Par la grâce d'un bug informatique, ô joie ô bonheur, j'ai bénéficié d'une journée de farniente impromptue. Contraint d'improviser, je me suis vite résigné à retourner pêcher "en bas" car je n'ai toujours pas eu le temps de tester les boudins du float-tube et, surtout, les énièmes réparations des waders respirants attendront un peu pour le crash-test. Douze degrés à huit heures du matin, c'est frais pour une pêche avec le pied mouillé, je trouve. Bref, pêche du bord, sur un secteur sur-pêché, eau claire, vent d'est, pas de courant... On pouvait déjà envisager le désastre.
Et pourtant, sans triomphalisme, ça s'est plutôt pas trop mal passé. Je n'ai pas eu beaucoup de touches mais finalement, à force d'insister, j'ai pris quelques poissons. Cela dit, en dehors des leurres souples écrevisses, ça a plutôt été moyen même si je me suis fait raccourcir quelques leurres souples par des carnassiers féroces.
Une fois encore, si j'avais choisi de pêcher XUL, j'aurais sans aucun doute pu facilement étoffer le score tant les perchettes avaient l'air en verve. Mais j'avais pris ma Wixom UL (qui n'a d'UL que le nom, hein, soyons sérieux un peu...) et il était difficile de finasser outre mesure...
Je suis resté la plupart du temps sur ces classiques intemporels que sont les Little Spider Keitech et les Finesse Filet Craw Supercontinent. J'ai décroché un joli chevesne au Bevy Pencil 60 et une...Carpe au Worm Lureshazer qui pue mais pour l'essentiel, c'était la Foire à l'écrevisse !!!
Ah oui, j'ai pris un bass avec un hair-jig maison agrémenté d'un Yubari Finesse mais ça a bien été l'exception qui confirme la règle, cette affaire. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé un peu de tout...
Le peu d'activité visible m'a donc contraint à gratter le fond de chaque poste, encaissant sans broncher les micro-attaques de perchettes et attendant avec patience les véritables touches de vrais poissons. Enfin, bon, je me comprends...
Hélas, car il faut toujours un d'hélas dans cette interminable chemin de croix qui constitue ma vie halieutique, à un moment le soleil est apparu et avec lui la cohorte infernale des moustiques tigres. Oh purée. Les infâmes saloperies méphistophéliques de leur mère...
Franchement, c'est à ne plus y tenir cette année... Allez, il va falloir que je me décide à tester l'étanchéité de mes waders (quel thème fâcheusement récurrent, tiens...) et changer un peu de décor.
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