lundi 4 mai 2026

Speedfishing 5

Après le dimanche vient le lundi. Enfin je joue à domicile !!! Terminés les rêves de gloire des expéditions lointaines. Place au besogneux domestique, au pinsage enraciné, au grattage millimétré de spots sur-viandés... Comme je commence à en prendre l'habitude, la pêche se déroule en deux manches : une courte le matin, rarement plus d'une heure, et une un peu plus longue l'après-midi. La sortie de la matinée commence plutôt bien, je rate une grosse cartouche au premier lancé. Ouille, j'espère que la malchance ne m'a pas suivi jusqu'ici... Le deuxième lancé répond favorablement à mes espoirs : une jolie perche a coffré mon spinnerbait WXM (oui, décidément j'ai mes habitudes !!!). 

Je rate quelques touches avant de revenir à une autre valeur sûre : l'AR-S Blux en 3,5 grammes agrémentée de son trailer maison en poils d'autruche albinos d'Alaska (si vous en trouvez sur aliexpress, vous avez le droit de porter un t-shirt Retailleau 2027, de rien, c'est cadeau). C'est pas bien gros mais ça suffit pour la petite heure de pêche sous une pluie fine à peine gênante. Repassant au spinnerbait, en l'occurrence une imitation aliexpress d'Area Lucky Craft, je pique un bass correct mais qui a la mauvaise idée de se décrocher à mes pieds. Vexé, je relance dans la même direction et... Bordel... Un silure le chope et me casse directement. Le deuxième en 8 jours... Va falloir faire gendarme !!!

L'après-midi, la pluie s'est peu à peu calmée (même si elle revient par instant) et je décide d'emblée de passer en mode leurres souples car à force de patater du leurre dur, je crains que les résidents du spot ne deviennent de plus en plus difficiles. Aussitôt dit, aussitôt fait, le Swing Impact 2" va au résultat direct !!!

Là encore, rien de bien impressionnant mais l'objectif reste d'aller à la pêche pendant ma pause et donc je ne peux m'éloigner outre-mesure. Ce spot est le plus proche et malgré tout, il y est possible d'y prendre quelques poissons pendant le trop bref laps de temps dont je dispose.


C'est vrai que c'est quand même pratique d'avoir des Swing Impact dans la musette. On lance, on contrôle vaguement la dérive du bouzin et paf. Un pin's.

Bon, pour être sincère, j'ai essayé aussi quelques leurres durs mais à part une petite perche à l'incontournable AR-S, en pure perte. Les poissons étaient sur leur garde. On les comprend, c'est la sixième journée depuis l'ouverture pendant laquelle ils se font harcelés par un maniaque !!!

Un petit leurre souple aliexpress a aussi rencontré un succès d'estime mais il m'a fait décrocher aussi beaucoup de petites perches un peu trop confiantes envers leurs capacités de goinfrerie.

L'eau était légèrement teintée sans plus mais le courant plus vif qu'en fin de semaine dernière...


Peut-être que cela a joué un rôle sur le moindre succès des leurres durs ?

En attendant, c'est plutôt plaisant de prendre du poisson assez facilement pendant sa pause.


Je ne sais pas si ça durera longtemps, certes, mais en attendant, j'en profite sans trop de scupules !!!


Voici un début de semaine qui me rembourse presque de mon calamiteux dimanche !!!




dimanche 3 mai 2026

Je hais les dimanches

Le dimanche, en temps normal, est la grosse journée-pêche de la semaine. Sauf quand vers 5 heures du matin, le bruit de l'orage est assez fort pour vous réveiller. Aïe. Cependant, une heure plus tard, les éléments ont l'air moins déchaînés. Allez, on va dire que ça se tente !!!


Mais l'optimisme est un leurre. Parti pour faire la tournée des bords de Loire, mon voyage tourne au cauchemar. La météo ne cesse de changer et je sue et grelotte au gré des précipitations et des emballements solaires. Les poissons profondément perturbés sont eux-aussi pénibles. J'ai ainsi égalé un triste record personnel : 12 poissons décrochés à la suite !!! Un truc absolument horrible, je ne le souhaite à personne à part à ceux qui laissent leurs blisters de leurres, des kilomètres de tresse et leurs cannettes vides au bord de l'eau évidemment. Ce n'est pas passé loin mais 8 perches, 3 chevesnes et 1 aspe m'ont ridiculisé proprement.



Bon, j'étais sans doute trop impatient de renouer avec la pêche en Loire. Va falloir patienter...
 

 




vendredi 1 mai 2026

Speedfishing 4

Si le compte est bon, j'ai pêché tous les jours depuis samedi dernier sans enregistrer la moindre bredouille. On peut donc estimer qu'en toute modestie, je suis un demi-dieu de la pêche à la ligne. Bon, de manière plus réaliste, j'ai aussi pris soin de ne pas pêcher trop gros. Levé à 6 heures du matin en ce premier Mai, je commence à ranger un peu mon matériel étant donné que ça commence à déjà être le souk sur l'établi avant de me dire Yolo et de me presser vers la rivière. Bizarrement, je suis tout seul alors que ce spot est un véritable aimant à pêcheurs du dimanche pouvant s'y garer à quelques mètres et ainsi éviter de mettre en péril leur santé vacillante. Je rate plusieurs touches avant d'enfin débredouiller glorieusement !!!

Bien, au moins ça, c'est fait. Dans ma frénésie d'essai des multiples leurres achetés durant les vide-greniers de la fermeture, je n'ai pas oublié les fameux Rocky Fly 2" Megabass achetés à un jeune pêcheur nantais. Un escroc de haute volée si vous voulez mon avis objectif car en ouvrant le paquet, les trois premiers shads sortis étaient plus proche du blob fondu que du podium du Bassmaster, nom d'un petit bonhomme ! Oui, Benoit, c'est de toi que je parle !!! Heureusement, les trois derniers sont encore bons pour le service et l'un d'entre-eux sera assez en forme pour leurrer une perchounette.
 

Les touches faisant place aux suivis sans suite puis à rien du tout, je sors le joker. Le Camion Smith. Ce qui a le don de remettre les choses dans l'ordre, non mais des fois...



Bien sûr, si ce petit crankbait sait à merveille déjouer la méfiance proverbiale des poissons du cru, il n'est pas en son pouvoir de les faire grandir... Pendant ce temps, quelques fiers chevaliers de la gaule ont ramené leur triste museau. Les mecs qui patatent du leurre à brochet sur un seuil où il reste trente centimètres de fond entre les cailloux, on sent tout de suite les spécialistes formés sur YouTube. Ce qui devait arriver arrive. L'un des professionnels s'accroche au fond et son collègue, homme pratique, coupe la tresse au briquet... Laissant ainsi quelques dizaines de mètres de lignes potentiellement mortelles pour les canards qui squattent l'endroit. J'attends que le duo de Prix Nobel évacue les lieux pour me ruer à la voiture chercher mes waders car je suis d'une effroyable pingrerie.



Que ne ferai-je pour un leurre gratuit ? En fait de leurre gratuit, je mets une heure à franchir les soixante mètres qui me séparent du lieu présumé du crash tant les cailloux, englués d'algues du plus beau caca d'oie, sont glissants. Arrivé sur le poste, je ne trouve pas le leurre à brochet. Mais par contre, je m'aperçois que ce que je prenais de loin avec ma vue basse pour de vagues herbiers est une saloperie de sac d'engrais découpé en tranche par les crues et maintenu par des cailloux. Ni une ni deux, je m'empresse de ramasser cette merde sauf que ça pèse une tonne, que le courant et les caillasses passées au savon noir made in FNSEA ne sont pas d'une grande aide. Je manque de perdre ma canne et mon moulinet. Bref, c'est une épopée écoterroriste de haute volée mais je finis par triompher sous les yeux de promeneurs éminemment déçus de ne pas avoir assisté à une noyade en direct.


Et là, pendant que je m'apprêtais à balancer le bordel à la poubelle... Miracle...Le leurre que j'avais perdu sur le silure mercredi...Il est là, accroché au filet de mon épuisette, ramassé par hasard à cause du poids des lambeaux du sac qui le faisait traîner sur le fond pendant que je pataugeais vers mon salut !!!


Voilà de quoi conclure sur une bonne note une matinée pas facile. En milieu d'après-midi, malgré la foule, la chaleur et mon état de fraîcheur contestable, je suis retourné défier la bredouille mais en sortant le combo XUL pour la première fois depuis l'ouverture. Et j'ai plutôt bien fait...



J'ai débredouillé assez vite grâce à un Whiz Gunki sorti du paquet acheté 10 centimes à un des multiples vide-greniers de la fermeture (j'en ai déjà parlé, non ?). Avec la petite tête plombée pointue, c'est plutôt sympa, on peut faire du Windo bonzai... Hélas, cette prise a longtemps été la seule. Plombé par la chaleur, j'avoue que je ne savais plus trop quoi faire. Heureusement qu'en faisant tourner tous les leurres de la boite, ça a finit par payer...


Oui, je sais, c'est pas bien de prendre des pin's mais aujourd'hui, c'était le calme plat.



J'ai même pris le premier poisson officiel 2026 au leurre de surface !!! 

 


 

jeudi 30 avril 2026

Speedfishing 3

Tant que les températures restent dans le tolérable en journée, j'en profite un maximum car mon emploi du temps me permet environ trois heures de pêche dans la journée. En matinée, ce n'est pas la folie, les poissons du spot doivent commencer à se méfier, il faut bien l'admettre, mais une perche est assez téméraire pour valider les nouveaux hameçons aliexpress ultra-violet machin tout ça. C'est petit mais ça compte !!!

Pressé par le chronomètre, je me contente de cette prise solitaire car j'ai prévu de revenir pêcher l'après-midi. J'ai décidé de changer de secteur et bien m'en a pris. En effet, je tombe sur des kiki-bass en folie, j'en prends une bonne dizaine dont celui-ci qui inaugure le paquet de Grubs Gene Larew du vide-grenier !!!

Les leurres durs n'avaient pas la côte. J'ai dû gratter au leurre souple entre les herbiers. Il y a encore de la place entre eux, pas besoin de sortir le texan pour l'instant mais ça ne devrait pas tarder si on en juge aux niveaux d'eau...


Je n'avais emmené que quelques paquets de souples qui ont tous pris au moins un poisson. Cela dit, il n'y a rien d'extraordinaire car je n'avais trimballé que des valeurs sûres dont le Arawuna version Supercontinent.

Mais sans trop de surprise, à vrai dire, c'est le Swing Impact 2" qui m'a rapporté la moitié des prises de l'après-midi. Bon an mal an, c'est LE leurre à avoir avec soi en début de saison et jusqu'en janvier en fait !


La chaleur était bien moite en cette fin de session, montée d'orage et de pleine lune. Mais conclure avril avec quelques poissons, ça rassure un peu le pêcheur même si ce dernier commence à s'inquiéter de tout.
 

 

mercredi 29 avril 2026

Speedfishing 2

En toute logique, si j'avais débauché plus tôt, la partie de pêche se serait déroulée un peu plus loin. Mais après un café corsé et le temps de me préparer, l'après-midi est déjà trop entamée pour m'en aller courir l'aventure dans des marigots lointains. Il me faut donc retourner poncer les spots d'extrême proximité. Et ça commence fort. Premier lancer dans le courant d'un seuil avec un leurre maison, une lame vibrante coloris perche agrémentée d'une armature de spinnerbait et... Boum... Silure !!! Le drame car je suis évidemment en 20/100°. Le peu de profondeur du coin me permet de jauger la bête, 20/25 kilos à vue de truffe, je n'avais donc aucune chance de l'échouer. Réveillé par cette entrée en matière tonitruante, je me perds pourtant vite en n'enregistrant plus une seule touche pendant deux heures, consacrées à essayer tous les spots des environs en mode Speedfishing. C'est au troisième spot qu'enfin je bats la bredouille grâce à un Swing Impact 2" qui a su convaincre un petit chevesne.


Le triomphe m'enivre quelques instants avant que j'opte pour une valeur sûre : le désormais célèbre WXM Caperlan Fire Tiger !!!


En quelques tentatives de lancés dans le bouillon du seuil, j'y vais de mon triplé de bass. À la suite de deux heures de capot absolu, c'est la fête ou assimilé !!!


Certes, les tailles des captures sont allées en décroissant,  c'est indubitable. 


Mais encore une fois, si l'on n'a pas conscience que quelques minutes auparavant, le pêcheur avait déjà admis la perspective d'une bredouille comme inéluctable...


On ne peut saisir toute l'intensité orgasmatique qui transforme à cet instant précis le visage du pêcheur, outrageusement ravagé par l'Anjou Village, en un masque de chérubin dodu et rosâtre, guetté par l'expectase.


En finissant par deux perches dont une au crankbait Peanut Junior Daiwa, il était temps de plier, d'autant plus que les moustiques étaient en train de se réveiller...



mardi 28 avril 2026

Speedfishing 1

Et revoici le temps non pas des rires et des champs ni des monstres gentils mais des séquences de speed-fishing arrachées de justesse mais avec hardiesse à l'oppression cruellement chronophage d'un capitalisme sauvage. Encore bien échaudé des caresses solaires, je suis parti à 7 heures du matin travailler en short-cargo et t-shirt. Sensation fraîcheur garantie !!! À 10 heures du matin, par contre, pour ma petite heure de pêche, je gèle sur place. J'aurai dû emmener une petite laine, bordel...


Il fait officiellement 14 degrés mais sans soleil, sous les nuages avec un fort vent d'est, je claque des dents en cadence. Par chance, je débredouille assez vite avec un kiki bass, suivi d'une mini perche. Ouf, je reste dans ma zone de confort halieutique malgré le blizzard !



J'insiste un chouia avec le leurre à succès de la veille et au moment de repartir gagner mes maigres émoluments, une perche un peu plus imposante s'empare du spinnerbait à succès, la hype de ce début de saison ligérien.


En début d'après-midi, j'ai deux heures vacantes pour retrouver le bord de l'eau. Total changement d'ambiance : il fait chaud, le soleil brûle ma couenne et l'eau s'est relativement éclaircie. En fait, elle est basse donc le moindre rayon de soleil indique sans risque d'erreur le nombre exact de cailloux posés au fond.


J'ai un peu changé le contenu de ma musette et bien m'en a pris puisque c'est une AR-S Blux dotée d'un trailer maison qui va me ramener la plus belle perche. Après plusieurs décrochages, un changement de coloris suffira pour prendre une autre perche malgré le cagnard.
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le vent s'est levé de nouveau et je galère mucho mucho pour manœuvrer correctement les leurres. Je loupe lamentablement plusieurs perches correctes au poisson-nageur coulant avant de ramasser un petit chevesne qui traînait dans le coin.


La chaleur est écrasante. Je suis donc contraint, ne serait-ce que pour ne pas fondre, d'aller pêcher à l'ombre. Mais les niveaux d'eau sont trop bas pour me permettre de pratiquer une approche en toute discrétion. Je fais, à mon grand désarroi, fuir quelques beaux chevesnes. Il me faudra essayer un poisson-nageur offert par le Président-Dictateur-Général du Maillochistan pour enfin retrouver le chemin du succès et un ersatz d'estime de moi-même...


Cela dit, je ne sais pas comment ça va tourner. Les rivières donnent déjà des signes peu encourageants. Nous ne sommes même pas en mai et déjà la sécheresse montre le bout de son sale nez...