lundi 10 août 2026

Tentative à l'aube

Le premier enseignement retiré d'une pêche en pleine journée est que précisément pêcher en pleine journée n'est pas une tactique adaptée en cette période caniculaire. Le canal est bas voire très bas, l'eau y est d'une chaleur inédite et sans ombre, le pêcheur risque plus l'insolation que la pêche miraculeuse. 


C'est donc à l'aube que je suis retourné sur quelques spots connus afin de constater l'étendue des dégâts. Partout, je trouve des anguilles, parfois très grosses, mortes en bordure. Un lourd parfum d'épandage flotte dans l'air. Les ruisseaux qui se jettent dans le canal sont à sec. Tout va bien...


Ça me semble très mal barré. Il me faut une heure pour enfin prendre une perche. Ouf, on a failli attendre. Quand je pense que j'ai failli me priver de ma XUL...


Hélas, contrairement aux habitudes de pêche facile voire plantureuse que j'ai contractées depuis un bail sur ce fameux canal, là, c'est dur, plus dur même que sur mes pauvres rivières...



L'Aji Ringer cache la misère. Quelques coups de cuillères me permettent de pêcher loin au travers des herbiers denses. Mais entre nous, ça casse pas cinq pattes à une salamandre. 

Après, chose qui peut paraître étonnante pour le profane, je ne sais pas s'il reste du poisson vivant partout non plus...

Paradoxalement, c'est au moment où le soleil se pointe que ça commence à mordre.  Le mini shad Supercontinent me permet alors de décimer les perchettes à l'aplomb d'un pont sur une zone pourtant très peu profonde. 









dimanche 9 août 2026

Désastre au long cours


Les vacances...Enfin...Il était temps. L'heure à donc sonné pour une semaine de pêche en Bretagne.  Bien sûr, fidèle à ma politique de musardage en chemin, j'ai pris mes aises et exploré quelques points de chute sur le trajet aller.

Ouille. Ça va être tendu. Ici aussi, tiens donc, étonnant,  il n'y a plus d'eau. Il me faudra donc tenir presque cinq heures sous un soleil de feu pour éviter la bredouille...


Je sais, oui, mais ça compte, na !!!

mercredi 5 août 2026

Speed-fishing matinal 4

C'est qu'on y prendrait presque goût à ces intermèdes bucoliques sur les bords d'une rivière encore timidement humide et ne sentant pratiquement pas la vaisselle sale oubliée tout un week-end au fond d'un évier vert-de-gris. Retour aux spots accessibles donc et c'est le leurre aliexpress dont je chantais les louanges hier qui me sauve de la bredouille. Une coque peinte, lestée d'une chute de plomb et tout ça fait un leurre-kamikaze de très bon aloi pour défier l'accrochage au milieu des bouillées de myriophylles.

Il y a l'air d'avoir de l'activité au delà des herbiers de bordures. J'hésite à enfiler les waders pour y aller voir de plus près. Mais je reviens vite à la raison. Il est trop tôt pour adopter le parfum Crapaud mort. Je vais plutôt pilonner les trouées entre les herbes avec mon Pencil 47 de récupération... Il n'y a pas de raison, j'ai raté un aspe correct avec ce leurre pas plus tard qu'hier !!!

Pas d'aspe à l'arrivée mais un combat atypique avec deux bass piqués sur le même leurre !!! Voraces les loustics, non ? Ils ont bien calmé le coin en s'agitant en tous sens par contre... Me voilà obliger de changer de coin... Pas de problème : le Pencil 47 est efficace partout manifestement...

Sur un coup de tête, je me décide à pousser puisque j'ai pour une fois le temps jusqu'à un coin archi-viandé. Là, pour le coup, il a pris une claque... Quel phénomène étrange.

Il me reste un peu de disponibilité pour pêcher mais j'hésite quant au choix du spot. Je tente donc en désespoir de cause de dandiner un Grass Minnow entre les herbiers et ô surprise, ça marche...


C'est pas glorieux, je vous le concède, mais comme on dit, faute de mieux...


Après ça va cinq minutes... D'ailleurs, tiens, en parlant de cinq minutes, le moment de revenir à des occupations plus terre-à-terre arrive déjà : je profite du chemin du retour pour dandiner de plus belle...


Là encore, pas de miracle à attendre sur un spot si peu profond mais malgré tout, ce sont quelques pin's supplémentaires qui me font l'amitié de poser quelques secondes...


J'avais un peu effrontément amorcé un projet de pêche cet après-midi mais il faisait beaucoup trop chaud au soleil pour que je me risque dehors. Vivement la semaine prochaine, si le cagnard ne revient pas nous assommer...
 

 

mardi 4 août 2026

Speed-fishing matinal 3

J'ai repris, l'échine courbée par le poids infamant du joug d'un destin cruel, le chemin de l'aliénation (chichement) salariée car il faut bien s'occuper un peu avant la Grande Extinction. La chaleur qui tient bon est un frein majeur à la libre expression de mon art mais par chance, durant la matinée, j'ai deux heures de libres dont je peux avec adresse convertir les trois-quarts en pantalonnade aquatique !!!

Bien évidemment, j'évite le port toujours périlleux de waders risquant de me transformer en truc gluant diffusant aux alentours un vague parfum d'espadrilles moisies. C'est en short que j'affronte le monde sauvage, ce qui, il faut l'admettre, me limite à certains spots pas toujours excellents.

Mais j'y assure mon quota de pin's sans trop forcer, c'est tout ce que je demande...

J'ai même pris le temps de pêcher deux spots différents ce matin. Après avoir repéré un groupe de chevesnes corrects en surface, je tente subrepticement de les piquer avec un insecte aliexpress flottant. Rien à faire, ils sont totalement hermétiques à son charme frétillant. Moulinant comme un fauve pour ramener l'engin, PAF, à la lisière des herbiers, une fort jolie perche le gobe, part en cabriole et se décroche.

Damned. Et le pire reste à venir puisque sur le second spot, à mon immense surprise, c'est un...Brochet de largement plus de 80 centimètres qui se pique une seconde sur un leurre aliexpress destiné à l'Area, une coque de 3 centimètres de long peinte par mes soins. Bon, par chance, il ne s'est pas bien piqué car en XUL, avec une pointe en 16/100ème, au milieu de la jussie, des myriophylles et des amas de cyanobactéries, je ne partais pas vainqueur non plus...

J'ai terminé tranquille au Pencil 47, loupant au passage un aspe qui paraissait correct mais qui s'est facilement décroché dans le fouillis végétal. Comme d'habitude, suis-je tenté de préciser, ce petit leurre de surface a remporté un franc succès.

 

Allez, zou, c'est pas tout ça mais il serait peut-être grand temps de pêcher sérieusement, non ?

 


 

dimanche 2 août 2026

Expédition dans la brousse asséchée, deuxième partie

Après avoir délibérément ciblé le carassin pendant deux bonnes heures, nous n'avons pas pu éviter la faute de style. Soit un parcours désespérément vide, sur lequel je ne prendrais qu'un seul misérable chevesne. Le choix des parcours suivants sera facilité par l'impérieux besoin de rester à l'ombre... Hélas, le premier spot ne tient pas les imprudentes promesses que, par impétuosité mal placée, je lui prêtais.Benoît y gratte péniblement quelques perchettes et je n'y prends qu'un petit chevesne.

Au deuxième spot, heureusement, nous trouvons quelques poissons assez coopératifs. Le moral remonte.

Je n'étais pas encore allé pêcher ce spot cette année. Bon, on va faire court, il n'y a pas d'eau comme ailleurs mais un léger courant oxygène assez le coin pour que les rares poissons qui y survivent tant bien que mal soit encore mordeurs en ce début d'après-midi.

Cependant, on ne va pas non plus se mentir : la taille moyenne des prises est peu élevée...

Le rythme des prises a augmenté dès que je suis passé à l'Aji Ringer. Hasard ou pas ? En tout cas, malgré le peu de profondeur du bief, il m'a permis de prendre de la perchette à un moment de flottement.

J'ai un peu tendance à user de superlatifs laudateurs lorsque je m'emballe et que je me mets à hurler que ce petit shad est un truc à avoir absolument. Mais mon psychothérapeute m'a assuré que les crises finiraient par s'espacer. 


En attendant, l'Aji Ringer m'a donné l'occasion de bien ratisser un courant propice quoique peu profond. Son efficacité n'est plus à démontrer. Bien sûr, inévitablement, il arrive qu'une perche se décroche et là, on est bien obligé de changer de leurre tellement le poste est exigu...

Retour donc au Grass Minnow Ecogear, celui-là même qui avait leurré le premier poisson du jour, un carassin. Retour efficace car c'est lui qui me rapporte le plus "gros" (tout est relatif...) chevesne du jour.

Le soleil est déjà haut dans le ciel, notre forme supposée olympique s'avère légèrement surévaluée et il commence à être temps de se diriger vers un commerce de bouche ouvert dans cette steppe aride...

Nous piquerons quelques poissons par ci par là mais il faut se résigner bien malgré nous au constat sans appel : la chaleur n'accable pas que les pêcheurs. Les poissons aussi sont partis se reposer à l'ombre.


Dernier baroud d'honneur donc pour un autre coloris d'Aji Ringer avant le repli vers les agapes. Finalement, nous en terminerons là, trop cuits pour rechausser nos waders. Le bilan comptable semble satisfaisant avec une soixantaine de poissons à peu de choses près mais le réalisme oblige à admettre que sans l'improbable alevinage surprise de carassins, on aurait trouvé le temps long entre les touches...