mercredi 22 novembre 2023

Les affaires reprennent...

Que ce fut long cet intermède pluvieux. Jamais autant de flotte n'était tombé en un mois sur nos contrées. Depuis le 27 octobre, je n'avais pas mis un orteil au bord de l'eau si ce n'est pour interroger les rares acharnés sur leurs humides bredouilles. Certes, j'avais compensé du mieux possible en bricolant de loin en loin et en commandant des trucs sur aliexpress mais on était loin du compte. Heureusement qu'aujourd'hui, enfin, j'ai retrouvé gaule en main le chemin du bord de l'eau. L'objectif initial, réaliste donc manquant cruellement d'ambition, était réduit à l'essai in vivo de mes petits bricolages. Bien évidemment, j'avais aussi préparé quelques petits leurres souples à pin's, je ne suis pas fou. Afin d'utiliser au mieux mes deux heures de liberté, je me suis contenté du parcours le plus proche de mon antre, enfin à peu près pêchable après des semaines de crues. L'essentiel après cette abstinence contrainte, c'est de vite sauver la bredouille, histoire de retrouver la confiance. C'est chose faite en trois minutes chrono grâce au combo mythique One Up bubblegum et tête plombée à palette. Ouf.

Ça, c'est fait. Quelques mètres plus loin, sans avoir pris la peine de changer de leurre, je me prends une méchante touche au ras du bord. L'espace de quelques secondes, je redoute le brochet embusqué mais ils sont si rares dans ce coin là que sans surprise, c'est un autre client qui a gobé l'artifice.


Un beau pépère dépassant les 50 centimètres, cela commençait à faire longtemps que je n'en avais pas pris sur ce bief. Je pêche depuis dix minutes. C'est extatique où je ne m'y connais plus. Sentant que rien ne peut plus m'arriver désormais, je commence tranquillement à tester mes bricolages. Ma foi, tout a l'air de bien nager. C'est donc en toute légitimité que ma tête plombée à palette décorée d'un GRUB de récupération hors d'âge trouve preneuse.


Oulala, qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi cette réussite insolente pour ce retour halieutique improvisé ? C'est assez inespéré à vrai dire car le parcours est très fréquenté d'ordinaire et que la pêche y est réputée particulièrement difficile. Je pêche depuis trente minutes et il me reste plus d'une heure de disponibilité. Un bref passage vers l'amont me dissuade d'y trainer, trop de courant. Je reste donc sur la même berge et j'insiste, je gratte, je ponce en descendant en taille de leurre plus l'heure avance.

Bon, inutile de prendre des chemins détournés : pêcher en 25/100°° avec des têtes plombées légères quand on a entre les pognes une canne travel bien raidasse de puissance sous cotée à 7/28 grammes, ce n'est pas l'idéal pour cibler la perchette mais il faut bien s'adapter.

Quelle joie que de les retrouver enfin, ces petites écervelées. Ce parcours en est littéralement farci. Il suffit de pêcher doucement les zones de calme pour les enchaîner. Hélas, rattrapé par l'horaire, j'ai dû les laisser tranquille car je travaillais en début de soirée. Mais ce n'est que partie remise, les filles !!!


Bref, ces trois semaines et quelques d'interruption forcée ont finalement eu du bon. Je reviens motivé comme jamais, prêt au péril de la fluidité de mes articulations à affronter les inévitables frimas à venir.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire