Pêche, nature & récriminations
mardi 24 mars 2026
lundi 23 mars 2026
De l'art d'accomoder les pauses
C'est lundi. Déjà. Retour à l'ordinaire. Cependant, aujourd'hui, j'ai bénéficié de plusieurs pauses dans la journée. La première m'a permis de me recharger en caféine et surtout de progresser un peu sur la customisation d'antédiluviennes ferrailles. Je compte m'en servir en XUL les jours de fortes chaleurs afin de vaincre les réticences de ma proie obligée, le nano-chevesne. Je sais, je sais mais on a les ambitions qu'on peut, hélas...
La seconde interruption temporaire d'aliénation salariée était un peu plus conséquente et j'en ai donc profité lâchement pour tester la fameuse Stone Fly sur une rivière différente, qui était restée jusqu'ici beaucoup trop haute et courante pour une pratique décente du XUL. Le niveau est bien baissé. Sur les bordures, j'ai pu observer les alevins de perches et de chevesnes (!) de l'année. Le réchauffement climatique a bien accéléré le processus de reproduction. En ce qui concerne le test, ça n'a pas été de la tarte. Peu de touches, des petits poissons (malgré le décrochage honteux d'un joli chevesne à la LarvaZ Zman, par manque de concentration...) et peu d'activité sur le spot.
dimanche 22 mars 2026
Pinsage dominical au frais
Autant l'avouer, les difficultés rencontrées la semaine dernière ne m'avaient pas incité plus que ça à fomenter une sortie dominicale à grand spectacle. J'envisageais plus prudemment un peu de bricolage à domicile sauf qu'en fin de matinée, j'avais bien avancé sur mes projets en cours. En début d'après-midi, malgré le vent frisquet, je suis donc parti par les chemins affronter ce qui ressemblait fort à une sortie périlleuse.
Certes, on est effroyablement loin de certains scores pléthoriques de perchettes qui sont en temps normal pratiquement la norme sur cette rivière. Toutefois, quand on considère les conditions météorologiques du jour, l'honneur est largement sauf.
vendredi 20 mars 2026
Chronique d'une semaine tragique
Nous nous étions quittés dimanche dernier en fin d'après-midi alors que je venais de vaincre la bredouille d'un Tanta d'élite, sûr de lui et dominateur. Lundi matin, grinçant des hanches, couinant des genoux, chose bancale et gémissante, j'ai dû faire face à une journée des plus harassantes. Mardi, rebelote. Inutile de le préciser, j'étais rincé, cuit, endolori.
dimanche 15 mars 2026
Opération "Lâché de Fauves"
Mieux vaut tard que jamais, c'est enfin l'ouverture de la truite, le moment symbolique et traditionnel du "début" de saison. Certes, les récents aménagements réglementaires font que la fermeture-couperet n'est plus une réalité mais bon, que voulez-vous, le deuxième samedi de mars reste une institution. Croyez-en les innombrables sujets passant à la télévision avec comme point d'orgue incontournable la célébrité locale torchée au Gévéor en train d'éviscérer une truite Arc-en-Ciel toujours vivante en éructant que c'est toujours ça que les Roumains auront pas...
L'après-midi fut aussi morose que le matin jusqu'à ce que le Spécialiste des lieux débredouille enfin avec une truite de la Béronne, prise exactement au même endroit où j'en avais pris une l'an passé. Il faut dire aussi qu'on a pas pu pêcher où on voulait car à chaque parking, il y avait trois, cinq voire dix véhicules. La dure loi du genre !!! Rentrés de bonne heure, c'est dans un état d'hébétude peu commun que, le diner expédié, nous sommes tombés de sommeil afin d'être en forme olympique dès l'aube du dimanche, non mais des fois... Et là, ce fut le drame. Grosse gelée, -3 degrés, autant repousser la pantalonnade jusqu'à ce que le soleil soit assez haut pour nous éviter le pire. En pure perte, hélas, car la rivière qui avait pris 20 centimètres dans la nuit de vendredi à samedi en a perdu 30 depuis et surtout, avec la baisse drastique des températures, s'est éclaircie en une vitesse foudroyante. Résultat des courses, pas un poisson "dehors".
Par contre, nous avons eu droit à un épisode cocasse : Ratatouille se prenant pour Indiana Jones, accroché à un des essuie-glaces de la Maillochemobile. Le rongeur aussi surpris que nous a lâché prise avant de rencontrer s'il avait poursuivi le co-voiturage jusqu'au bout un chat noir et blanc de notre connaissance mais il a sauté en marche, histoire de ne pas déranger. Comme d'habitude, quand ça ne mord pas, on s'énerve et c'est comme ça que j'ai laissé un Barn40 de brocante-pêche et 2 AR-S aliexpress en sacrifice aux Dieux de la Bredouille.
mercredi 11 mars 2026
Moins bien que lundi mais mieux que mardi !!!
Ce matin, la pluie tombait suffisamment drue pour que la perspective d'une après-midi au bord de l'eau s'éloigne. Une fois ma demi-journée de labeur acharné expédiée, le repas englouti, le café bu, je m'apprêtais à préparer en douceur le week-end "Bredouille, Mythomanie et Ivresse publique manifeste au Maillochistan " quand je me suis rendu compte que le soleil brillait de nouveau !!! Allez zou, tant que le litre de Super reste timidement sous les 3€, autant en profiter.
Et bien, contrairement à la grosse galère de mardi après-midi, malgré le vent encore plus soutenu, les poissons étaient plutôt coopératifs. Il fallait juste les trouver. Une fois localisés, en insistant au drop-shot light, les touches étaient franches. Le seul problème, c'était le vent qui emmenait la bannière.
mardi 10 mars 2026
Refroidissement soudain
Semaine faste !!! Et pas seulement pour les actionnaires Total, je tiens à le préciser. Après-midi de libre à partir de 14h30, ce qui me donne l'occasion de foncer vers les grands espaces ventrachous et ses petites rivières où l'usage de l'insecte artificiel aromatisé à la sauvage est autorisé !!! Cependant le fond de l'air est frais, les nuages bas et le soleil timide. Je mets du temps à trouver le rythme, décrochant plusieurs perchettes, un bass (!) et passant à deux doigts de la crise cardiaque en voyant un brochet maillé suivre mon insecte au ras du bord...
Un vent du nord commence à s'imposer et rend la pêche compliquée. Par chance, un rotengle m'épargne la bredouille tout en me remontant le moral. Rien à voir avec la sortie d'hier, je n'enchaîne pas les touches. On est plutôt dans la morosité assumée. Jusqu'à ce qu'une perche plutôt correcte engloutisse ma Stone Fly Fish Up...
Je continue encore un peu mais c'est dur. Très très très peu de touches et 100% de loupés, ça use. Heureusement, à force d'insister, un gardon se laisse ferrer gentiment. On est exactement à l'opposé d'hier. Peu de touches, énormément de ferrages ratés alors que la veille, c'était un festival. Je termine en agaçant sans succès un banc de perchettes à l'aplomb de la berge quand je vois glisser subrepticement entre les bouillées débutantes de nénuphars un...Brochet métré qui croque dans le tas sans vergogne. Oh pute borgne !!! Sur cette rivière, sur ce spot...Six semaines avant l'ouverture. Non, c'est trop dur.
Dégoûté, gelé, amoindri au delà du tolérable, j'ai donc pris la décision qui s'imposait. La sieste, vite !!!











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