dimanche 5 avril 2026

Dimanche sous la bruine

Pas de réglage du réveil samedi au soir, rien à foutre, je suis punk, je me lèverai quand je me lèverai épicétou. Évidemment, je me lève relativement tôt, dans un état moyen. Bon, bon, bon... Aller à la pêche, oui, d'accord mais où ? Heureusement, le génie tactique de Donald J. Trump et ses conséquences m'ont rendu la tâche plus facile. Pas loin, on va aller pas loin... Retour donc de presque bon matin sur le spot de jeudi et au deuxième lancé... Tintintin...Il est plus bredouille, Pépère !!!

Bien sûr, il faut confirmer ces débuts flamboyants et je m'y applique avec une détermination totale malgré le petit vent frisquet. Petit vent frisquet qui vire peu à peu au vent puis au vent bien chiant, ce qui me fait louper la majorité des touches...

J'arrive à prendre quelques perches tout de même mais avec un taux de ratés absolument indécent.

Après une belle série de ferrages loupés, je tente un truc : mettre un truc comme un leurre destiné au départ aux chinchards nippons. Et le plus étonnant, c'est que ça marche bien que je continue avec une effroyable efficacité à décrocher énormément de poissons...

Je commence à ne pas avoir chaud du tout car le vent, contrairement à ce qu'une météo optimiste prétendait la veille, n'a rien de doux, bien au contraire. Pire, une averse se déchaîne me poussant à laisser les pin's tranquilles et à retourner m'abriter dans mon coûteux bolide de collection. On est loin de la sortie triomphale...

Il va être temps de songer à changer de coin, histoire de voire ailleurs si le pin's y est plus conciliant. Je repars donc vers le sud en réfléchissant à toute vapeur. Finalement, j'arrête mon choix sur un coin accessible, peu profond et présentant divers types de postes (radier, pierres, bois morts...). Au bout d'un quart d'heure de route, je suis à pied d'oeuvre !!! Flemmard comme je suis, je garde le fameux micro-leurre et c'est parti...


Et là, le festival commence !!! Les rotengles sautent littéralement sur l'engin dès sa tombée dans l'eau.
 

Il n'y a pas de round d'observation, ça gobe au plouf comme on dit dans notre jargon de spécialistes.


Je vais ainsi prendre pas loin d'une dizaine de rotengles sous les mêmes branches basses, probablement fréquentées par un grand nombre d'insectes et de larves d'une maladresse fatale !!! L'air se réchauffe petit à petit, il était temps, le vent se calme, tout va mieux !!!



Incroyable comme ce petit leurre est apprécié par les cyprinidés du cru...


Après, bon, il s'agit aussi de poissons qui n'ont pas dû voir un pêcheur depuis novembre dernier...


Quant aux perches, elles répondent elles-aussi présent et ne mordent que sur ce petit leurre souple. J'ai essayé tout ce que j'avais un magasin mais il n'y en avait qu'un seul qui marchait aujourd'hui !!!


La grande majorité de mes prises a été constituée de perchettes vraiment petites mais il y a eu quelques exceptions (attention, je n'ai pas parlé de monstres non plus !!!).



Regonflé à bloc par ce carton de pin's, je pensais atteindre sans encombre la cinquantaine de petits poiscailles mais j'ai eu la mauvaise idée de finir sur un troisième spot sur lequel je n'ai pris que deux perches (et difficilement encore !!!). Je m'y suis gaufré aussi trois fois, finissant le cul dans l'eau, grâce aux cailloux gluants offerts par nos amis de la FNSEA 85. Il était donc temps d'arrêter là les pitreries.

Je m'en sors relativement bien avec un peu plus d'une trentaine de poissons et aucune fracture à déplorer.

 


 

jeudi 2 avril 2026

Avril en fanfare !!!

En ce premier jeudi du mois d'avril, à quelques encablures de la délivrance, ô joie, ô bonheur, le soleil était de retour à l'issue d'une matinée frigorifique. Encore timide, celui-ci est pourtant le bienvenu par ces temps de grisaille. C'est donc gonflé à bloc que je m'en suis allé à la pêche pendant les trois heures de pause avant de reprendre le chemin du salariat, snif snif...

J'ai débuté laborieusement car l'air était encore frais, l'eau encore plus (les waders PVC sont une référence pour le constater avec une marge d'erreur raisonnable...) et les poissons n'étaient pas visibles. Jusqu'à ce qu'un bass embusqué en bordure s'empare vigoureusement de mon petit leurre souple monté en drop-shot XUL. La délivrance !!! Bredouille sauvée, désormais place à la pêche chic & décontractée...


Bien sûr, quand je dis "décontractée", je sais que certains vont s'imaginer des choses... Pas trop décontractée tout de même, hein, sauf que l'on est jamais à l'abri de la voracité de certains pin's féroces !!!


Les choses en reste là au bout d'une heure, j'ai fait le tour du secteur et je n'ai pris que 2 bass et une petite perche. Bon, tirons-en les conclusions qui s'imposent et allons voir ailleurs si j'y pinse !!!


Et la réponse va vite m'apparaître. Le soleil est haut, l'air est chaud et je m'apprête à bien cartonner...



En effet, sur ce spot délaissé depuis l'été dernier, manifestement, les poissons n'ont pas vu un pêcheur depuis des lustres. Je rate touches sur touches en pêchant comme un bourrin mais par charité, sans doute, les poissons finissent par se piquer malgré mes manières de gros balourd. J'enchaîne les perches sans trop de problème, par contre, je décroche tous les poissons blancs avec une régularité désespérante.
 

Mais, alors que je faisais longer une souche immergée à mon petit insecte en plastique, je me prends une grosse attaque de brutasse. Enfin !!! Un chevesne honorable est au bout de la ligne et finit au fond de l'épuisette non sans m'avoir bien fait flipper car le fluoro 13/100° Caperlan que j'avais abouté me semblait d'un coup d'un seul bien fragile pour contrer ce genre de bestiau entre ronces et nénuphars !!!


Bien rassuré par ce combat féroce, j'ai poursuivi avec quelques perches avant de me faire sonner par le portable et de devoir retourner arracher la croissance avec les dents comme disait un délinquant récidiviste magyar de petite taille mais à grosse gourmette en or. Pour une fois, depuis le début de la fermeture, je crois que tous les insectes et larves utilisés ont pris au moins UN poisson. En effet, certains jours, il n'y en a qu'un ou deux qui prennent, les autres laissant indifférents les poiscailles du secteur.

Mais franchement, ce jeudi après-midi, c'est surtout la LarvaZ Zman qui a assuré en me rapportant la moitié des prises ou pas loin. Un week-end prolongé s'annonce et à priori, ça devrait me faire deux journées de pêche sauf contre-ordre ou litre de super à 5 euros. On en est peut-être pas là encore...

 


 

mardi 31 mars 2026

Le mardi, ça caille mais ça mord !!!

Par un coup de chance inespéré, j'ai en ce mardi mitigé toute l'après-midi vacante pour retourner faire le zouave au bord de l'eau. La matinée était plutôt frisquette, certes, mais à priori, on devrait dépasser les 15 degrés. Histoire de sortir un peu des sentiers battus (et d'économiser mes derniers exemplaires de Stone Fly en piteux état...), j'ai pris la saine résolution de muscler mon jeu et donc de sortir la Ryokan afin de monter en taille de leurre. Je commence finement en balançant un Ned Worm aliexpress simplement piqué par le nez et... Bordel... J'avais zappé le caractère strictement flottant du truc. Je le ramène donc en surface en lui donnant un effet vaguement engageant et...Paf...Un bass sorti de nulle part s'y pique une seconde avant de se décrocher sur une cabriole. Caramba, encore raté...

Après quelques essais de leurres souples plus gros que d'habitude, sans aucun succès, je sors d'une boite perdue de rangement depuis des années, une imitation d'insecte dont je ne m'étais jamais servi. Manifestement à tort car les poissons l'ont fortement appréciée.


On est, je vous l'accorde, un peu éloigné du coup de mes intentions de monter en gamme mais bon, c'est comme ça, la pêche, il faut savoir s'adapter quand les conditions s'avèrent difficiles !!!


Au final, alors que j'avais prévu de faire trois spots différents, je n'en ai pêché qu'un seul. Le vent n'était pas des plus agréables, la capuche du hoodie était tout sauf superflue et par un concours de circonstances assez rigolo, seul le leurre souple Insecte inconnu (commandé sur ali il y a des années maintenant mais resté rangé dans une boite...) a pris des poissons.



Pour être complet, un autre leurre (que je présenterai un autre jour) m'a rapporté des touches mais son volume relativement important dans le contexte a empêché les perches de s'y piquer.


Bon, une fois encore, on ne peut décemment pas classer cette sortie parmi les plus triomphantes de ces dernières années mais elle n'a pas viré à la catastrophe, ce qui n'était pas acquis vu la météo...

 


 

lundi 30 mars 2026

Ça souffle le lundi !!!

Deux heures de libres en début d'après-midi, c'était plus de temps qu'il ne m'en fallait pour une pêche de proximité. Il a plu le matin mais les températures remontent, ça devrait falloir le coup... Je n'ai pas le temps de tergiverser plus que ça. Les poissons sont là !!!

Tout commence bien sauf qu'un élément a été négligé : le vent. C'est qu'il souffle méchamment le bougre. J'ai repéré une petite troupe de bass en vadrouille et quelques chevesnes mais lancer dans leur direction en XUL avec des rafales de vent plutôt conséquentes, c'est comme jouer du clavecin avec des gants de boxe.

Malgré tout, je finis par prendre quelques poissons avant de changer catastrophiquement de coin. Là, le vent souffle encore plus fort et j'y rate un nombre de touches assez incroyable avant de lamentablement viander une perche "correcte" d'environ 20 centimètres ayant avalé ma LarvaZ jusqu'à l'estomac. Ouille.

C'est donc sur cette fausse note que s'est achevée cette micro-session inespérée...

 


 

dimanche 29 mars 2026

Suspense dominical

Agréablement poussé à l'insomnie samedi soir par le retour bruyant des motodidactes ruraux, ces farouches fils d'alcooliques de souche arborant fièrement coupe Edgar, fine moustache et regard bovin juchés sur leurs motocross au pot d'échappement aussi discret et mélodieux qu'une fanfare de vuvuzuelas, je n'étais pas dans une forme olympique au réveil.  Tant mieux me direz-vous avec justesse car ce matin, le gel était lui aussi de retour. Lourd. J'ai donc prudemment attendu le milieu de la matinée pour m'en aller explorer des coins inconnus. 


J'étais tout émoustillé à l'idée de découvrir d'autres terrains de jeu. Sauf que... Au bout de deux heures d'efforts, je n'avais pas vu un poisson, ne serait-ce qu'un petit chevesne en surface. Serait-ce parce que j'étais en tête de bassin, que la rivière est plutôt peu profonde et cernée de champs de colza ? Allons, allons, pas de conclusions hâtives... Peut-être que je referai un essai après l'ouverture, après tout.


Déjà bien déshydraté par le combo vent et soleil,  j'ai pris le temps de manger mes sandwichs tout en réfléchissant à comment ne pas finir bredouille. En constatant le peu d'eau minérale qu'il me restait, j'ai décidé de finir ,sans risquer le faux-pas, sur un spot "sûr". Je sais qu'il est peu envisageable que j'y prenne un gros poisson mais par contre, il y a beaucoup de cyprinidés en maraude sous les branches basses, guettant la bestiole maladroite. Mais j'ai un peu tout contre moi ce matin : pas bien réveillé, fatigué par la marche stérile qui a marqué le début de session, je casse trois bas de ligne dans les branches et surtout je décroche tous les poissons qui m'honorent de rares touches... D'autres, trempés dans un acier moins solide, auraient renoncé mais, bordel de merde de vérole de moine trapéziste, si vous me passez ce mouvement d'humeur bien compréhensible dans le contexte, je m'accroche contre vent & marée. La récompense finit par arriver. Un rotengle, plus bredouille, envoyez les couleurs !!!
 

Ouf. Je n'y croyais presque plus mais la bredouille est vaincue. C'est alors que je verse dans un coupable relâchement en décrochant plusieurs perchettes à la suite alors que j'hésitais sur l'intérêt de les prendre en photo. L'eau étant encore plus basse que vendredi, leur fuite éperdue ferme la gueule de leurs consoeurs. Damned. Heureusement que quelques rotengles se promènent en aval.
 

Je terminerais même à l'économie la sortie en pêchant avec une Stone Fly que j'avais perdue vendredi et que j'ai récupérée aux branches basses grâce au port de waders très bienvenus en cette occasion. Cependant, j'ai interrompu prématurément l'étalage de pin's car sans eau à boire, au soleil, ça devenait trop pénible pour un barbon dans mon état. Tournons nous désormais vers la semaine à venir et la fin de la "vaguelette" de froid... Qui a été fatale, la garce, à mes lombrics stockés, snif, snif... Mais on entre dans la dernière ligne droite. Courage !!!
 

 

vendredi 27 mars 2026

Aglagla

Mercredi après-midi, vaincu par la fatigue, j'ai ronflé comme un sénateur après une journée de randouillette. Jeudi, le vent glacial figeait ma déprimante pampa et me donnait une excellente raison pour rester au chaud à ourdir des plans machiavéliques pour entasser dans un avenir proche des myriades de pin's. J'avais prévu de continuer dans cette ceine casanière sauf que, trompé par le soleil avenant de la fin de matinée, je suis finalement ressorti pêcher une petite rivière du nord de la Vendée. N'allez pas croire que je développe avec l'âge une céniouzite carabinée me portant autant que faire se peut vers les verts pâturages acquis au fameux vicomte sinoque du Trou du Dingue, hein, il s'agit juste de profiter des largesses réglementaires offertes par la fédération de pêche 85, aucunement d'adhérer à une idéologie moyenâgeuse.

Une fois arrivé sur les bords de la dite rivière, le soleil s'était caché derrière un ciel bien gris et la température clémente n'était plus qu'un lointain souvenir. Le niveau de la rivière avait baissé assez significativement depuis mardi. Autant être clair, encore quelques centimètres de moins et on sera à l'étiage moyen de juillet, ça promet...

Malgré tout, j'ai commencé par un poisson au deuxième lancé, un petit rotengle amateur de Stone Fly, un de plus. Avec le refroidissement bien prononcé de ces derniers jours, les poissons étaient nettement moins actifs mais en pêchant lentement et faiblement plombé, les touches étaient au rendez-vous malgré tout.


Après, il fallait être patient. Le rythme des prises ne s'est pas emballé à un moment. Pire, plus j'avançais dans l'après-midi, plus les prises se sont révélées rares et surtout de plus en plus petites.


J'ai ainsi conclu la sortie avec une série de perchettes particulièrement rikiki mais à qui la Stone Fly ne faisait pas peur. 



J'ai eu beau insister avec méthode autour des tas de bois et des nénuphars poussant timidement, rien n'y a fait. Je n'ai pris que des petits poissons.
 

J'arrive vraiment au fond du fond des paquets de Fish Up. Là aussi, cruel dilemme : vais-je en commander en sachant que le prix du paquet est prohibitif (plus de 8 euros + les frais de port !) afin de boucler le mois qui reste avant l'ouverture ou sagement me réfréner ?


Je crois que je vais tergiverser sournoisement, d'autant qu'il me reste 3 paquets de LarvaZ Zman au frais...



Pour en finir avec cette sortie proprement dite, j'ai terminé avec les mains gelées. Pas étonnant vu que les 12 degrés annoncés à 14 heures s'étaient mués, les fumiers, en un petit 8 sur le coup de 18 heures.  Faut-il être un pinseur acharné pour supporter pareilles conditions, je vous le demande !!!
 

Bref, malgré des conditions plutôt contrariantes, j'ai pris pas mal de pin's finalement. Il n'aurait pas fallu qu'il fasse plus froid non plus car on était franchement limite au niveau de la caillante. Vivement que les températures remontent un peu...