vendredi 15 mai 2026

Sortie périlleuse

Finalement, comme d'habitude ou presque, à l'issue d'une matinée laborieuse, consacrée à désespérément inventer un système de rangement rationnel de mon matériel de pêche, j'ai mis à la truffe à l'orée du terrier. Snif, snif ? Oh oh... On dirait bien que la mousson annoncée va faire pschit... Allez, c'est parti, tentons un coup de pêche. Je passe rapidement sur un spot de proximité mais l'eau est encore boulée et surtout semble trop froide pour que ça morde. Seule une perche se laisse prendre avant que je ne décide de changer de plan.

Je m'en vais vers un parcours où je n'ai pas mis les bottes depuis dix ans. Incroyable. Autant le dire tout de suite, j'ai eu tout le temps du monde pour me souvenir des motifs de ce boycott...















jeudi 14 mai 2026

Après-midi productive

En début d'après-midi, reposé, sustenté, le Pencil 47 récupéré en fin de matinée verni et équipé d'hameçons neufs, il est temps de retourner au bord de l'eau !!! J'opte avec un certain panache, on peut le dire, pour un spot délaissé depuis longtemps car trop fréquenté. Je mise à vrai dire sur la pluie annoncée pour faire le vide. Désireux de tester le leurre récupéré, je tente un lancer parallèle à la berge et...Zut...Poisson au premier lancé. Ouille. D'ordinaire, c'est l'assurance de ne plus rien prendre sauf que...

Les poissons ont décidé de ne pas respecter du tout la tradition manifestement. Je passe à l'Aglia 0 et le festival commence sous une légère bruine...
 

Chaque lancé me rapporte une perche, c'est complètement dingue, une véritable frénésie...



Elles ne sont pas énormes mais j'ai beau les remettre à l'eau dans mes pieds, leur voracité ne faiblit pas !!!



La pluie tombe de plus en plus fort mais les perches s'en fichent royalement...



J'ai arrêté de compter les prises (et les décrochés !!!) car le nombre en devient indécent. 


Mais, fatalement, à un moment, je finis par décrocher la perche de trop et l'activité cesse d'un coup sur le spot. Je tente de ranimer la flamme en changeant de cuillère, en puisant dans le stock Vintage et ça repart timidement...   
 

Cette vieille ferraille ne possède décidément que des qualités. Elle me permet de finir de ratisser le haut-fond entrepris depuis le début de la session. En passant entre les herbiers et les rochers, elle aussi débusque son quota de voraces...

J'arrive alors à une partie de la rivière plus profonde mais sans excès non plus. Dans le doute, je me mets à tester les petits crankbaits aliexpress achetés l'automne dernier pour les chevesnes de Loire. Ay caramba, encore raté !!!


Un bass dans l'épuisette, ce n'était le jour le plus évident pour en voir un. Je continue avec le petit crankbait jusqu'à reprendre une perche mais visiblement il ne descend pas assez à mon humble avis.


Pas de problème, j'ai aussi des crankbaits qui plongent plus. Et hop !!! Premier sandre de l'année !!!


La pluie a entre-temps cessé, ce qui provoque l'arrivée de quelques spécimens de "pêcheurs" peu recommandables, le genre à vous pêcher dans les pieds, insister lourdement dans la passe à poissons ou à gratter distraitement dans la réserve. Des blaireaux, quoi... Mais il en faut plus pour impressionner un boucanier de ma trempe. Plus les fâcheux s'obstinent à me mettre la pression pour que je dégage en leur laissant l'usufruit du hot-spot présumé, plus je m'accroche avec une tenacité dont l'ADN hésite entre la bernique et Manuel Valls. Pire, j'enchaîne les poissons sous les mufles rougeauds des écornifleurs !!!


Non mais des fois, ils vont voir qui c'est Raoul !!! A ce stade là, je correctionne plus, je ventile. Le Kiddy 50 sort de la naphtaline et c'est parti pour le festival !!! J'avoue que je suis remonté car je ne supporte pas le manque de savoir-vivre de ce genre d'humanité gênante...


Ah qu'il est agréable de remettre à l'eau des poissons sous le regard furibond d'abrutis incapables de débredouiller. Bon, j'avoue que je suis resté beaucoup plus longtemps que prévu rien que pour le plaisir d'enchaîner les poissons afin de bien faire bisquer les emmerdeurs...


Je me suis même remis un moment au leurre de surface et, vous savez quoi, j'ai repris un bass avec le leurre dégoté le matin même. Quand ça veut rigoler, ça rigole... Pendant ce temps là, mes voisins étaient toujours broucouilles. Comme quoi, pêcher en réserve, parfois ça ne marche pas...


Mais les meilleures choses ont une fin. Les touches se sont raréfiées jusqu'à ce que je me retrouve dans l'obligation de passer à l'AR-S...


Puis au I-Bull... Bon, là, j'ai compris qu'il était le moment d'arrêter les frais.



Pour un jeudi de l'Ascension durant lequel je ne pensais pas trouver la motivation pour aller à la pêche, je pense que ce n'est pas si mal au final !!!

 


 

Sortie matinale frisquette

Je n'avais pas vraiment programmé quoi que ce soit pour ce jeudi férié. Car je suis d'une pleutrerie abominable dès lors que la pluie et le vent s'annoncent. C'est pourquoi je me suis surpris moi-même en partant en début de matinée pour ce que je pensais être un relevé des compteurs rapide. Mais après avoir décroché un très gros chevesne en tout début de session, j'ai fini par insister avec une salutaire opiniâtreté.

Malgré le froid assez vif, surtout pour un mois de mai, j'ai commencé à prendre quelques poissons. Je suis vite passé aux leurres souples afin de pêcher plus lentement et ça a payé même si le succès a mis un peu de temps à se dessiner.


Première sortie réussie pour mon nouveau coloris d'Aji Ringer, voilà bien là un motif de satisfaction légitime, n'est-ce pas ? D'autant plus que le spot pratiqué n'est pas un coin secret préservé mais un parcours labellisé, mis en avant, en clair quasiment vide de poissons désormais...


Vu le manque flagrant d'enthousiasme des rares poissons du cru, je suis encore descendu en taille en passant au Grass Minnow Ecogear étant donné que j'ai remis le stock à niveau grâce aux vide-greniers hivernaux. Les gens ne savent pas ce qu'ils perdent à se priver de ce gri-gri anti-bredouille !!!


Le vent ne me permettait toutefois pas de l'utiliser en split-shot mais une tête plombée aliexpress était à peu près adaptée à sa petite taille et cela m'a suffi pour capturer quelques perches embusquées. Disons-le, ce n'était pas une ambiance de folie non plus, il fallait bien gratter dans les coins...


En revenant au point de départ, j'ai pris quelques poissons avec une Aglia numéro 0 sans toutefois réussir à ne pas décrocher la seule vraie grosse touche, probablement un chevesne... C'est en remontant sur la berge que le drame est survenu. La semelle de ma chaussure de randonnée Décathlon premier prix (60 euros tout de même...) s'est décollée. J'ai acheté ces chaussures il y a seulement trois ans. A titre de comparaison, la paire "premier prix" achetée 20 euros en 2006, elle a tenu...17 ans. Je crois que c'est tout ce que j'ai à dire sur l'obsolescence programmée au niveau de la voute plantaire...


Bien dégouté, je prends quand même le temps pour un dernier arrêt et là, coup de bol, je récupère à une branche basse un Pencil 47 Adam's !!! Les hameçons sont bouffés par la rouille mais le leurre, après une couche de vernis, est encore d'attaque. Si cela ne me donne pas une motivation supplémentaire pour ressortir l'après-midi...

 


 

mardi 12 mai 2026

Speedfishing 11

La semaine va être courte mais, par la malice d'une météo ombrageuse, chiche en exploits halieutiques. Lundi, je ne peux m'accorder de sortie pour cause de disponibilité limitée associée à une couleur cacao des rivières les plus proches. Mais par un coup de chance fortuit, mes pérégrinations salariées me font passer mardi matin au dessus d'un autre cours d'eau qui, lui, m'apparaît comme tout à fait digne d'y aller traîner mes bottes pendant les deux heures de libres en début d'après-midi. Je n'ai d'ailleurs pas pêchée cette rivière depuis l'ouverture. Le premier spot est libre, personne à l'horizon pour me disputer le poste, c'est parfait. L'eau est basse mais les bottes sont tout de même un peu justes pour franchir les bras secondaires me séparant du meilleur endroit pour y débuter. Un petit essai du dernier Tiny Fry 50 chiné pour 4 euros cet hiver en vide-grenier s'impose...

Le poste est exigu mais si j'arrive à poser discrètement le poisson-nageur dans la zone ombragée en lisière du courant principal, paf, c'est poisson assuré...

Les prises s'enchaînent mais je ne réussis pas à prendre de poissons corrects. Pire, plus j'insiste, plus la taille moyenne des prises diminue pour finir avec des kiki bass et des perchettes à peine plus gros que le leurre. Il me faut changer de spot.

Qui dit changement de spot dit changement de leurre évidemment. Le nouvel entrant nage superbement mais je loupe deux poissons avec (dont un beau chevesne) avant de finir par piquer une perchette... La coupe est pleine, je change de secteur !!!

J'arrive donc sur le deuxième spot, sans trop d'illusions non plus, hein, c'est accessible et j'y vois toujours quand je passe sur le pont proche quelques pêcheurs, généralement au vif. Effectivement, le poisson semble bien être sur ses gardes. J'y passe environ 30 minutes pour une seule touche : une petite perche qui succombe aux charmes vénéneux du Crankster Sébile 35, encore une trouvaille de brocante !!!

Bon, l'heure est grave, il me reste une heure de pêche avant de devoir retourner gagner à la sueur de mon front de quoi maintenir le train de vie des actionnaires aliexpress. Que faire ? Essayer un spot à quelques minutes de voiture ? Allez... On va se laisser tenter. J'y arrive juste quand un pêcheur plie ses gaules, il pêche depuis le milieu de matinée au vif. Bilan : un petit silure évidemment viandé qui attend sagement dans le coffre de la Safrane. Il peste sur l'absence de sandres et de brochets dans la rivière, je compatis puis le collègue dépité remonte le sentier jusqu'au parking. Peu désireux de me retrouver atteler avec un moustachu alors que mon temps libre est compté, j'abandonne le leurre dur pour un Easy Shiner 2" monté sur une tête plombée de deux grammes, ce qui devrait suffire pour peigner les courants du seuil. Première coulée...Boum !!!

Bingo, il y avait bel et bien un brochet et il était planqué quasiment dans mes pieds. Pas un monstre, certes, mais avec une canne light, on est toujours heureux d'avoir pensé à l'épuisette. Le premier de l'année, c'est toujours un moment à part. Espérons que ce ne sera pas le dernier...

La suite s'est révélée moins glorieuse : juste quelques perches pas énormes avant de devoir moi aussi plier et rentrer chercher la croissance dans la dignité la plus manifeste. Du moins, c'était mon intention...
 

 


dimanche 10 mai 2026

Cache-cache avec l'orage

Remotivé par les quelques poissons rapidement pris samedi, j'avais décidé de changer d'air en ce dimanche au ciel menaçant :  il était temps de retourner sur un de mes parcours "chevesnes "... Premier constat, c'est bas voire très bas.


Mais j'y prends un invité surprise !!! D'où peut-il bien sortir lui ? Franchement, on se demande. Car le secteur a été l'an passé bien rincé par une pollution dévastatrice. Quel serait donc l'intérêt d'aleviner du bass dans une rivière Seveso ?


Au fur et à mesure que je remonte le parcours, le doute s'installe sur la pertinence qu'il pourrait y avoir à persister dans cette quête fascinante du chevesne nain dans un milieu aquatique parsemé de dépôts d'ordures semi-clandestins, de forêts d'orties et constituant plus que probablement le plus important foyer de leptospirose du Grand Ouest... 


Car si j'ai connu dans ce secteur quelques succès homériques, certains signes discrets me laissent à penser que la session en cours se révèlera moins mémorable. Moins d'eau, moins de courant et donc inexorablement une discrétion pachydermique annoncée pour le pêcheur !!!


Le seul avantage de l'état de la rivière finalement, c'est qu'il facilite grandement le choix des leurres à utiliser. Une Meps numéro Zéro customisée pour entamer les débats, classique mais de bon ton sera donc remplacée par un I-Bull afin de rester dans le thème...


Malgré ses qualités légendaires faisant force de loi dans ce contexte précis, le I-Bull finit par lui aussi connaître un léger fléchissement de la courbe de ses résultats. C'est d'autant plus dommageable que j'arrive sur un secteur où se concentrent quelques gros chevesnes. Je passe donc à l'insecte aliexpress ressemblant étrangement à un leurre Sakura... Les gros le suivent dans sa dérive, je suis concentré et...Paf. Sauf que c'est un beaucoup plus petit qui s'en est emparé. Et merrrrrrrrrrrde...



Cependant, le tonnerre commence à faire entendre au loin ses fameux grondement annonciateurs de précipitations dantesques. Rien de bien urgent pour l'instant, certes, mais de toute façon, la pluie arrive et cet arroyo aussi écotouristique qu'une fosse septique après un banquet du Canon français n'est sans doute pas l'endroit rêvé pour se laisser piéger par une brusque montée des eaux...


Pressé par l'inéluctable survenue de l'ondée pressentie vigoureuse, je rebrousse donc chemin en picorant de ci de là quelques chevesnes au I-Bull. Je fais ce que je peux mais ce n'est pas triomphal.



On reste tout de même loin des scores de jadis qui étaient un peu la marque de ce bief. Le coin n'est plus, comme hélas tant d'autres, ce qu'il était...


En début d'aprèsc-midi, l'orage tant redouté arrive. Fini de rigoler, je tente quelques arrêts sur des secteurs accessibles mais la pluie me dissuade de tenter plus avant. Pire, les rivières se teintent à une vitesse accélérée.



C'est plié pour ce dimanche et, probablement, les prochains jours. Sauf s'il me prend l'idée d'aller pêcher volontairement le silure évidemment...



samedi 9 mai 2026

Speedfishing 10

Une fois n'est pas coutume, en ce samedi matin, j'ai une heure pour pêcher tranquillement. Enfin, quand je dit tranquillement, c'est omettre par charité chrétienne les pagayeurs amateurs, les badauds baveurs et les juvéniles crétins braconniers... Par commodité, je pilonne le spot habituel et au bout de moult lancés en travers de la rivière, je finis par prendre un client inhabituel. Bredouille évitée, ça joue !!!

Quelques minutes plus tard, à force d'insister, j'ai la chance de prendre une perche très correcte, toujours avec la même AR-S Blux. Mon nouveau meilleur ami, le Raboliot oligophrène en culottes courtes, en reste bouche bée lorsque je la remets à l'eau. De rien. C'est toujours un plaisir de gâcher la journée d'un abruti grappineur de bass sur nid... C'est tout pour la rapide séance du matin. Place au coup du soir !!! 
 

Alors que l'orage avait sévi une partie de l'après-midi, en rentrant en début de soirée, je tente un coup du soir improvisé qui s'avère finalement pas trop désastreux. Quelques perchettes me mettent en appétit en attaquant généreusement mon poisson-nageur mythique...



Puis les choses sérieuses commencent avec un I-Bull sanctionné sans appel au détour d'un nénuphar !!!



C'est plutôt bien parti, dirait-on, sauf qu'une fois encore, je m'égare et retombe dans mes travers...



La traque de la perche-soleil en XUL, mon péché mignon, qui, après la prise de plusieurs kiki bass, va me faire piquer un bass un peu plus conséquent, sans être un monstre non plus mais qui prouve que les micro leurres peuvent intéresser une autre clientèle que les perchettes de 12 centimètres.     


Profitant jusqu'au bout de la soirée, je déménage sur un dernier spot bien fourni lui aussi en pin's !!!

Mais le meilleur restait à venir... Au bout d'un long lancé le long du courant principal, je me ramasse une bonne touche de poisson énervé et là, surprise... C'est le premier aspe de l'année qui finit dans l'épuisette.
J'en avais vu passer quelques uns un peu en aval l'an dernier mais c'est le premier que je prends aussi haut dans cet affluent de la Loire !!! 


La nuit est tombée dans la foulée, il était temps de rentrer en attendant de remettre ça.