mardi 11 août 2026

Pour une poignée de perchettes...

Pour ma deuxième journée complète au pays des Korrigans, je me retrouve à nouveau dans l'obligation de partir aux aurores. Après la douloureuse expérience de la veille, je décide de me concentrer sur un bief productif (quand il y a de l'eau...) et de ne pas me disperser. Il est vrai aussi que je suis aidé par le niveau dramatique des premières catégories du coin. Peu probable que la moindre truite y survive à l'été, bordel...


Pendant quelques minutes, je crois avoir mis dans le mille sauf que... Une seule touche en une heure sur le bief. Message reçu. Retour à Pin's Land pour me refaire la cerise...

Ce coin est littéralement pavé de perches mais cette année, on y voit le fond, le courant y est nul et en fait de poissons, j'y enchaîne difficilement les perchettes.

Heureusement qu'elles sont là...


Sans elles, je me retrouverais bien démuni, je suppose.








lundi 10 août 2026

Tentative à l'aube

Le premier enseignement retiré d'une pêche en pleine journée est que précisément pêcher en pleine journée n'est pas une tactique adaptée en cette période caniculaire. Le canal est bas voire très bas, l'eau y est d'une chaleur inédite et sans ombre, le pêcheur risque plus l'insolation que la pêche miraculeuse. 


C'est donc à l'aube que je suis retourné sur quelques spots connus afin de constater l'étendue des dégâts. Partout, je trouve des anguilles, parfois très grosses, mortes en bordure. Un lourd parfum d'épandage flotte dans l'air. Les ruisseaux qui se jettent dans le canal sont à sec. Tout va bien...


Ça me semble très mal barré. Il me faut une heure pour enfin prendre une perche. Ouf, on a failli attendre. Quand je pense que j'ai failli me priver de ma XUL...


Hélas, contrairement aux habitudes de pêche facile voire plantureuse que j'ai contractées depuis un bail sur ce fameux canal, là, c'est dur, plus dur même que sur mes pauvres rivières...



L'Aji Ringer cache la misère. Quelques coups de cuillères me permettent de pêcher loin au travers des herbiers denses. Mais entre nous, ça casse pas cinq pattes à une salamandre. 

Après, chose qui peut paraître étonnante pour le profane, je ne sais pas s'il reste du poisson vivant partout non plus...

Paradoxalement, c'est au moment où le soleil se pointe que ça commence à mordre.  Le mini shad Supercontinent me permet alors de décimer les perchettes à l'aplomb d'un pont sur une zone pourtant très peu profonde. 


Il est certes peu envisageable que je batte le moindre record mais après un début de session bien pénible, ça rassure... Car le simple fait de prendre des poissons semblait assez éloigné au début.

À mesure que le soleil s'élève, je commence hélas à noter les traces de cyanobactéries en surface. Beurk. Alors que tous les ruisseaux du coin qui finissent dans le canal sont classés en première catégorie, ça fait pas riche.


Les vestiges des populations de perches de jadis me permettent tout de même de ne pas trop attendre entre chaque prise mais cela n'a rien à voir avec les cadences habituelles.


Une autre caractéristique marquante de ce genre de journée est que passées les neuf heures, le soleil est très agressif. 

C'est dans le timide glou-glou d'une écluse que je termine en grattant quelques perches un peu plus respectables (mais sans excès...) avec l'éternel Aji Ringer.

Et au bout du bout du bout, alléluia. Grâce à une Mepps vintage, je prends un poisson donné comme absent des eaux du Finistère : un chevesne !!!

Je reste malgré tout humble et abordable selon la formule consacrée, cela va sans dire...

dimanche 9 août 2026

Désastre au long cours


Les vacances...Enfin...Il était temps. L'heure à donc sonné pour une semaine de pêche en Bretagne.  Bien sûr, fidèle à ma politique de musardage en chemin, j'ai pris mes aises et exploré quelques points de chute sur le trajet aller.

Ouille. Ça va être tendu. Ici aussi, tiens donc, étonnant,  il n'y a plus d'eau. Il me faudra donc tenir presque cinq heures sous un soleil de feu pour éviter la bredouille...


Je sais, oui, mais ça compte, na !!!

mercredi 5 août 2026

Speed-fishing matinal 4

C'est qu'on y prendrait presque goût à ces intermèdes bucoliques sur les bords d'une rivière encore timidement humide et ne sentant pratiquement pas la vaisselle sale oubliée tout un week-end au fond d'un évier vert-de-gris. Retour aux spots accessibles donc et c'est le leurre aliexpress dont je chantais les louanges hier qui me sauve de la bredouille. Une coque peinte, lestée d'une chute de plomb et tout ça fait un leurre-kamikaze de très bon aloi pour défier l'accrochage au milieu des bouillées de myriophylles.

Il y a l'air d'avoir de l'activité au delà des herbiers de bordures. J'hésite à enfiler les waders pour y aller voir de plus près. Mais je reviens vite à la raison. Il est trop tôt pour adopter le parfum Crapaud mort. Je vais plutôt pilonner les trouées entre les herbes avec mon Pencil 47 de récupération... Il n'y a pas de raison, j'ai raté un aspe correct avec ce leurre pas plus tard qu'hier !!!

Pas d'aspe à l'arrivée mais un combat atypique avec deux bass piqués sur le même leurre !!! Voraces les loustics, non ? Ils ont bien calmé le coin en s'agitant en tous sens par contre... Me voilà obliger de changer de coin... Pas de problème : le Pencil 47 est efficace partout manifestement...

Sur un coup de tête, je me décide à pousser puisque j'ai pour une fois le temps jusqu'à un coin archi-viandé. Là, pour le coup, il a pris une claque... Quel phénomène étrange.

Il me reste un peu de disponibilité pour pêcher mais j'hésite quant au choix du spot. Je tente donc en désespoir de cause de dandiner un Grass Minnow entre les herbiers et ô surprise, ça marche...


C'est pas glorieux, je vous le concède, mais comme on dit, faute de mieux...


Après ça va cinq minutes... D'ailleurs, tiens, en parlant de cinq minutes, le moment de revenir à des occupations plus terre-à-terre arrive déjà : je profite du chemin du retour pour dandiner de plus belle...


Là encore, pas de miracle à attendre sur un spot si peu profond mais malgré tout, ce sont quelques pin's supplémentaires qui me font l'amitié de poser quelques secondes...


J'avais un peu effrontément amorcé un projet de pêche cet après-midi mais il faisait beaucoup trop chaud au soleil pour que je me risque dehors. Vivement la semaine prochaine, si le cagnard ne revient pas nous assommer...
 

 

mardi 4 août 2026

Speed-fishing matinal 3

J'ai repris, l'échine courbée par le poids infamant du joug d'un destin cruel, le chemin de l'aliénation (chichement) salariée car il faut bien s'occuper un peu avant la Grande Extinction. La chaleur qui tient bon est un frein majeur à la libre expression de mon art mais par chance, durant la matinée, j'ai deux heures de libres dont je peux avec adresse convertir les trois-quarts en pantalonnade aquatique !!!

Bien évidemment, j'évite le port toujours périlleux de waders risquant de me transformer en truc gluant diffusant aux alentours un vague parfum d'espadrilles moisies. C'est en short que j'affronte le monde sauvage, ce qui, il faut l'admettre, me limite à certains spots pas toujours excellents.

Mais j'y assure mon quota de pin's sans trop forcer, c'est tout ce que je demande...

J'ai même pris le temps de pêcher deux spots différents ce matin. Après avoir repéré un groupe de chevesnes corrects en surface, je tente subrepticement de les piquer avec un insecte aliexpress flottant. Rien à faire, ils sont totalement hermétiques à son charme frétillant. Moulinant comme un fauve pour ramener l'engin, PAF, à la lisière des herbiers, une fort jolie perche le gobe, part en cabriole et se décroche.

Damned. Et le pire reste à venir puisque sur le second spot, à mon immense surprise, c'est un...Brochet de largement plus de 80 centimètres qui se pique une seconde sur un leurre aliexpress destiné à l'Area, une coque de 3 centimètres de long peinte par mes soins. Bon, par chance, il ne s'est pas bien piqué car en XUL, avec une pointe en 16/100ème, au milieu de la jussie, des myriophylles et des amas de cyanobactéries, je ne partais pas vainqueur non plus...

J'ai terminé tranquille au Pencil 47, loupant au passage un aspe qui paraissait correct mais qui s'est facilement décroché dans le fouillis végétal. Comme d'habitude, suis-je tenté de préciser, ce petit leurre de surface a remporté un franc succès.

 

Allez, zou, c'est pas tout ça mais il serait peut-être grand temps de pêcher sérieusement, non ?