vendredi 27 octobre 2023

Armageddon pluviométrique

On avait cru bon de se gausser du retour de la pluie. On avait tort car non seulement elle est revenue mais de plus, visiblement,, elle n'est pas contente. Ce vendredi restera un jour faste pour l'actionnariat Guy Cotten.


On avait affronté la bruine, l'averse, l'ondée passagère mutine. Là, nous avons fait face à la Bête, une féroce dépression océanique pas venue des confins du Pot au Noir pour faire le mort au bridge.


Il ne fallait pas rater le début de journée car en quelques dizaines de minutes, le fleuve s'est transformé en torrent de vasouille itinérante sous l'impact de précipitations d'amplitude bibliques.

Ça, c'est de la pêche de l'extrême. Faire slalomer ses leurres entre les îles flottantes de grenouillettes, les bancs de feuilles mortes et autres ballots de myriophylles, franchement, le tout sous une pluie battante et des rafales de vent insistantes, ça indique une forte propension au masochisme articulaire passé un certain âge.



Les conditions de pêche sur ces trois jours auront été des plus pénibles, on peut difficilement le nier. À tel point que le vendredi soir, nous avons renoncé à tenter une pêche en lac le lendemain. 100 millimètres de pluie annoncés, vent entre 100 et 120 kilomètres/heure, non, merci, vraiment, sans façon.


Pourtant, en cherchant bien, les sujets de satisfaction sont nombreux : nous allons avoir l'immense bonheur de nous livrer à une recherche poussée de vêtements de pluie véritablement imperméables déjà.


Ensuite, nous pouvons nous laisser aller à l'autosatisfaction la plus béate étant donné que nous avons réussi à prendre des poissons malgré tout. Pourtant ce n'était pas gagné d'avance avec la météo pourrie et la montée de pleine lune.


Bref, encore une fois voire comme toujours suis-je tenté d'écrire en abandonnant toute fausse modestie, cette politesse des peigne-culs, nous avons triomphé des obstacles dressés sur notre chemin par un destin taquin. Bien sûr, les articulations grincent, le dos est douloureux et les effets des marchés forcées se font ressentir dans nos mollets. Mais tout cela est le prix à payer quand on défie la lessiveuse venue des confins de l'Atlantique.




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