dimanche 10 juin 2018

Un après-midi de fou furieux...

Premier poisson d'une sortie improvisée devant les prévisions météo alarmantes.
Depuis deux semaines, les orages se succèdent à une fréquence inédite au dessus de l'hexagone. Bien entendu, ils s'accompagnent de pluies diluviennes s'avérant par endroit catastrophiques. Par chez moi, heureusement, on ne subit pas d'inondations dévastatrices. Par contre, les rivières sont d'une teinte chocolat au lait assez peu engageante... Et pour couronner le tout, les prévisions météo font état d'un début de semaine aux précipitations d'une amplitude biblique... Ouille, cette saison semble mal partie.
Déjà dix jours d'écoulés au mois de juin sans que je daigne me risquer au bord de l'eau. Dans moins d'une semaine commencent  les Jeux Olympiques de Berlin 1936  la Coupe du Monde de Football en Russie. Fichtre... La pêche risque de devenir  une denrée rare si je n'y prends garde... Mais le hasard parfois fait bien les choses : vendredi, je suis passé par une petite commune longée par une petite rivière et, ô bonheur indicible, cette petite rivière peu profonde m'a donné l'impression d'être un poil moins crado que les autres...
Les "Swing Impact" Aliexpress rapportent sans problème leur quota de perches...
Dimanche après-midi, cuit par une torpeur écrasante, je craque en embarquant ma canne ML vers ce petit coin où l'exercice de l'art halieutique n'a pas encore l'air d'être une source d'échecs inavouables capable de ruiner votre santé mentale déjà chancelante. Je ne le sais pas encore mais je suis en train de me diriger vers ce qui sera peut-être la partie de pêche de l'année... 
Le Carton dans le Carton : le petit intermède "Split-Shot" à 30 poissons !!!^^
Je commence doucement, en m'échauffant progressivement. Rien, pas un suivi pas une tapounette pendant dix minutes avant que j'enchaîne trois jolies perches avec une cuillère vintage. Puis ce sont les kikis bass qui s'invitent. Une frénésie assez inusitée en ces lieux... Il est temps de changer de spot.
Ouf... Le Mojo du Pin's ligérien du Bas n'est pas resté aux abonnés absents bien longtemps^^...
Sur le deuxième spot, la végétation est révélatrice : je suis le premier à passer par là cette année. Là, ça se vérifie aussi sur le nombre de touches. C'est un massacre. En split-shot, je ramène de la perche à la tonne (en données corrigées des variations saisonnières de l'échelle du Team Pinocchio^^). Je finis gentiment à la cuillère vintage pour ratisser les quelques zones plus lointaines, inaccessibles sauf à taillader à la machette la jungle d'orties de deux mètres de haut...
Ruisselant de sueur dans mes waders, dégageant aux alentours un parfum de pécari sortant d'une rave-party de trois jours, il est peu de dire que je ne suis pas en pole-position pour incarner la Pêche Moderne du Futur de Demain vue dans le journal^^... Mais je suis heureux comme tout. Un coup de flotte pour m'hydrater la glotte et c'est reparti !!! Dernier spot en vue... Un parcours urbain, plus que pêché vu les bouts de nylon pendouillant dans les arbres, mais où il reste bon an mal an deux ou trois beaux poissons à prendre en faisant attention à ne pas se faire repérer... Par les poissons bien sûr mais aussi, voire surtout, les riverains crypto-fascistes et leurs molosses.
Le gros chevesne du jour pris au "Chuby Pencil" aliexpress à 2 euros... What else ?¨¨
A cet endroit, la faible profondeur interdit l'usage d'autres leurres que les petits leurres de surface. C'est le baptême du feu pour mon "Chubby pencil" aliexpress. Au bout de quelques perchettes, il tombe sur un client un peu plus sérieux qui se cachait à l'aplomb d'un tuyau évacuateur d'eaux usées. Un bon vieux gros chevesne !!! Ah, cool, le premier de l'année... 
Alevinage massif ou reproduction exceptionnelle ? Cela faisait des années que je n'avais pas pris autant de petits bass...
Mission accomplie : le retour en amont du parcours se soldera par quelques prises éparses, un peu de kikis bass et quelques perchettes.  Dernier petit coup de pouce du destin, je trouve sur le chemin à la lisière d'un petit ruisseau affluent un gros crankbait Caperlan... Il y a des optimistes^^. Au final, en à-peu-près quatre heures de pêche, sous un temps orageux oppressant, dans une eau légèrement piquée mais largement pêchable, j'ai pris un sacré tas de poissons. Aucune idée du nombre exact (et entre nous, je m'en fous royalement) mais en y repensant, je ne crois pas qu'un seul des leurres utilisés n'ait pas pris au moins UN poisson. Autant dire que "la qualité intrinsèque du pêcheur d'élite ayant su rester simple, humble et abordable malgré son succès interplanétaire" (selon la formule con sacrée) n'est pas le premier facteur explicatif. C'était le bon jour. Il suffisait de se pointer au bord de l'eau pour cartonner et, là, coup de bol, pour une fois, j'y étais...


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire