Légèrement abruti par la chaleur et la fatigue accumulée depuis mon réveil aux aurores, j'ai dû faire une pause d'une petite heure en milieu d'après_midi sans oublier de me ravitailler en eau fraîche. De retour au bord de l'eau, j'ai eu la douloureuse surprise de trouver un de mes spots rentables squatté par deux vifeurs chenus. Enfin quand je parle de surprise, j'exagère un peu étant donné que j'avais vu ces deux estimables confrères pêcher depuis la berge d'en face un jour de la semaine. Comme ils n'avaient rien pris pendant que je sortais les rotengles à la chaîne, ils en ont donc tiré en toute logique les conclusions qui s'imposaient...
C'est le jeu !!! Touché mais pas coulé, c'est d'une botte vaillante quoique chauffée à blanc par le disque d'Aton que j'en suis allé vers un spot où je n'avais pas pour le moment tenté la moindre incursion au cours de cette "fermeture" (les guillemets s'imposent car appliquer le terme de fermeture à une période pendant laquelle on peut prendre des dizaines de poissons aux leurres artificiels chaque semaine, je ne sais pas pour vous mais pour moi, objectivement, on s'éloigne assez loin du concept...).
Ce nouveau spot s'est révélé accueillant et pour cause, les habitants n'y étaient pas encore prévenus contre l'usage public manifeste de mon petit leurre chaluteur de pin's !!! Seul l'état de délabrement physique du pêcheur a préservé les populations locales d'une décimation plus lourde...
Je n'ai pas compté le nombre de poissons pris ni celui de ceux décrochés en vol tant leur taille restait suffisamment réduite pour recracher en une nano seconde un hameçon de 12. Je crois toutefois que les attaques étaient au rendez-vous même si, une fois de plus, les prises sont restées d'un format raisonnable.
Curieusement, sur ce spot, j'ai eu un grand nombre d'attaques de micro-bass. Il n'y a pourtant pas si longtemps, une dizaine d'années ou un peu plus dans ma mémoire, on n'en prenait jamais sur ce bief. Bon, depuis il y a dû avoir des alevinages un peu partout. Sans trop de succès parfois, je me souviens de coins où certains étés, on y prenait des petits bass à la pelle sans que, les années suivantes, on n'en reprenne plus ou, au mieux, un ou deux de loin en loin. Le truc un peu paranormal de ces derniers temps, c'est aussi le fait que je ne prenne plus un chevesne alors qu'ils sont de très loin majoritaires sur le secteur...
Sans doute y a t'il un lien avec la présence marquée de silures de dix à vingt kilos sur ces biefs relativement exigus ? La présence de brochets et de sandres y étant moins qu'anecdotique, je ne vois qu'eux pour tenter d'expliquer l'absence de gros chevesnes, au moins en ce moment, ainsi que le manque de perches de taille moyenne mais bon, il s'agit là d'un ressenti personnel ne se basant sur rien de scientifique.
Qui sait si dans quelques semaines, ce blog ne débordera pas de chevesnes monstrueux arrachés à la quiétude de l'onde claire par un Bevy Pencil sournois ou un Chubby dévastateur ?






















.jpg)



















