dimanche 11 janvier 2026

Ah ben quand même...

Je déclare donc officiellement lancée l'année halieutique 2026. Il était temps, nom d'un petit innocent en talonnettes persécuté par des journalistes mythomanes, des bédouins affabulateurs et une magistrature marxiste-léniniste assoiffée de sang. Car après avoir enduré en silence, avec une dignité totale, trois semaines d'épreuves (attention, hein, de vraies épreuves, froid, neige, abstinence de pêche, lecture du Figaro...), je tiens à livrer mon témoignage dans un ouvrage digne mais poignant qui s'intitulera "Journal d'un Braconnier".  Certaines vérités se doivent d'être rétablies. Bref, en ce très frais dimanche matin, on a enfin pu célébrer le retour au bord de l'eau pour le Bourreau de la Boutonne qui est un peu au Maillochistan ce que Nicolas Maduro était encore récemment au Venezuela : un leader débonnaire et sympathique mais sans moustache (les ayants-droit de Josef Staline, Saddam Hussein et Roland Magdane le menaçant régulièrement de poursuites pour plagiat de vibrisses). Parmi tous les moments de joie qui ont entrecoupé nos claquements de dents, je me dois de mettre en avant une nouvelle trouvaille décrochée d'une branche rivulaire : un crankbait qui devrait prendre sa perchette aux beaux jours. Youpi.

Passons charitablement sur l'agraphe pour cachalot utilisée pour attacher la petite chose, à crankbait offert, on ne mégote pas le bas de ligne comme le dit la sagesse populaire. Mais nous n'étions pas là uniquement pour récupérer des leurres dans les arbres. En effet, ces retrouvailles placées sous le signe des mains qui picotent sous la morsure du blizzard avaient pour objectif premier de prendre des poissons !!! 

Par chance, nous n'avons pas trop attendu pour débredouiller. Une nouvelle fois, c'est le Tanta qui nous a sauvé la mise, quelle surprise. Alors que nous nous étions préparés pour une traque de la perche, de façon relativement étonnante, nous n'avons longtemps pris que des chevesnes.


Il a tout de même fallu être bien concentré pour les prendre, les petits salopiots. Le Bourreau de la Boutonne, en restant fidèle au Tanta, s'est envolé au score. De mon côté, je me suis un peu perdu dans les changements de leurres, une perte de temps avérée tant mes doigts gelés étaient incompatibles avec la motricité fine requise pour enfiler sur la hampe d'une tête plombée un micro leurre souple...



En fin de matinée, devant une certaine baisse d'activité (en même temps, le spot était plutôt du genre exigu), nous avons commis l'erreur classique des pêches hivernales dans le secteur : la ruée vers les hot-spots d'automne, hélas actuellement soit squattés par des vifeurs de base pêchant depuis l'intérieur de leur véhicule garé au ras de l'eau, soit totalement vides de poissons.
 

Il fallait essayer pourtant mais là, c'était un jour sans. Finalement, les leurres du jour étaient le Tanta et le Nano Minnow. Enfin, plus exactement, ils étaient les leurres qui convenaient pour pêcher dans peu d'eau les concentrations de poissons facilement repérables, soyons honnêtes. Et pour finir sur une touchante note de sincérité, spectacle si souvent absent de la littérature halieutique contemporaine, je tiens à saluer le talent de mon comparse maillochistanais qui a réussi, lui, à prendre autre chose que des chevesnes !!! Oui, l'inénarrable Bourreau de la Boutonne a pris deux perchettes et un rotengle, remportant brillamment ainsi le Challenge Multi-Espèces !!!



Une journée de reprise bien fatigante avec un peu de route, certes, mais au final avec du poisson, ce qui était le but de la manoeuvre et qui, surtout, reste toujours en cette saison froide un objectif périlleux, tout spécialement après une semaine de neige et de tempête.

 


 

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