigueur et surtout les touches sont rares. On sent que le coin est bien vide de poissons...


Il va être temps de sans doute renoncer à ce genre de micro-sorties. Au moins en journée, je pense. Dommage car ce secteur est le seul praticable en sneakers lorsque je dois m'occuper sainement pendant mes pauses...



En tout cas, ça sent trop fortement la fin de chantier. Il va sans doute falloir basculer en mode float-tube à un moment ou à un autre, sauf que dégager du temps pour ce genre d'expédition, ça, ce n'est pas gagné d'avance...


En attendant, j'ai renoué avec un (très) relatif succès, ce qui me console de l'expédition d'hier.




dimanche 17 mai 2026

Je hais les dimanches 2

Ça commence à ressembler à un running-gag mal embouché, cette histoire. Pensez-donc, j'étais tranquille, j'étais peinard, je bricolais des hair-jigs maison quand on ne sait pourquoi l'envie d'aller à la pêche s'est révélée la plus forte. J'étais pourtant en petite forme, les genoux mis à mal par le froid de la veille et peu convaincu par la météo visible. Ne tenant pas compte des nombreux signes avant-coureurs du désastre, je suis parti à l'aventure...

Ben, fallait pas !!! D'autant plus que, erreur fatale, je change de plan en cours de route et me retrouve sur un secteur battu par le vent et de très longue date peu productif en début de saison. À contrecœur, j'y pêche sans aucune conviction une petite heure puis m'en retourne, ne m'accordant qu'un bref arrêt sur un autre spot mais là aussi sans le moindre succès dans le vent glacé.

Inutile de tergiverser, la bredouille était assurée. Une seule touche,  si je puis dire : un chevesne d'une douzaine de centimètres décroché à l'AR-S Blux.  Autant dire rien pour rester honnête. Point positif, ça ne m'a gâché qu'un peu plus de deux heures, trajet compris. Ce qui m'a donné le temps pour continuer mon rangement de matériel et remettre en état ma dernière trouvaille, un WXM 50 coulant. J'espère désormais que la météo va s'arranger car franchement se les geler au bord de l'eau à la mi-mai, ça ne fait pas rêver...




samedi 16 mai 2026

Samedi polaire

En règle générale, je ne pêche pas ou peu le samedi. Pourtant, depuis l'ouverture, je ruse un peu en laissant traîner dans le coffre de mon somptueux véhicule un ou deux combos destinés à traquer avec détermination les pin's indigènes survivant contre toute logique dans les eaux pourtant de longue date saccagées par les adeptes obtus de la FNSEA. Bien évidemment, je pêche du bord n'ayant pas plus d'une heure disponible le matin. Après un moment de flottement compréhensible eut égard à la température ambiante, je me suis décidé pour un petit spot ne payant pas de mine mais où j'estimais pouvoir prendre sans coup férir quelques poissonnets frigorifiés.

Je décroche bien sûr les trois premières touches avant de magnifiquement débredouiller grâce à une perche d'une taille respectable, enfin respectable surtout par rapport à celle d'un vairon de trois semaines. Je sens l'affaire mal engagée, il me reste encore trente minutes de pêche et je ne vois pas comment m'en tirer honorablement. Heureusement, à quelques mètres de moi, se déclenche une chasse discrète au milieu des timides herbiers. Dans le doute, je monte le Pencil 47 Adam's récemment récupéré aux branches et je commence un walking the dog tout en délicatesse quand BOUM, ça tape et c'est pas content du tout !!!


Oh Bonne Mère !!! Un aspe et je suis encore en XUL à faire le malin. Sans compter que, fatalitas, je n'ai pas pris mon épuisette et que je vacille sur des cailloux recouverts d'algues filamenteuses plus glissantes que les assertions des participants d'un plateau de Cnews après l'apéro... Sauf que pour une fois, tout se passe bien, ni plongeon, ni fracture, ouf. Pour un leurre gratuit, il assure, je trouve.


Sur le chemin du retour à mes occupations programmées, j'avise un groupe de chevesnes baguenaudant innocemment sous le soleil hésitant. Ni une ni deux, patatage !!! Et vlan, malgré mon animation minimaliste de l'engin, un chevesne se laisser arnaquer. 


En rentrant le soir, je m'arrête sur trois spots mais sur deux autres rivières que celle du matin (surtout dans l'inavouable dessein de récupérer des leurres aux branches...) mais l'eau est encore bien marronnasse et je ne prends qu'une perche au Arawuna Supercontinent. 

Petite pêche donc mais objectivement inespérée quand on ne méconnait point le contexte. Il fallait vraiment en vouloir pour sortir aujourd'hui. Honnêtement, je n'aurai jamais tenu la journée entière.

 


 


vendredi 15 mai 2026

Sortie périlleuse

Finalement, comme d'habitude ou presque, à l'issue d'une matinée laborieuse, consacrée à désespérément inventer un système de rangement rationnel de mon matériel de pêche, j'ai mis à la truffe à l'orée du terrier. Snif, snif ? Oh oh... On dirait bien que la mousson annoncée va faire pschit... Allez, c'est parti, tentons un coup de pêche. Je passe rapidement sur un spot de proximité mais l'eau est encore boulée et surtout semble trop froide pour que ça morde. Seule une perche se laisse prendre avant que je ne décide de changer de plan.



Je m'en vais vers un parcours où je n'ai pas mis les bottes depuis dix ans. Incroyable. Autant le dire tout de suite, j'ai eu tout le temps du monde pour me souvenir des motifs de ce boycott...



Déjà il n'y a pas d'eau, ce qui revêt toujours un aspect problématique lorsque l'on a pour objectif de pêcher à la ligne. Il me faut une bonne heure pour enfin prendre un poisson et surtout quel poisson !!!

                  


Impossible de pêcher correctement les rares gros chevesnes que je peux voir au ras de la berge d'en face car je dois descendre dans ce qui reste du lit de la rivière et devenir ainsi visible à des kilomètres.  Je me résouds donc à tenter de gratter quelques perches entre les cailloux...


Ouille !!! En XUL, ça déménage un peu mais le bougre finit dans l'épuisette non sans avoir mis à mal par ses cabrioles l'hameçon neuf ornant ma Luxor Vogue vintage. Ce sera le seul moment un poil palpitant de l'escapade...



La suite sera sans éclat. Un triplé de perchettes au I-Bull dans un petit courant sur le chemin du retour cachera un peu la misère. 


Et pour finir toujours sans la moindre étincelle de gloire, un petit chevesne se fera arnaquer par une Aglia 0 customisée. On est à des années-lumière des standards de jadis qui faisait le charme de cette rivière...



Au final, le seul point positif de cette sortie(si l'on met de côté l'élimination définitive d'un point de chute halieutique) restera le fait que le déluge annoncé s'est réduit à quelques gouttelettes...






jeudi 14 mai 2026

Après-midi productive

En début d'après-midi, reposé, sustenté, le Pencil 47 récupéré en fin de matinée verni et équipé d'hameçons neufs, il est temps de retourner au bord de l'eau !!! J'opte avec un certain panache, on peut le dire, pour un spot délaissé depuis longtemps car trop fréquenté. Je mise à vrai dire sur la pluie annoncée pour faire le vide. Désireux de tester le leurre récupéré, je tente un lancer parallèle à la berge et...Zut...Poisson au premier lancé. Ouille. D'ordinaire, c'est l'assurance de ne plus rien prendre sauf que...

Les poissons ont décidé de ne pas respecter du tout la tradition manifestement. Je passe à l'Aglia 0 et le festival commence sous une légère bruine...
 

Chaque lancé me rapporte une perche, c'est complètement dingue, une véritable frénésie...



Elles ne sont pas énormes mais j'ai beau les remettre à l'eau dans mes pieds, leur voracité ne faiblit pas !!!



La pluie tombe de plus en plus fort mais les perches s'en fichent royalement...



J'ai arrêté de compter les prises (et les décrochés !!!) car le nombre en devient indécent. 


Mais, fatalement, à un moment, je finis par décrocher la perche de trop et l'activité cesse d'un coup sur le spot. Je tente de ranimer la flamme en changeant de cuillère, en puisant dans le stock Vintage et ça repart timidement...   
 

Cette vieille ferraille ne possède décidément que des qualités. Elle me permet de finir de ratisser le haut-fond entrepris depuis le début de la session. En passant entre les herbiers et les rochers, elle aussi débusque son quota de voraces...

J'arrive alors à une partie de la rivière plus profonde mais sans excès non plus. Dans le doute, je me mets à tester les petits crankbaits aliexpress achetés l'automne dernier pour les chevesnes de Loire. Ay caramba, encore raté !!!


Un bass dans l'épuisette, ce n'était le jour le plus évident pour en voir un. Je continue avec le petit crankbait jusqu'à reprendre une perche mais visiblement il ne descend pas assez à mon humble avis.


Pas de problème, j'ai aussi des crankbaits qui plongent plus. Et hop !!! Premier sandre de l'année !!!


La pluie a entre-temps cessé, ce qui provoque l'arrivée de quelques spécimens de "pêcheurs" peu recommandables, le genre à vous pêcher dans les pieds, insister lourdement dans la passe à poissons ou à gratter distraitement dans la réserve. Des blaireaux, quoi... Mais il en faut plus pour impressionner un boucanier de ma trempe. Plus les fâcheux s'obstinent à me mettre la pression pour que je dégage en leur laissant l'usufruit du hot-spot présumé, plus je m'accroche avec une tenacité dont l'ADN hésite entre la bernique et Manuel Valls. Pire, j'enchaîne les poissons sous les mufles rougeauds des écornifleurs !!!


Non mais des fois, ils vont voir qui c'est Raoul !!! A ce stade là, je correctionne plus, je ventile. Le Kiddy 50 sort de la naphtaline et c'est parti pour le festival !!! J'avoue que je suis remonté car je ne supporte pas le manque de savoir-vivre de ce genre d'humanité gênante...


Ah qu'il est agréable de remettre à l'eau des poissons sous le regard furibond d'abrutis incapables de débredouiller. Bon, j'avoue que je suis resté beaucoup plus longtemps que prévu rien que pour le plaisir d'enchaîner les poissons afin de bien faire bisquer les emmerdeurs...


Je me suis même remis un moment au leurre de surface et, vous savez quoi, j'ai repris un bass avec le leurre dégoté le matin même. Quand ça veut rigoler, ça rigole... Pendant ce temps là, mes voisins étaient toujours broucouilles. Comme quoi, pêcher en réserve, parfois ça ne marche pas...


Mais les meilleures choses ont une fin. Les touches se sont raréfiées jusqu'à ce que je me retrouve dans l'obligation de passer à l'AR-S...


Puis au I-Bull... Bon, là, j'ai compris qu'il était le moment d'arrêter les frais.



Pour un jeudi de l'Ascension durant lequel je ne pensais pas trouver la motivation pour aller à la pêche, je pense que ce n'est pas si mal au final !!!