mercredi 29 juillet 2026

Speed-fishing matinal 2

Plongé trop prématurément dans l'univers de la semaine travaillée, je me dois de faire face humblement au drame. La canicule est déjà de retour, la rivière est basse et son fond délicatement recouvert d'algues bleues dégueulasses à souhait. Heureusement, ce matin, j'ai presque deux heures de pause, ce qui est plus qu'il n'en faut pour renouer avec une pratique express du pinsage ligérien !!!

Premier lancé, première touche, un kiki bass qui, d'une auguste pirouette, se décroche. Le Pencil 47 ne pardonne pas. J'en rate coup sur coup une bonne demi-douzaine avant de mettre au sec le moins dégourdi de la bande, j'imagine. Le spot étant très accessible, il est sur-fréquenté. Je me décide donc après avoir repérés quelques poissons dans le peu de courant disponible à downsizer mucho mucho la bouchée proposée...

Ouf, c'était la solution. Les perches répondent présent sur un split-shot velouté manié d'une main soyeuse par un des spécialistes mondiaux de la technique aussi beau que musclé avec son QI de 723 (oui, je sais, on s'éloigne un peu de la réalité mais que voulez-vous, il se trouve que l'expression "idiot du village" a été déposée à l'INPI par Julien Odoul). J'ai beau être d'une modestie pathologique, j'aime autant vous dire que je me la pète en technicolor auprès du public présent. Une cane. Mais je débute...

Bref, à force de forcer, avec mon micro-machin, je pique le poisson-surprise, un gros bass !!! Le salopiot. Le combat s'éternise fatalement et ce fumier en profite lâchement pour frotter les tas de merdes algueuses, ce qui transforme mon fil en guirlande et finit par se décrocher à mes pieds. Bordel. Détendez-vous. Allez à la pêche qu'ils disaient...

 

Par chance, quelques minutes plus tard, je suis récompensé par la plus noble des prises qui soit. L'heure a sonné, il est temps de reprendre le chemin de l'esclavage salarié. Spartacus, j'écris ton nom...

 




 

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