mardi 31 mars 2026

Le mardi, ça caille mais ça mord !!!

Par un coup de chance inespéré, j'ai en ce mardi mitigé toute l'après-midi vacante pour retourner faire le zouave au bord de l'eau. La matinée était plutôt frisquette, certes, mais à priori, on devrait dépasser les 15 degrés. Histoire de sortir un peu des sentiers battus (et d'économiser mes derniers exemplaires de Stone Fly en piteux état...), j'ai pris la saine résolution de muscler mon jeu et donc de sortir la Ryokan afin de monter en taille de leurre. Je commence finement en balançant un Ned Worm aliexpress simplement piqué par le nez et... Bordel... J'avais zappé le caractère strictement flottant du truc. Je le ramène donc en surface en lui donnant un effet vaguement engageant et...Paf...Un bass sorti de nulle part s'y pique une seconde avant de se décrocher sur une cabriole. Caramba, encore raté...

Après quelques essais de leurres souples plus gros que d'habitude, sans aucun succès, je sors d'une boite perdue de rangement depuis des années, une imitation d'insecte dont je ne m'étais jamais servi. Manifestement à tort car les poissons l'ont fortement appréciée.


On est, je vous l'accorde, un peu éloigné du coup de mes intentions de monter en gamme mais bon, c'est comme ça, la pêche, il faut savoir s'adapter quand les conditions s'avèrent difficiles !!!


Au final, alors que j'avais prévu de faire trois spots différents, je n'en ai pêché qu'un seul. Le vent n'était pas des plus agréables, la capuche du hoodie était tout sauf superflue et par un concours de circonstances assez rigolo, seul le leurre souple Insecte inconnu (commandé sur ali il y a des années maintenant mais resté rangé dans une boite...) a pris des poissons.



Pour être complet, un autre leurre (que je présenterai un autre jour) m'a rapporté des touches mais son volume relativement important dans le contexte a empêché les perches de s'y piquer.


Bon, une fois encore, on ne peut décemment pas classer cette sortie parmi les plus triomphantes de ces dernières années mais elle n'a pas viré à la catastrophe, ce qui n'était pas acquis vu la météo...

 


 

lundi 30 mars 2026

Ça souffle le lundi !!!

Deux heures de libres en début d'après-midi, c'était plus de temps qu'il ne m'en fallait pour une pêche de proximité. Il a plu le matin mais les températures remontent, ça devrait falloir le coup... Je n'ai pas le temps de tergiverser plus que ça. Les poissons sont là !!!

Tout commence bien sauf qu'un élément a été négligé : le vent. C'est qu'il souffle méchamment le bougre. J'ai repéré une petite troupe de bass en vadrouille et quelques chevesnes mais lancer dans leur direction en XUL avec des rafales de vent plutôt conséquentes, c'est comme jouer du clavecin avec des gants de boxe.

Malgré tout, je finis par prendre quelques poissons avant de changer catastrophiquement de coin. Là, le vent souffle encore plus fort et j'y rate un nombre de touches assez incroyable avant de lamentablement viander une perche "correcte" d'environ 20 centimètres ayant avalé ma LarvaZ jusqu'à l'estomac. Ouille.

C'est donc sur cette fausse note que s'est achevée cette micro-session inespérée...

 


 

dimanche 29 mars 2026

Suspense dominical

Agréablement poussé à l'insomnie samedi soir par le retour bruyant des motodidactes ruraux, ces farouches fils d'alcooliques de souche arborant fièrement coupe Edgar, fine moustache et regard bovin juchés sur leurs motocross au pot d'échappement aussi discret et mélodieux qu'une fanfare de vuvuzuelas, je n'étais pas dans une forme olympique au réveil.  Tant mieux me direz-vous avec justesse car ce matin, le gel était lui aussi de retour. Lourd. J'ai donc prudemment attendu le milieu de la matinée pour m'en aller explorer des coins inconnus. 


J'étais tout émoustillé à l'idée de découvrir d'autres terrains de jeu. Sauf que... Au bout de deux heures d'efforts, je n'avais pas vu un poisson, ne serait-ce qu'un petit chevesne en surface. Serait-ce parce que j'étais en tête de bassin, que la rivière est plutôt peu profonde et cernée de champs de colza ? Allons, allons, pas de conclusions hâtives... Peut-être que je referai un essai après l'ouverture, après tout.


Déjà bien déshydraté par le combo vent et soleil,  j'ai pris le temps de manger mes sandwichs tout en réfléchissant à comment ne pas finir bredouille. En constatant le peu d'eau minérale qu'il me restait, j'ai décidé de finir ,sans risquer le faux-pas, sur un spot "sûr". Je sais qu'il est peu envisageable que j'y prenne un gros poisson mais par contre, il y a beaucoup de cyprinidés en maraude sous les branches basses, guettant la bestiole maladroite. Mais j'ai un peu tout contre moi ce matin : pas bien réveillé, fatigué par la marche stérile qui a marqué le début de session, je casse trois bas de ligne dans les branches et surtout je décroche tous les poissons qui m'honorent de rares touches... D'autres, trempés dans un acier moins solide, auraient renoncé mais, bordel de merde de vérole de moine trapéziste, si vous me passez ce mouvement d'humeur bien compréhensible dans le contexte, je m'accroche contre vent & marée. La récompense finit par arriver. Un rotengle, plus bredouille, envoyez les couleurs !!!
 

Ouf. Je n'y croyais presque plus mais la bredouille est vaincue. C'est alors que je verse dans un coupable relâchement en décrochant plusieurs perchettes à la suite alors que j'hésitais sur l'intérêt de les prendre en photo. L'eau étant encore plus basse que vendredi, leur fuite éperdue ferme la gueule de leurs consoeurs. Damned. Heureusement que quelques rotengles se promènent en aval.
 

Je terminerais même à l'économie la sortie en pêchant avec une Stone Fly que j'avais perdue vendredi et que j'ai récupérée aux branches basses grâce au port de waders très bienvenus en cette occasion. Cependant, j'ai interrompu prématurément l'étalage de pin's car sans eau à boire, au soleil, ça devenait trop pénible pour un barbon dans mon état. Tournons nous désormais vers la semaine à venir et la fin de la "vaguelette" de froid... Qui a été fatale, la garce, à mes lombrics stockés, snif, snif... Mais on entre dans la dernière ligne droite. Courage !!!
 

 

vendredi 27 mars 2026

Aglagla

Mercredi après-midi, vaincu par la fatigue, j'ai ronflé comme un sénateur après une journée de randouillette. Jeudi, le vent glacial figeait ma déprimante pampa et me donnait une excellente raison pour rester au chaud à ourdir des plans machiavéliques pour entasser dans un avenir proche des myriades de pin's. J'avais prévu de continuer dans cette ceine casanière sauf que, trompé par le soleil avenant de la fin de matinée, je suis finalement ressorti pêcher une petite rivière du nord de la Vendée. N'allez pas croire que je développe avec l'âge une céniouzite carabinée me portant autant que faire se peut vers les verts pâturages acquis au fameux vicomte sinoque du Trou du Dingue, hein, il s'agit juste de profiter des largesses réglementaires offertes par la fédération de pêche 85, aucunement d'adhérer à une idéologie moyenâgeuse.

Une fois arrivé sur les bords de la dite rivière, le soleil s'était caché derrière un ciel bien gris et la température clémente n'était plus qu'un lointain souvenir. Le niveau de la rivière avait baissé assez significativement depuis mardi. Autant être clair, encore quelques centimètres de moins et on sera à l'étiage moyen de juillet, ça promet...

Malgré tout, j'ai commencé par un poisson au deuxième lancé, un petit rotengle amateur de Stone Fly, un de plus. Avec le refroidissement bien prononcé de ces derniers jours, les poissons étaient nettement moins actifs mais en pêchant lentement et faiblement plombé, les touches étaient au rendez-vous malgré tout.


Après, il fallait être patient. Le rythme des prises ne s'est pas emballé à un moment. Pire, plus j'avançais dans l'après-midi, plus les prises se sont révélées rares et surtout de plus en plus petites.


J'ai ainsi conclu la sortie avec une série de perchettes particulièrement rikiki mais à qui la Stone Fly ne faisait pas peur. 



J'ai eu beau insister avec méthode autour des tas de bois et des nénuphars poussant timidement, rien n'y a fait. Je n'ai pris que des petits poissons.
 

J'arrive vraiment au fond du fond des paquets de Fish Up. Là aussi, cruel dilemme : vais-je en commander en sachant que le prix du paquet est prohibitif (plus de 8 euros + les frais de port !) afin de boucler le mois qui reste avant l'ouverture ou sagement me réfréner ?


Je crois que je vais tergiverser sournoisement, d'autant qu'il me reste 3 paquets de LarvaZ Zman au frais...



Pour en finir avec cette sortie proprement dite, j'ai terminé avec les mains gelées. Pas étonnant vu que les 12 degrés annoncés à 14 heures s'étaient mués, les fumiers, en un petit 8 sur le coup de 18 heures.  Faut-il être un pinseur acharné pour supporter pareilles conditions, je vous le demande !!!
 

Bref, malgré des conditions plutôt contrariantes, j'ai pris pas mal de pin's finalement. Il n'aurait pas fallu qu'il fasse plus froid non plus car on était franchement limite au niveau de la caillante. Vivement que les températures remontent un peu...


mardi 24 mars 2026

Sur un malentendu, ça peut marcher

De manière inespérée, juste avant le retour de la froidure, mon mardi après-midi m'a été généreusement offert par un emploi du temps laxiste. Pour une fois que je peux pêcher en semaine sans regarder avec angoisse le chronomètre, je ne vais pas me priver. Allez, zou ! Direction les sauvages contrées du nord de la Vendée afin d'explorer des spots que je n'ai pas pu pêcher depuis plus de dix années. Il faut crapahuter un peu dans mon souvenir mais normalement, il devrait y rester du poisson... C'était sans compter sur les conséquences majeures des intempéries hivernales. Les arbres tombés barrant le sentier étroit longeant la rivière m'ont contraint à des acrobaties qui ne sont plus de mon âge. Tout ça pour arriver sur un seuil où je n'aurais pas une seule touche. Grrrr et toutes ces sortes de choses.

Touché mais pas coulé, c'est revanchard que je m'attaque à un autre spot du temps jadis en espérant faire mieux. Effectivement, j'enchaîne les micro touchettes inferrables de perchettes avant de piquer une rescapée toute moche des lâchés du début du mois. Grand moment de solitude quand je me rends compte que j'ai déclipsé mon épuisette de mon sac en me préparant en haut du côteau. Elle n'est pas avec moi. Oh bordel. Elle est restée sur le toit de mon véhicule. D'où le côté avant-gardiste de l'immortalisation de la prise car on sent bien que l'artiste s'attache à la déconstruction iconoclaste de la dictature du cadrage bourgeois, mmmm'voyez...


Après être remonté aussi vite que ma condition physique d'éléphant de mer asthmatique me l'a permis, j'ai retrouvé mon épuisette, ouf, ainsi qu'un certain type de résignation. Allons voir quelques coins plus accessibles avant de provoquer une catastrophe. En effet, les cailloux sont déjà bien recouverts d'algues à nitrates. Les productivistes agricoles n'ont pas dû lésiner sur l'épandage, les petits coquinous. Sans trop de conviction, je commence donc par poncer gentiment un coin bien accessible et là, ô surprise, malgré la baisse des niveaux d'eau (on voit le fond partout...), les poissons répondent présents !!!


On est loin de certaines sorties productives, certes, mais bon, avec un vent froid bien installé allant en se renforçant, les prises s'enchaînent (je décroche même un bass !), toujours grâce aux derniers exemplaires des imitations de larves d'insectes Fish Up chinées au vide-grenier de Pipriac le 1er mars. En trois semaines, les paquets ont pris cher...



Contrairement à ce que mon optimisme proverbial m'autorisait à claironner depuis lors, il est maintenant évident que je ne parviendrai pas au 24 avril au soir avec le moindre exemplaire de ces leurres souples en état d'être proposé aux poissons. Par chance, pendant un de ces épisodes maniaques durant lesquels je me persuade que je peux arriver à ranger rationnellement mon coin-pêche, j'ai retrouvé un paquet de larves aliexpress qui pourra dépanner et qui m'a déjà rapporté quelques perchettes.


Nous sommes désormais à un mois pile poil du début des réjouissances. Le bref épisode de refroidissement va me permettre de me reposer un peu. Mine de rien, ça fatigue son pépère de déraper comme un couillon sur des algues visqueuses. Il va falloir aussi accélérer sur les mises à jour du stock de leurres, histoire de ne pas me retrouver à pêcher au Aji Ringer jusqu'à début décembre !!!



En attendant, la Stone Fly Fish Up, mazette... Quel leurre. Je crois qu'elle va rentrer dans mon Top 10 des leurres ayant rencontré immédiatement le succès dès l'ouverture du paquet. J'en suis même à réfléchir à en commander même si je suis sûr que je risque de payer plus que 2 euros les 3 paquets...



Ce leurre, puissamment aromatisé, cela va sans dire, comme tous ceux de la gamme Fish Up que j'ai utilisé ces dernières années, est un incontournable. Il est peu probable que de véritables mouches de pierre puissent encore vivre dans cette pauvre rivière bien ravagée par nos philanthropes contrariés de la Coordination rurale mais les poissons la trouvent à leur goût et ce quelle que soit leur taille.  
 
Voila qui conclue provisoirement (j'espère) la série de pêche de pin's de ce début de printemps. Quelques jours de froid vont me permettre de monter quelques streamers et autres bricolages plus ou moins utiles.




lundi 23 mars 2026

De l'art d'accomoder les pauses

C'est lundi. Déjà. Retour à l'ordinaire. Cependant, aujourd'hui, j'ai bénéficié de plusieurs pauses dans la journée. La première m'a permis de me recharger en caféine et surtout de progresser un peu sur la customisation d'antédiluviennes ferrailles. Je compte m'en servir en XUL les jours de fortes chaleurs afin de vaincre les réticences de ma proie obligée, le nano-chevesne. Je sais, je sais mais on a les ambitions qu'on peut, hélas...

La seconde interruption temporaire d'aliénation salariée était un peu plus conséquente et j'en ai donc profité lâchement pour tester la fameuse Stone Fly sur une rivière différente, qui était restée jusqu'ici beaucoup trop haute et courante pour une pratique décente du XUL. Le niveau est bien baissé. Sur les bordures, j'ai pu observer les alevins de perches et de chevesnes (!) de l'année. Le réchauffement climatique a bien accéléré le processus de reproduction. En ce qui concerne le test, ça n'a pas été de la tarte. Peu de touches, des petits poissons (malgré le décrochage honteux d'un joli chevesne à la LarvaZ Zman, par manque de concentration...) et peu d'activité sur le spot.


Maigre consolation, j'ai pris des petits bass, ça faisait longtemps, tiens. 

 
Par contre, les perches, ouille ouille ouille, il n'y avait que des pin's à portée de Stone Fly. Et quand je dis "pin's", attention hein, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Un hameçon de 8 pour ce genre de clientes, ça ressemble à un croc de boucher !!! Bref, ça n'était pas la meilleure sortie de l'année...

  
Allez, avec un peu de chance, demain après-midi, je me retente une petite sortie de proximité. On ne sait jamais, sur un malentendu, il se pourrait bien que ça finisse par marcher.

   


dimanche 22 mars 2026

Pinsage dominical au frais

Autant l'avouer, les difficultés rencontrées la semaine dernière ne m'avaient pas incité plus que ça à fomenter une sortie dominicale à grand spectacle. J'envisageais plus prudemment un peu de bricolage à domicile sauf qu'en fin de matinée, j'avais bien avancé sur mes projets en cours. En début d'après-midi, malgré le vent frisquet, je suis donc parti par les chemins affronter ce qui ressemblait fort à une sortie périlleuse.


En effet, le vent d'est soufflait énergiquement. L'eau s'était éclaircie. Ça ne présageait rien de bon. Heureusement, au premier spot, je finis par prendre un chevesne après avoir décroché deux perches et laissé autant de bas de ligne au fond. Les tempêtes hivernales n'ont pas aidé, le fond est jonché d'amas de bois mort. Le spot suivant s'est révélé relativement décevant.


J'en ai bavé pour y prendre péniblement un trio de perchettes, là où en fin d'automne, on en avait ramassé des dizaines avec Benoît. Elles vont revenir, je ne m'inquiète pas plus que ça, mais en attendant, c'est dur.


Là encore, obligations réglementaires obligent, c'est la Stone Fly Fish Up qui a leurré tous les poissons du jour. Par contre, les deux paquets ont pris cher entre les accrocs et les dégâts causés par les perchettes voraces. À ce rythme là, il ne m'en restera bientôt plus !


J'ai terminé cette petite sortie sur un présumé hot-spot mais sans y briller particulièrement.  Trois touches, deux prises et une perche décrochée intempestivement qui a fait fuir au loin le banc. Fatalitas !



Toujours à la Stone Fly, en drop-shot, la recette des champions !!!


Certes, on est effroyablement loin de certains scores pléthoriques de perchettes qui sont en temps normal pratiquement la norme sur cette rivière.  Toutefois, quand on considère les conditions météorologiques du jour, l'honneur est largement sauf.