vendredi 20 mars 2026

Chronique d'une semaine tragique

Nous nous étions quittés dimanche dernier en fin d'après-midi alors que je venais de vaincre la bredouille d'un Tanta d'élite, sûr de lui et dominateur. Lundi matin, grinçant des hanches, couinant des genoux, chose bancale et gémissante, j'ai dû faire face à une journée des plus harassantes. Mardi, rebelote. Inutile de le préciser, j'étais rincé, cuit, endolori.

Pourtant, en début d'après-midi, mercredi, mû par je ne sais quelle mauvaise idée, je m'en suis allé pêcher l'espèce de gouillat fangeux que les gens du Maine-et-Loire considèrent avec une mauvaise foi confinant à l'abject comme une rivière à truites. L'eau y était bien dégueulasse. Le truc qui fait bien plaisir après avoir roulé soixante bornes, je vous assure...


Ayant pris le parti de sortir des sentiers battus, je me suis rué sur un parcours rural. Ouille. J'y croise avec déplaisir 7 pêcheurs sur 200 mètres de linéaire. Un mercredi après-midi. J'aime autant vous dire que le dimanche, ça doit ressembler à la ligne 13 à 18h00, le bordel... En passant, j'ai aussi jeté un coup d'oeil rapide quoique désabusé à l'ancien hot-spot à perches. Au moins comme ça, l'illusion n'existe plus : le coin est mort.



En rentrant, j'éviterais un carambolage massif sur un rond-point (l'autochtone sait se montrer facétieux) et observerais un magnifique incendie de hangar agricole causé par un feu de broussaille lancé par un paysan aventureux ayant omis manifestement de remarquer les rafales de vent conséquentes qui pouvaient éventuellement provoquer ce genre d'incident. Bilan de l'incursion transfrontalière : une bredouille et l'assurance de ne plus avoir à fréquenter ce filet de pisse glyphosaté des plus minables, na !!! Jeudi, évidemment, c'est le retour à la journée intensive, sans pause, brrrr rien que d'y songer, je tremble. C'est donc un homme résolu à profiter de son vendredi après-midi qui arrive à quinze heures au bord de l'eau...


Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. Pas une touche sur le spot si généreux de la semaine dernière. Je finis par prendre un micro-chevesne mais je ne vois pas la queue d'une perchette. Rien de chez rien. La misère totale, implacable, sans rémission. Il me faudra changer de spot pour finalement, après bien des efforts, prendre enfin une perche.
 
Je ne pêchais que depuis deux heures mais devant tant de difficultés, j'ai lâché l'affaire avant de m'énerver. Ce n'était pas la bonne semaine pour aller à la pêche. Le vent de nord-est bien installé, les contrastes thermiques importants entre la matinée et l'après-midi et la fraie des perches, autant de bonnes excuses pour expliquer le désastre. On fera mieux (ou pas...) la prochaine fois !!!
 

 


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