Ce matin, la pluie tombait suffisamment drue pour que la perspective d'une après-midi au bord de l'eau s'éloigne. Une fois ma demi-journée de labeur acharné expédiée, le repas englouti, le café bu, je m'apprêtais à préparer en douceur le week-end "Bredouille, Mythomanie et Ivresse publique manifeste au Maillochistan " quand je me suis rendu compte que le soleil brillait de nouveau !!! Allez zou, tant que le litre de Super reste timidement sous les 3€, autant en profiter.
Et bien, contrairement à la grosse galère de mardi après-midi, malgré le vent encore plus soutenu, les poissons étaient plutôt coopératifs. Il fallait juste les trouver. Une fois localisés, en insistant au drop-shot light, les touches étaient franches. Le seul problème, c'était le vent qui emmenait la bannière.
Sur ce parcours, cela fait bien longtemps que je n'ai pas vu la queue d'un bass. Par contre, au niveau des chevesnes et des perches, ça se défend pas mal. En me servant de mon épuisette comme d'une bourriche improvisée, j'ai pu conserver mes prises le temps de poncer les spots, souvent exigus à dire vrai.
La grande satisfaction des sorties du mois de mars, je me répète, je crois, est sans contestation la gamme d'insectes Fish Up. Rarement des leurres achetés si peu cher (2 euros les 3 paquets !!!) m'auront rapporté autant de poissons en si peu de sorties. Certes, je les utilise un brin contraint et forcé car le règlement de la fédération de pêche du 85 l'impose mais j'espère qu'il m'en restera suffisamment pour les tester ce été.
J'ai eu raison de sortir malgré le vent et la météo équivoque. Je prends un peu mes aises avant un week-end d'ouverture de la truite qui risque fort de tourner au désastre vu le temps annoncé. Brrrr, ça sent le repli forcé vers la quiétude du Musée de la Cuillère antique de Nouvelle Aquitaine, ces prévisions.
Mais si ça mordait beaucoup, le vent qui jouait férocement avec ma tension de bannière, sans oublier le courant soutenu par endroits, m'a fait louper un grand nombre de touches. J'ai été moins efficace que lundi, normal vu que lundi, le vent était quasi inexistant et que je pêchais à courte distance. Je ne pense pas avoir atteint la trentaine de poissons mais si j'avais été capable de concrétiser la moitié des touches loupées, là par contre, c'était plié.
Ah j'oubliais, évidemment, j'ai aussi sorti la LarvaZ. Toujours aussi efficace, cette bestiole. Je suis toujours pressé d'arriver au 25 avril mais entre nous, rien qu'avec ces petits insectes (sans compter que je n'ai pas encore pris le temps d'utiliser les autres modèles chinés dans les vide-greniers précédents...), je crois avoir de quoi rigoler les six prochaines semaines.
Voila, voila, encore une après-midi consacrée au pinsage rural. La troisième de suite et probablement la dernière de la semaine avant le Grand Jour. Allez allez, encore deux jours et c'est reparti !!!
Semaine faste !!! Et pas seulement pour les actionnaires Total, je tiens à le préciser. Après-midi de libre à partir de 14h30, ce qui me donne l'occasion de foncer vers les grands espaces ventrachous et ses petites rivières où l'usage de l'insecte artificiel aromatisé à la sauvage est autorisé !!! Cependant le fond de l'air est frais, les nuages bas et le soleil timide. Je mets du temps à trouver le rythme, décrochant plusieurs perchettes, un bass (!) et passant à deux doigts de la crise cardiaque en voyant un brochet maillé suivre mon insecte au ras du bord...
Un vent du nord commence à s'imposer et rend la pêche compliquée. Par chance, un rotengle m'épargne la bredouille tout en me remontant le moral. Rien à voir avec la sortie d'hier, je n'enchaîne pas les touches. On est plutôt dans la morosité assumée. Jusqu'à ce qu'une perche plutôt correcte engloutisse ma Stone Fly Fish Up...
Je continue encore un peu mais c'est dur. Très très très peu de touches et 100% de loupés, ça use. Heureusement, à force d'insister, un gardon se laisse ferrer gentiment. On est exactement à l'opposé d'hier. Peu de touches, énormément de ferrages ratés alors que la veille, c'était un festival. Je termine en agaçant sans succès un banc de perchettes à l'aplomb de la berge quand je vois glisser subrepticement entre les bouillées débutantes de nénuphars un...Brochet métré qui croque dans le tas sans vergogne. Oh pute borgne !!! Sur cette rivière, sur ce spot...Six semaines avant l'ouverture. Non, c'est trop dur.
Dégoûté, gelé, amoindri au delà du tolérable, j'ai donc pris la décision qui s'imposait. La sieste, vite !!!
Après un week-end sans une minute de disponible pour aller à la pêche, j'ai eu le bonheur inattendu de bénéficier de trois heures de liberté en début d'après-midi. Comme j'avais laissé le matériel de pêche aux pin's dans le coffre depuis mercredi dernier, l'occasion était trop belle. Autant profiter des dernières heures du baril de brut à seulement 112$...
Rappel des règles d'engagement : pas de grub, de shad ou de craw. Larves, vers, insectes. Simple. Basique.
Une fois de plus, j'ai donc eu la satisfaction de constater que les paquets de Stone Fly Fish Up achetés à Pipriac l'autre jour n'étaient pas à ranger dans le passif des achats compulsifs totalement éclatés... Au doux soleil de ce mois de mars qui ressemble à une fin avril, les perches s'y sont attaqué joyeusement !!!
Par chance, le premier spot exploré s'est révélé productif au delà de mes espérances les plus folles. Je pensais y débredouiller facilement avec deux ou trois perchettes avant d'aller voir ailleurs mais au final, j'y ai passé plus de la moitié de la partie de pêche. J'ai essayé deux autres spots, sans aucun succès pour l'un et deux petites touches inferrables sur l'autre. Puis la pluie est revenue, snif snif...
J'y ai pris à peu près une trentaine de poissons, pratiquement que des perches à l'exception d'un rotengle affamé. J'y ai aussi décroché une petite brème. D'ailleurs, en y songeant, je n'ai quasiment pas eu de décrochages, trois ou quatre au pire, ce qui indique que les poissons étaient bien mordeurs. Les perches sont pleines d'oeufs et de laitance. On a quelques semaines d'avance.
Allez zou. Il est temps de se reposer. Qui sait si demain après-midi, je ne serais pas en état de récidive ?
Je sais qu'en ces temps pré-apocalyptiques il est de bon ton de consacrer son temps à hurler à l'injustice quant au prix du litre de diesel sans être en capacité, ne serait-ce qu'un fugace instant, d'en discerner les mécanismes causaux, d'invoquer la sacralité des principes républicains pour se trouver une justification bancale à un vote d'extrême-droite, voire d'imaginer que tout ira vachement mieux une fois qu'on aura supprimé toutes les règles de protection sociale et environnementale. Cela s'appelle l'idiocratie et Aurore Bergé est son prophète. Amen. Heureusement, pour échapper à ce tourbillon de connerie en perpétuel mouvement, j'ai découvert l'escapisme (si vous me passez cet anglicisme). C'est à dire, comme son nom l'indique, une activité permettant de se retrancher du tumulte social sans queue ni tête, de son lot de déceptions et du sentiment profond de lassitude qui en résulte. Le budget annuel de l'Education nationale est de 76 milliards à peu près. Si avec cette force de frappe financière conséquente, on a pas réussi à convaincre Gérard, Mathis et Shirley que voter nazi, ce n'est ni bienveillant ni efficace (à moins de vouloir glorieusement finir comme compost entre Stalingrad et Berlin, évidemment), je ne vois pas ce que je pourrais faire de mieux.
Bref, l'escapisme, en ce qui me concerne du moins, se résume à traîner au bord de l'eau, en solitaire ou en bonne compagnie, tout en essayant de berner la vigilance d'un ou deux poissons durant un laps de temps variable. Dit comme ça, bien sûr, ça paraît assez peu enthousiasmant pour les jeunes qui préfèreront évidemment vandaliser des abri bus et foncer à deux sur une trottinette électrique à contre-sens en agglomération en riant comme des hyènes sous protoxyde d'azote. Quant aux vieux, du moment qu'on les laisse baver sur Facebook des inversions accusatoires révélatrices d'une démence sénile galopante, ils sont les plus heureux des cons.
Curieux hasard, samedi prochain, c'est enfin l'ouverture de la pêche en rivières de première catégorie (j'ai prudemment évité d'écrire le mot "truite", on ne sait jamais...). Les six prochains week-ends seront donc consacrés, au moins en partie (sauf fermeture totale du détroit d'Ormuz...), à la pêche dans des cours d'eau dans lesquels, selon les textes anciens, il y aurait eu des truites jadis.
En tout cas, il y a toujours des chevesnes et des perches dedans. Sans oublier, la chose serait injuste, que de braves bénévoles bravant intempéries, état d'ivresse manifeste et trous de ragondins y déversent chaque année quelques dizaines de kilos de Farios, histoire de maintenir la tradition malgré les atteintes aux milieux naturels causées en toute impunité par qui vous savez.
C'est pas tout ça mais il faut bien le dire, les vide-greniers pêche, c'est pas tout dans la vie. En effet, la pêche à proprement parler, soit le fait d'essayer d'attraper des poissons, reste un truc au moins aussi gratifiant que d'entasser du matériel acquis à vil prix après d'âpres négociations contraires le plus souvent à ce qui fonde la dignité humaine mais bon, passons...
Mercredi, une après-midi ensoleillée de liberté s'offrait à moi. Youpi. Enfin pouvoir quitter ce pandémonium médiatique rempli de missiles irano-israëlo-McDonaldiens et de polémiques alimentant avec habileté la haine du prolo analphabète suceur de milliardaires envers Nordhal Mélenchon (si j'ai bien tout suivi), responsable de l'extinction des dinosaures, de l'assassinat de JFK et du QI de gaufrette du petit dernier qu'on avait cru jusqu'ici un peu prématurément HPI. Place donc à la Nature sauvage et à cette lutte primaire, instinctive, sans pitié de l'homme face à la Bredouille !!!
Par obligation réglementaire, seul l'usage de certains leurres est toléré jusqu'au 25 avril. Le fleuron de ma dernière commande Camotackle, la LarvaZ Zman et les imitations de larves Fish Up et Supercontinent ont été les gagnantes du jour. À ceci près qu'à mon premier lancer, je me fais casser par... Un brochet maillé qui part avec ma larve Fish Up fraîchement achetée de dimanche dernier. Pas glop.
D'un autre côté, le calendrier est sans appel : nous sommes toujours en hiver. Du coup, finir une sortie en sueur, voir des grenouilles et des bourdons, un début mars, est-ce que c'est normal, docteur ? Ah d'accord, au temps pour moi, c'est donc de la faute de ce fumier de buveur de sang d'actionnaires majoritaires de Jean-Luc Fourniret ? Excusez-moi, j'étais distrait.
En attendant de basculer en mode Mad Max (ou Mad Marx si on est de gauche), je n'ai pas raté l'occasion de prendre ma douzaine de perchounettes encore un peu timides, certes, mais c'est encourageant pour la suite. Même si les niveaux d'eau sont déjà, ô surprise, extrêmement bas pour la saison... Certainement parce qu'un vieux trotskiste ronchonchon a arrosé son ficus sans modération (je viens de le voir sur France info...).
En fouillant dans le bac à soldes, on tombe sur de pures pépites comme ces têtes plombées Aju-Meba REINS qui feront merveille, je n'en doute point, lors des incontournables pêches légères, voire très légères, qui arriveront dans moins de deux mois désormais !!!
Toujours dans le bac des affaires à prix cassé, j'ai chopé un paquet de 50 mini leurres souples de modèles et de marques diverses (REINS. Ecogear, Big Bite Baits...). J'ai remonté le stock de Grass Minnows pour rien ou presque.
Enfin, pour en finir avec les leurres souples REINS, quoi de plus opportun que de compléter la collection d'attrape-bass avec un paquet à moins de 70 centimes ?
Quand on se trouve face à de telles occasions, il est fatalement compliqué de résister à la tentation d'essayer des leurres souples financièrement hors de portée de nos faibles moyens de gueux cocus du Macronisme (mais conservant suffisamment de lucidité pour ne pas le croire soluble dans le fascisme au sourire émail diamant...). Les Deus Biwaa, je suis assez pressé de voir ce que ça peut donner. Super pressé même puisque je viens de me rendre compte que j'en avais déjà acheté un paquet à 20 centimes à l'avant-dernier vide-grenier !!! Bon, ça m'en fera deux...
Toujours dans la série "3 articles pour 2 euros", j'ai fait le plein de Zman. Dans tous les modèles disponibles, à commencer par le Drop Kicker qui est destiné, comme son nom l'indique, au drop-shot, mais qui ne devrait pas démériter en Ned Rig. À voir à partir de fin avril cependant...
Par contre, les Finesse TRD vont pouvoir pêcher, en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres avant le 25 avril. Il va falloir organiser ça avec méthode et discernement.
Tant que j'y étais, pour le prix, j'ai pris des Shads 5". On ne sait jamais. Peut être que j'irai pêcher le bar cette année, qui sait ?
Ah oui, j'oubliais : les Drop Kickers, j'en ai pris aussi un paquet en 3,5". Ned Rig, machin bidule, tout ça...
C'est en faisant cet inventaire que je me rends vraiment compte de la razzia sur les leurres souples à 0,66 centimes ! En effet, pour des raisons saisonnières, j'étais plus ou moins à la recherche d'insectes afin de pêcher en toute légalité les eaux libres vendéennes... Trois paquets de larves Fish Up ont comblé cette attente.
J'ai même pris deux paquets de Tanta mais dont je ne pourrai avoir l'usage qu'à partir de l'ouverture en deuxième catégorie car ils dépassent les 2" réglementaires.
Le bilan est donc effroyable : 25 paquets de souples, 3 blisters de têtes plombées et 17 leurres durs pour... 70 euros. Si ce n'est pas un vide-grenier réussi...
Avant de terminer en douceur avec une autre fournée de leurres souples à prix cassés, attardons nous sur le cœur des dépenses : les leurres durs. Aïe aïe aïe. Pour deux euros la pièce, me voilà le propriétaire comblé de deux splendides poissons-nageurs Sakura en coloris Vairon. Cela faisait bien dix ans que je lorgnais d'un oeil concupiscent ces modèles. J'ai bouclé la boucle pour une somme tolérable. Ouf.
Alors que nous faisions un dernier tour de vide-grenier, Benoît et moi, nous sommes tombés sur un stand un poil bordélique. Par bonheur, nous avons pris le temps de fouiller le bordel en méprisant les risques avérés de turbo-tétanos. Ô joie ineffable. Pour un billet de 20, la récolte s'est avérée miraculeuse !!! Deux Jib 90 Smith, un X30 Megabass, un Buffet 50 Tackle House et un Crankster Sébile... Si j'avais acheté ces cinq leurres en boutique, j'aurais dépensé plus que le total de mes achats du jour, ça calme.
Retour sur des valeurs sûres avec ce trio de Salmo : un gros bien dense pour pêcher loin des courants prometteurs, un crankbait silencieux pour les grosses perches et un mini Hornet pour les truites et les chevesnes en ruisseaux, que demande le peuple ?
Une occasion unique s'est présentée à moi lorsque j'ai aperçu ces Powertails. Une nouvelle version, oh oh oh, accompagnée de deux modèles anciens, là aussi, pour 8 euros, je me suis honteusement laissé tenter. Rien que d'imaginer le le X-Fast 30mm fendre les flots de la Loire au printemps...Rhâââââ Lovely.
Le tout pour 36 euros, je pense sans trop d'outrecuidance avoir été raisonnable. Il manque quelques bricoles dont une Veltic numéro 5 argent, une imitation de spinnerbait Area Lucky Craft, un Teeny Torpédo Heddon et un Spin Mad 10 grammes mais ça donne tout de même une excellente vue d'ensemble.