mardi 30 décembre 2014

Fin de chantier

Voila. L'année 2014 est sur le point de basculer dans la poubelle de l'histoire. Malheureusement pour les futurs doctorants en histoire des mentalités halieutiques, j'ai une flemme olympique qui me pousse à éviter de m'auto-célébrer en technicolor, de  me pignoler sur d'invérifiables statistiques d'une amplitude évidemment biblique, voire de m'adonner à la mythomanie sans frontière comme ne se privent pas de le faire tant de guignolos assez narcissiques pour se la raconter sur internet. Si vous me permettez un rapide aparté, il faut être lucide : pour 99% de la population, une "star de la pêche", ça reste, quoi qu'on puisse en dire, un pathétique blaireau de base.


Je sais ce que je dis vu que je milite activement depuis fort longtemps au sein de cette calamiteuse confrérie... Celle des blaireaux, hein, pas des stars... On a sa dignité, bordel^^... Bref, si vous vouliez vous rassasier d'un numéro de Caliméro 2.0, c'est raté, je ne vais pas revenir sur l'année écoulée. Je ne suis pas allé assez à la pêche. Point barre. Si j'avais pu faire autrement, vous pensez bien que j'aurais fini avec les pieds palmés à force de zoner dans la flotte mais bon, tout le monde n'a pas la chance ne n'avoir  que ça à foutre... Il me faudra mieux m'organiser en 2015.Facile à dire...
En 2014, j'ai passé deux fois plus de temps à bricoler du matos de pêche qu'à proprement parler pêcher. J'aurais du profiter de la fermeture pour m'avancer mais bon, c'est pas perdu. J'ai du plomb-palette à en coller le saturnisme à un bataillon de cachalots, des têtes plombées partout dans mon garage et du leurre souple recyclé qui déborde sur le paillasson. Et vu le peu que j'ai pu  aller à la pêche, je n'ai quasiment rien perdu comme matériel cette année... Du coup, la traditionnelle orgie d'achats de fin d'année, n'était pas un passage obligé... Un crankbait à 1,99$ ( voir photo ci-dessus ), quelques ondulantes discount, est-ce que je ne serais pas en train de devenir sage sur mes vieux jours ?^^
Ceci dit, il n'est pas impossible que je ne sois pas tenté prochainement par quelques petites cochonneries nippones destinées à tromper la toujours stricte vigilance de nos sagaces gobies locaux... Ou de nos perchettes sauve-bredouille réglementaires ?^^

En février, le Salon de Nantes nous fournira l'occasion de traîner notre aigreur de fermeture au hasard de stands qui, comme tous les ans, nous proposeront à des tarifs somptueusement dissuasifs du matos super branchouille que si tu l'as pas, aie aie aie, t'as grave raté ta vie. S'il n'y avait que ça, je m'en passerais facilement du bain de foule mais l'expérience des crafteurs en liberté ( surveillée, j'espère !!! ) étant reconduite, il y aura un intérêt à y poser ses pataugas afin de contempler, ivre de bonheur et de vapeurs de solvants, la créativité en action !!! Le swimbait est au bout du cutter, camarades !!!^^




mercredi 17 décembre 2014

Débats du Front...

S'il existe un moyen délicieusement décadent de perdre son temps ; en dehors bien sûr de s'obstiner à chercher  dans les rangs du parti socialiste quelqu'un s'y affirmant de gauche,  possédant un cerveau au moins partiellement irrigué et totalement à jour de ses cotisations  ; la participation à un débat de fond agitant le microcosme d'un forum de pêche me semble fort bien répondre au profil éligible !!! Reconnaissons tout de même que la créativité qu'on trouve souvent dans les intitulés laborieux de certains sujets comme au hasard "pour ou contre la pêche au vif ?", "c'est quoi le meilleur leurre pour prendre du poisson ?" ou "C'est qui qu'a la plus grosse ?" constitue pour beaucoup de polémistes refoulés un exutoire qu'on ne trouve que trop rarement dans notre société tristement aseptisée... Bienvenue donc au Fight-Club du dyslexique halieutique...J'espère que vous n'avez pas oublié de graisser le fusil ?^^
On y rencontre une concentration assez épatante de réfractaires à la syntaxe, de désespérados du COD et autres magiciens jusquauboutistes du sophisme pour brontosaure attardé. Le genre de littérateur forcené pour qui le respect académique du triptyque sujet-verbe-complément semble constituer une atteinte intolérable à l'inaliénable droit constitutionnel dont il a pour le moins hérité  depuis le précambrien et qui l'autorise à violenter sans pudibonderie l'expression écrite... A en désespérer de l'enseignement public, gratuit et obligatoire... Car contrairement à une rumeur tendant à s'établir depuis quelques dizaines de millénaires, la rhétorique paléolithique semble être encore à la mode... Dois-je  piteusement l'avouer ? Parfois il me prend, par le truchement d'innocentes saillies, de taquines allusions ou de mutines boutades, l'irrépressible besoin d'attiser la fureur débridée de ces cocasses pithécanthropes se croyant généralement les uniques dépositaires de la sapience universelle...Aie.
Voila comment, on déclenche sans réfléchir la polémique interminable ; ce phénomène contraignant l'honnête homme à tenter de communiquer avec des organismes primitifs affublés de synapses indignes d'un protozoaire, tout en suscitant leur vindicte grammaticalement novatrice. Et merde...Bon, tant que cela se résume à une banale activité chronophage saisonnière, ça permet de bien rigoler en restant au chaud. Mais cette activité peu glorieuse peut parfois pousser, par inopportune faiblesse, le gentleman s'y étant fourvoyé à finir par prôner les vertus du dialogue, tel un vulgaire démocrate, histoire d'essayer de s'élever  au dessus de la mêlée en limitant les risques de lynchage public... Ainsi, afin d'apaiser les hordes de primates, voyant à la moindre contrariété leur taux de testostérone porté à ébullition ( tout en sachant pertinemment par de douloureuses expériences passées que l'on a là un public qui considère généralement toute trace, même ténue, d'humour exercé à ses dépens comme une mortelle atteinte à sa turgescente virilité poilue ), il convient parfois de louvoyer entre deux arguments-massues... Au sens littéral, hélas !!!^^


En effet, on ne doit point mésestimer l'éventuelle poussée de fièvre virtuellement homicide qui à tout instant risque d'enflammer des débats passionnés, à défaut d'être toujours passionnants, autour de sujets aussi sensibles, pour ne pas dire cruciaux, que la vie sexuelle trépidante du présumé invasif gobie coprophage du Waziristan, les mérites comparés de bouts de plastique moulés vendus au dessus des cours actuels du platine par de rusés mercantis ou  encore, la pertinence de l'application immédiate de la peine de mort préventive envers les écologistes/romanichels/volatiles piscivores ( rayez la mention inutile...) pas de chez nous... Oui, la tâche est ardue, la pente est raide, la tentation de la réplique lapidaire toujours présente mais, si l'on veut maintenir la paix civile, il faut savoir immuablement rester constructif, courtois et mesuré dans son argumentation.En effet, ce  style de débat qui, non content de nous permettre d'atteindre à des sommets dans l'art dialectique, nous dévoile la personnalité profonde et l'érudition toute personnelle d'êtres vivants ne se trouvant finalement qu'à quelques années lumière de risquer la plainte pour harcèlement de la part du petit Larousse... Sans merci, ils se révèlent devant notre regard pantois comme l'équivalent, rayon "mauvaise foi confondante tentaculaire jamais vaincue", de l'hydre de  Lerne format Fukushima... Il serait donc quelque peu malvenu, lorsque l''on prend soudain conscience de l'étendue du chantier, de galvauder en les appliquant pour si peu les recettes qui aidèrent en son temps le grand Alexandre à se dépatouiller du noeud gordien, n'est-ce pas ?
Même si, avouons-le, il est parfois très difficile d'éluder cette tentation de trancher dans le vif !!!^^

jeudi 11 décembre 2014

Le radin rôdeur redoute le redoux...

Alors que l'acmé mercantiliste du solstice d'hiver, annonciatrice de renoncement halieutique, approche à grands pas, j'ai d'ores et déjà renoncé à cavaler en pure perte dans l'optique outrageusement optimiste de sauver la saison dans les arrêts de jeu. Je suis décidément trop vieux pour ces conneries^^... Avant de rentrer dans l'oeil du cyclone déclenché par celui qui provoque plus l'affolement des foules que Daesh, Sarkozy et les fesses de Kim Kardashian réunis - je veux parler évidemment du type dont on fête la naissance le 25 décembre...Oui, le Père Noel, c'est bien ça- un rapide petit tour au bord de l'eau m'a confirmé que le redoux, surtout par eaux basses, c'est pas ça... Sauf pour piquer quelques perches de ci de là.  Autant retourner couler de la tête plombée en attendant la ou les ultime(s) sortie(s) de 2014. Au moins, ça permettra de ranger le garage !!!^^




samedi 6 décembre 2014

Les Damnés de la Pleine Lune....

Lorsque l'on s'enorgueillit à juste titre d'avoir atteint les rives canoniques de la quarantaine ; heureux, sans qu'on sache vraiment pourquoi d'avoir survécu à la Thalidomide, aux chorégraphies Disco et à 5 décennies du culte dominical, télévisé et obligatoire de Michel Drucker ; on n'a pas à rougir d'être capable de reconnaître du premier coup d'oeil les antiquités du dessus... Car il ne s'agit au fond qu'un des multiples signes nous indiquant que, désormais, nous sommes en bonne voie d'en devenir d'autres... Des antiquités. Des Mathusalem de proximité aux articulations craquant plus qu'une Whitney Houston au sommet de son art. Des gérontes à la démarche aussi sûre qu'un plan d'occupation des sols varois. Bref, des petits vieux du Muppet Show en bottes en caoutchouc provisoirement épargnés par Alzheimeir, la lessiveuse à neurones... Snif.
 
Conscients de notre crépuscule halieutique plus avancé qu'un Livarot égaré dans le désert lybien, mais d'un autre côté, encore tout émoustillés de notre dernière razzia rurale, nous nous sommes emballés comme au temps de notre splendeur, cette époque bénie où nous empilions les doublés de perchettes avec une facilité déconcertante provoquant la pâmoison des foules... Faisant fi des volatiles déplumés, se rêvant de mauvais augure, perchés goguenards sur le cactus du déclinisme halieutique, nous avons défié l'eau claire, la pleine lune et l'arrivée du froid... Les vieux, de toute façon, ça n'écoute jamais rien^^...
Force nous a été de convenir, effectivement, qu'il faisait froid. Certains juvéniles auraient même été jusqu'à affirmer ( je cite ) que "ça meulait sa mère en snowboots à Vladivostok" mais j'étais parti prendre une verveine-vin chaud à ce moment précis... De plus, la limpidité de l'eau n'était malheureusement pas seulement une rumeur diffamatoire insidieusement répandue par des indigènes jaloux de préserver leurs réserves de pin's de la prédation de quelques antédiluviens parasites... Quant à la pleine lune, je crois qu'on peut généreusement lui  mettre tout le reste sur le dos !!! Comme des générations de trempouilleurs de fil déçus dans leurs espérances, meurtris dans leur égolâtrie, voire implacablement cocufiés par le destin, n'ont pas hésité jadis à le faire, histoire de n'assumer en rien le fait d'avoir pêché comme des quiches^^...
Au chapitre des excuses bidons pour sinistrés du pinsage pléthorique, l'ingestion massive de viande de mouton grillée dans un hectolitre d'huile au cm² selon les ancestraux préceptes de la gastronomie stambouliote ne m'a certainement pas aidé durant l'après-midi à éviter d'interpréter publiquement un numéro de pétomane champêtre des plus aboutis. Intermède fort distrayant, certes, mais, avouons-le en toute contrition, ontologiquement contraire à l'éthique d'une pêche moderne raisonnablement raisonnée... Faut pas déconner, merde... A partir d'un certain âge, en tant que sportif de haut niveau^^, on se doit de surveiller son alimentation. Kebab verboten !!! Sinon ça risque de partir en live au niveau du gastrique...
Bref, malgré toutes ces avanies qui auraient  eu raison de la santé mentale de pêcheurs moins burinés par les embruns que nous ne le sommes, nous aurons finalement, la satisfaction morale de survivre à cette embuscade honteuse tendue par de fielleux autochtones probablement imbibés de Côtes du Rhône et nous ayant guidé perfidement vers une conche aussi vide que la bibliothèque de Nabila !!! Cela, je vous rassure, ne restera pas impuni^^... Nous reviendrons !!!


mercredi 3 décembre 2014

Le reboot des rebouteux !!!

On nous croyait déjà à l'orée d'une momification hivernale. Les rumeurs bruissaient, menaçantes, comme un mille-pattes géant tombé dans la semoule. Elles répandaient, impavides, leur fiel aux alentours en laissant croire à un public crédule que nos exploits rivulaires allaient connaître un lente et incurable décrépitude à l'exemple des mesures de gauche imprudemment évoquées par écrit dans un programme électoral socialiste... Oh certes, il était tentant d'hiberner sur nos canapés respectifs, tels de déplorables adolescents larvaires tout en se faisant forts d'attendre au chaud un illusoire âge d'or printanier, sans oublier de verser sans vergogne dans la quérulence halieutique virtuelle la plus débridée. Mais, vous m'en voyez désolé, nous ne sommes pas comme ça^^...
Car malgré nos genoux cagneux, notre vue basse et notre taux de cholestérol à deux chiffres, nous n'avons pas hésité à saluer le retour tant attendu de la fraîcheur en sacrifiant à notre divertissement  favori... Le vin chaud à la paille... Heu, non, pas ça... Je voulais parler de la traque de la perche en milieu aquatique campagnard de faible amplitude benthique ( soit MAC FAB comme on dit dans notre jargon de spécialistes hyper-pointus au niveau du pinsage^^).
Dans les frimas, frôlant avec effroi la fracture du col du fémur au moindre terrier de ragondin dissimulé sournoisement à la faveur de la topographie, tout en nous fondant, en caméléons sur-entraînés,  derrière la moindre brassée de feuillage afin de tromper la sourcilleuse vigilance de ces parangons de méfiance retorse que sont les perchettes rurales, nous les avons impitoyablement pourchassées avant de les réduire à résipiscence.
Encore une mission périlleuse menée à son terme, saperlipopette !!!^^




dimanche 30 novembre 2014

Docteur Atchoum & Mister Grincheux^^

Ne reculant devant rien ( surtout pas une occasion de pantalonnader en extérieur^^ ), j'ai profité d'une légère accalmie dans mes petits problèmes de santé pour aller dropshoter en finesse sur un de ces hospots hivernaux un peu hâtivement popularisés par les photos explicites dont débordent les blogs de gremmies handicapés de la syntaxe... Entre deux vifeurs rougeauds, taciturnes, bref d'un classicisme outrancier, j'ai pu y constater que la taille moyenne des perches... O.K, des perchettes^^... présentes n'y est pas de nature à provoquer la transhumance immédiate des boulardhinos avides d'astiquage pré-hivernal de zboob^^. Manifestement, il fait encore beaucoup trop doux pour que les poissons blancs se rassemblent en quantité massive et attirent de plus gros prédateurs que ces petites zébrées peinant à se piquer sur un hameçon n°6... Bref, il n'est point temps de sortir les accessoires du triomphe ...
A part ces valises de perchettes, enchaînées en toute décontraction avec du bon son sur le mp3, j'ai tout de même réussi à attraper quelque chose d'autre... En l'occurence, un rhume en passe de dégénérer en bronchite voire en autre saloperie propre à relancer de 500 points l'action kleenex à Wall Street... Et meeeeeeeeeerde... Encore une occasion de briller en incarnant une personne de petite taille bipolaire ( voir le titre^^ ) dans l'hypothèse hasardeuse du tournage prochain d'un remake du chef  d'oeuvre de Walt Disney... 


Cela dit, il y a pire dans la vie... Même hors-invasion de zombies !!!^^


mercredi 19 novembre 2014

Léthargie passagère

Faisant une nouvelle fois preuve d'un à-propos forçant le respect, j'ai réussi à passer quasiment un mois sans aller à la pêche et donc d'avoir l'occasion d'alimenter ce blog à grands renforts d'ostentatoires perchettes^^... Il faut dire aussi que parvenir à concilier luxation et tendinite, ce n'est pas accessible à tout le monde... A moins de se hisser, question excuses, au niveau himalayesquement figé dans la mauvaise foi que se croient généralement tenus de nous imposer, les tennismen français une nouvelle fois humiliés sur leurs terres !!!^^




jeudi 30 octobre 2014

Au pays des poètes...

Il est toujours appréciable de garder les pieds sur terre. Surtout quand on ressort le float-tube, grâce à un  été indien persistant généreusement offert par l'effet de serre... En effet, une fois passée la bouffée d'enthousiasme éprouvée à l'idée de partir à la pêche, on retombe vite dans la trivialité halieutique du cru... Une carcasse de silure bien rongée nous indique la piste relativement fraîche de quelques délicats Emile Louis du Chubby. Ah ces poètes amoureux de la nature et de la dive boutanche... Jamais en panne d'idées novatrices pour sauver le monde. D'autres, infiniment plus raffermis dans la sournoiserie productive, explorent d'autres options afin de pérenniser la ressource...
Sous cette discrète cordelette, ne payant guère de mine, subtilement dissimulée au gré de la végétation, se cache un ustensile indispensable à une pêche réussie... Tout spécialement lorsque l'on prend l'élémentaire précaution d'immerger l'engin au beau milieu d'un secteur placé en no-kill... Braconnier, mieux qu'une passion : un métier !!!
Dans un monde normal, au fonctionnement sans à-coups, figé dans le respect d'immuables règles dont la compréhension serait totalement à la portée des faibles potentialités cognitives d'un intervenant régulier de forum-pêche imperméable à l'auto-critique^^, tout ceci s'achèverait  par une punition exemplaire du contrevenant, frappé sans pitié par l'immanence de la justice et cloué au pilori du bien commun par un juste courroux... Hélas, nous sommes en Loire-Atlantique. Là où le happy-end ne concerne que les destructeurs de la nature...

En effet, à ma grande stupeur, le secteur soit disant no-kill n'est qu'une aimable bouffonerie. Seuls les carnassiers sont concernés par l'interdiction de prélèvement !!! Grâce à l'action de sabordage bien menée par la DDTM, toujours aux ordres des lobbies agricoles, pollueurs,viandards, bref, à la botte du secteur primate... Du coup, y poser des nasses y devient d'un coup de baguette magique "légal" ( ou au moins non-verbalisable par la garderie... ) si et seulement si le pêcheur aux engins n'y cible que les poissons blancs ( oui, je sais, il y a de quoi se marrer doucement... ). D'ailleurs, si d'aventure, un carnassier venait à s'égarer dans une nasse posée dans ce secteur, le pêcheur aux engins ne pourrait pas le conserver... Tout un concept poussant à la quintessence des valeurs halieutiques ligériennes... La pêche aux engins en no-kill... Quand je vous dis qu'on est chez des poètes...

jeudi 23 octobre 2014

Le retour des Casteurs Juniors

Suite aux supputations d'un de nos éminents confrères, justement surnommé le Nostradamus ligérien du Pitching in the cover, nous nous sommes donné rendez-vous sur un des plus remarquables héritages de l'épopée napoléonienne. Personnellement, j'aurais été plus enclin à me livrer à une pêche en rivière mais, bon, dans l'absolu, autant profiter de l'aubaine. De plus, c'est l'occasion de profiter d'un petit soleil automnal, succédant heureusement à une frisquette matinée, en compagnie de trois des palmipèdes les plus célèbres de la Chrétienté !!!
Eau dégueulasse, pas une touche dans la première heure de pêche, bandes de vifeurs sexagénaires rivulaires aussi aimables qu'un cancer du pancréas, voila autant de facteurs qui m'auront fait douter au départ de mes chances d'éviter la bredouille ainsi qu''un ulcère... Mais, d'incroyable manière, en ne pêchant qu'au Slit Shad 4" blanc phospho, je finirais par prendre quatre espèces de poissons ( black-bass, brochet, perche, sandre... Mais format sushi pour rester poli^^ ). Les collègues alterneront quant à eux perches et bass sur des pêches hyper techniques ( l'un d'entre-eux est d'ailleurs bien connu dans la région sous le nom de Shaolin du Skipping... ) dont vous narrer exhaustivement ici les détails ne ferait qu'alourdir mon propos en le rendant hermétique aux novices... Finalement, au delà de la pêche en elle-même, nous avons passé une journée sympa à nous chauffer les mollets en palmant contre le vent. Tout le monde a fait plusieurs poissons malgré plusieurs pannes d'activité de ces petits fumiers. Il faudra qu'on se refasse le coin un de ces jours avec de plus gros leurres... On ne sait jamais^^.

mercredi 15 octobre 2014

Quoi de neuf ?

Damned. Nous sommes déjà à la mi-octobre. Malgré une jovialité de pure façade, judicieusement illustrée par le petit dessin du dessus, je suis en fait en proie à une angoisse halieutique intense. Après un mois de septembre ensoleillé, animé par quelques revigorantes sorties soldant quatre mensualités de pêche dosées à l' homéopathique, les premières pluies automnales, réveillant  en mode implacable mes rhumatismes de baderne cacochyme, ne m'incitent guère à risquer la glissade free-style sur des rochers traîtreusement visqueux ou la gaufre olympique à la douteuse faveur de sournoises vasières. "La vieillesse est un naufrage" disait le Général... Quant à vadrouiller en float-tube sous le crachin, cela ne me remplit guère d'un enthousiasme délirant. Il va pourtant falloir se motiver si je ne veux pas, à l'exemple du précédent exercice, pouvoir compter mes sorties automnales sur les doigts des deux mains, voire d'une seule...
Néanmoins, à quelque chose malheur est bon vu que le simple fait de ne pas aller à la pêche m'a donné le temps nécessaire pour avancer dans ma titanesque oeuvre de recyclage... J'ai ressorti le moule de l'hybride One-Up/ Java Stick qui m'avait rapporté quelques poissons l'an dernier, ainsi que celui du Javallon 90... De quoi redonner une nouvelle vie aux leurres souples éclopés...
Quelques shads Biwaa ne seront pas de trop non plus lorsque l'hiver sera velu^^...

Le principal problème qui m'est désormais posé n'est donc plus que la question du rangement de ces centaines de LS moulés depuis quelques années. Ce qui rejoint quelque part les vives et récurrentes interrogations que je nourris quant au meilleur stockage possible de mes têtes plombées maison... Bref, voila bien un cruel paradoxe : j'ai plein de leurres souples, plein de têtes plombées mais pas assez d'occasions de m'en servir. Arf...

Mais d'ici Halloween, il y aura quelques opportunités de braver la bredouille. Enfin, j'espère !!!


jeudi 2 octobre 2014

Petite ballade vespérale

Le soir tombe désormais plus vite que Valérie Damido sur une dégustation gratuite de chouquettes. Il convient donc, comme disent les pros en chemisette polyester satinée avec gros logos, "d'affiner son pattern pour caster dans la strike zone"... Fichtre... Que voila bien des complications pour pêcher du poisson ; créature qui reste, soit dit en passant, un animal  théoriquement moins intelligent qu'un pêcheur à la ligne... Quand bien même les contre-exemples foisonneraient sur les forums de pêche, au bord de l'eau, voire dans certains épisodes de Confessions Intimes... 
D'autant que tenter de définir l'intelligence moyenne du pêcheur à la ligne risquerait de nous pousser à de désagréables extrémités dont nous sommes loin d''espérer sortir indemne. Quid des anamnèses sans faiblesse nous contraignant à explorer tous les bouges ligériens acceptant des clients en bottes en caoutchouc ? La cirrhose guetterait le consciencieux chercheur, tapie, sournoise, à fleur de glaçon, dans chaque hectolitre de Cinzano englouti pour frauduleusement amadouer l'indigène... Je ne parle même pas des légendes urbaines qu'il y aurait à déconstruire entre deux bols de cacahouètes. Titanesque. Du Hercule au bistrot !!! De toute façon, entre nous, si la consommation intensive de poisson rendait vraiment intelligent, ne serait-ce pas un poil étrange que le marais de Brière compte si peu de Prix Nobel ? Non, vraiment, pour la paix des rivières, il vaut mieux laisser flotter un voile pudique devant l'obscénité narquoise de ce sujet d'étude...
Revenons en donc à cette petite ballade vespérale au bord de l'eau. Il faut en profiter de ces ultimes soirées d'été indien dont le chatoiement mordoré scintille et se pose comme un baume sur nos petits coeurs meurtris de s'imaginer à l'orée de l'hiver...Arf... Faut que j'arrête le muscadet, j'en deviens poète^^... Et par un de ces miracles sur lesquels on ne s'appesantit point de peur de perdre toute crédibilité dans le monde impitoyable de la pêche d'en haut, sur mon nouveau hotspot, ça mord... Quelques perches, deux ides bien vigoureux à combattre dans le courant, je m'en tire finalement plutôt honorablement ( selon mon barème autocritique scandaleusement laxiste d'après la presse halieutique^^ ) car l'inquiétude, annonciatrice d'une pêche difficile, technique, pour ne pas dire pictavo-poitevine dans l'esprit ( ou ce qui en fait fonction... ), me taraudait  depuis que j'avais constaté, en arrivant, la turbidité de l'eau... On dirait bien que le compteur à calories est enclenché par les premières fraîcheurs nocturnes. Cela promet pour les prochaines semaines !!!
Si j'ai le temps d'aller ramasser des coups de soleil, bien entendu...



mercredi 1 octobre 2014

Pin's au crépuscule

Afin de clore joyeusement ce mois de septembre qui m'aura vu passer autant de temps au bord de l'eau que durant les quatre précédents réunis, je suis allé témérairement me frotter du bord à une rivière du sud-Loire... Aie... Ses niveaux sont outrageusement bas, l'eau y est excessivement claire et surtout des algues glauques d'un bleu visqueux y confirment à chaque pas la présence massive de nitrates... Quelques Sandras Delalande orange vif pendouillant haut dans les branches indique aussi le passage plus ou mois fréquent de débutants ( ou d'alcooliques ?^^ ) pleins d'enthousiasme...
Malgré tout, il y  a encore quelques poissons à y attraper, même s'il faut s'appliquer à présenter ses artifices aquatiques en souplesse avec l'onctuosité chafouine d'une otarie nymphomane^^... L'à-peu-près volontariste genre Mepps Aglia n°2 balancée à la joviale ne pardonne pas sur ces secteurs accessibles à n'importe quel blaireau local élevé à la 8°6. On est ici au Pays de la pêche au delà du technique, là où règne le montage millimétré, le réfléchi de longue date, bref, on est dans la Patrie du Pattern austère... Non, je déconne... On va pas se faire des noeuds au cerveau non plus. On est pas chez les  Demi-Dieux de la pêche vus dans le journal, ici !!! Il suffit de ne pas se déguiser en vendeur de hot-dogs panaméen et de ne pas pêcher avec des leurres trop bruyants... 
Bref, tout ça mélangé donne au final une petite soirée bien agréable après une autre journée caniculaire. Vivement la prochaine occasion de se tremper les arpions au soleil !!!



dimanche 28 septembre 2014

Un sujet qui fâche...

Eaux usées en Loire directement rejetées à hauteur du port d'Ancenis...

On a tendance à fort commodément l'oublier quand on ne pêche que pour la gloriole ou à le nier obstinément quand on le fait pour la gamelle, mais l'eau dans laquelle sont condamnés à évoluer les poissons n'est pas d'une propreté rutilante... Les pesticides par exemple... Parlons-en des pestcides... Suivant cet article du Monde, la situation ne serait pas aussi idyllique que certains aimeraient le laisser penser...

"Ça ne s’arrange pas sur le front des pesticides. La contamination des cours d’eau et des nappes souterraines s’est généralisée en France. L’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse (RMC) a le courage de le dire : elle en a recensé 150 produits différents dans les près de 3 000 cours d’eau du Sud-Est de la France – majoritairement des herbicides –, soit à peu près autant tous les ans depuis 2008."

D'autant qu'à première vue, la réglementation et son strict respect ne semble pas constituer une préoccupation majeure des utilisateurs principaux de ce genre de produits.

"Mais il y a pire : dans un quart des analyses, on retrouve des substances prohibées, pour certaines depuis dix ans. Sur cette palette de pesticides, l’agence en a identifié 36 interdits depuis au moins 2008. Et il apparaît clairement qu’il ne s’agit pas de quelques traces persistantes, mais bien d’utilisations renouvelées. Les prélèvements effectués six à douze fois par an indiquent en effet des pics au moment des épandages d’herbicides."
Alors, me direz-vous, ne suffirait-il pas de pratiquer le no-kill intégral voire intégriste pour éviter de s'empoisonner à grands renforts de beurre blanc ? Et bien, non... Il suffit visiblement de boire de l'eau du robinet pour être bon pour le tourniquet... Car même si des solutions existent, elles ne sont pas systématiquement ( on se demande bien pourquoi... ) portées à la connaissance du grand public...

vendredi 26 septembre 2014

Sous le soleil, clopint-clopant...

Sous le soleil, clopint-clopant, en claudiquant d'une rotule pusillanime sur les perrés, je suis retourné, en fin d'après-midi, taquiner benoîtement mes petits poissons adorés. Premier lancer, vlan, premier poisson !!! J'aime quand un  plan se déroule sans accrocs^^... Un aspe plein de fougue me sauve de la bredouille. Hélas, mes prématurés glapissements d'allégresse ont fait accourir ventre à terre ( au sens littéral... ) un de ces impondérables fâcheux, incapables de trouver  un spot par eux-mêmes, faisant systématiquement preuve d'un savoir-vivre quelque peu lacunaire et qui surgissent dare-dare, venant de nulle part, dès que l'on a le malheur de prendre un poisson à portée de leur regard chassieux. Force est de leur reconnaître une expertise de haut niveau quant à leurs capacités à nous squatter notre spot, sans toutefois jamais s'abaisser à proférer une vague formule  de politesse, même grossièrement feinte, et à le ruiner en deux coups de cuillère à mulet quand ils ne se  contentent pas, laconiques, de péniblement catapulter à la bûcheronne, leur pauvre Grub Mister Twister qui tâche, monté sur une tête plombée de 25 grammes rouge pétante, histoire de voir s'il n'y aurait pas un énorme banc de sandres boulimiques dans les trente  centimètres d'eau situés à nos pieds... Zennnnnnnnnnnnn...
Je quitte à regret l'artiste, le laissant à ses rêves de beurre blanc, et me dirige vers un petit coin repéré il y a des lustres mais jamais exploré. A tort. Grâce à un petit leurre souple, j'enquille une série de perches à l'ombre avant de prendre un petit brochet et un sandrillon... Inutile de dire que celui-là va avoir droit à son moule^^... Le leurre souple, hein, pas le sandrillon... J'aime autant mettre les choses au clair.
Là, frappé soudainement par un de ces coupables aveuglements qu'on peut attribuer à la déshydratation, au grand âge et/ou à la fatigue^^, je décide contre toute logique de quitter un coin poissonneux, à l'ombre, où ça mordait sec, pour crapahuter au soleil, histoire de pinser dans la douleur... Il y a des baffes qui se perdent parfois...
Certes, pour pinser, ça pinse... Mais ça pompe aussi un maximum d'énergie de faire le zouave en plein cagnard. Je vais finir aussi rougeaud que mon ex-futur meilleur pote annexionniste de spots^^. Un litre d'eau minérale  plus tard, je me décide à arrêter les pitreries. Il me reste une bonne heure de temps légal de pêche. Ce serait pas mal de prendre un aspe d'un format correct, tiens, pour une fois^^... Il y a un spot pour ça pas loin...
Et là, comme sur un plateau, en plaçant un lancer de classe intergalactique ( si, si, rien que ça... ),  mais en ayant su rester humble, simple, abordable, digne et propre sur moi malgré le succès ( cela va sans dire, voyons^^ ), superbe attaque sur mon leurre-fétiche pour aspes difficiles. C'est piqué et ça vient en faisant pas mal de manières... Le temps d'immortaliser le bestiau, de le décrocher délicatement et hop, c'est plié, il est temps de rentrer...
Finalement, sur le nombre de leurres utilisés, soit une bonne vingtaine, seuls quatre auront pris du poisson... Des valeurs sûres et un petit leurre souple appelé, je le crois, à de grands succès entre mes doigts boudinés, gourds et malhabiles !!!^^