Finalement, pour cet avant-dernier dimanche avant la Fermeture, je me suis retrouvé tout seul à arpenter les chemins de ce qui était jadis un parcours de street-fishing de rêve. Oui, jadis, car aujourd'hui, ce n'est plus pareil, on y enquille plus une douzaine de perches par poste, loin de là même. Pourtant, par extraordinaire, à l'aube, je tombe sur une chasse peu discrète éclatant les ablettes sur un haut-fond. Le bilan est désastreux. Je décroche une jolie perche et me fait casser par une autre probablement du même calibre. En XUL, la marge de manœuvre reste étroite. Je ne me décourage pas et dans la foulée, je casse encore, sur un très gros chevesne. Oh bordel... Un Xanax, vite !
Il faut que je me calme. Un coup d'œil sur l'heure m'indique que mon complice présumé a probablement été victime soit d'une panne de réveil soit d'un contrôle routier d'alcoolémie. En l'attendant, je repère un leurre LMAB pendant à une branche. Oh oh oh, c'est un travail pour Super Récupérateur !!! La collection de leurres pour le brochet s'agrandit.
Il est pratiquement 10 heures du matin et je dois donc l'admettre : je suis parti pour une traversée du dimanche poitevin en solitaire. Autant s'appliquer pour éviter la bredouille. Bon, non sans mal, j'arrive à picorer quelques pin's de ci de là mais c'est vraiment laborieux.
La matinée ne sera pas de trop pour dépasser avec peine la demi-douzaine de pin's. À la fin de celle-ci, je croise la route d'un félin quémandeur de poissons frais qui me portera bien la poisse car en une heure de compagnonnage, je ne prendrais rien du tout. Merci le matou...
Heureusement après que le chat se soit laissé convaincre par une sardine offerte par une mamie compatissante et plutôt pessimiste quand à mes capacités à nourrir la bête, j'imagine, je réussis contre toute attente à prendre un joli rotengle au Swing Impact 2" !!!
Il est midi passé. Je suis rincé. Le temps de prestement avaler une ration de survie à base de pâté Henaff et de pain de campagne, me revoilà redevenu cet athlète à la démarche souple de grand fauve qui a encore fait (pas de fausse modestie entre nous) la couverture d'Arthrose Magazine le mois dernier.
Continuant le pèlerinage, je m'arrête sur une conche en aval sans rien y prendre du tout mais en repérant deux brochets postés. C'est bon à savoir mais hélas, un peu tard pour cet hiver.
Je décide donc de finir la sortie sur une autre conche où je ne croise personne. Seul un vifeur rougeaud et taciturne est avachi en lorgnant d'un oeil hagard ses flotteurs couchés. Le pauvre ne savait pas encore que le pire restait à venir. En effet, autant la matinée a été galère, autant cette dernière halte s'est révélée hors-norme.
En effet, à la grande fureur du quidam attendant vainement depuis l'aube qu'un de ses bouchons ne frémisse, je suis à peine arrivé que j'enchaîne les touches, les poissons mais aussi les décrochés. Un festival. Pourtant il y a très peu d'eau sur le spot mais il est rempli d'alevins et logiquement de poissons ayant suivi le garde-manger !!!
J'ai même l'occasion d'apaiser quelque peu mon bad buzz récent au sein de la communauté influente des chats domestiques par quelques lancés de chevesnes aux minettes m'observant depuis la berge d'en face. Désolé de cette entorse au no-kill mais je me devais de satisfaire mon public attitré.
En quatre fois moins de temps, je prends finalement à peu près trois fois plus de poissons que sur le secteur urbain pourtant poncé dans les grandes largeurs. Disons le, cette fin de session sauve psychologiquement ma journée. Une orgie de pin's, voilà qui reste une excellente manière d'entamer l'ultime ligne droite avant la Fermeture !!!










Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire