vendredi 14 août 2026

Retour en douceur sous un soleil de feu

Allez, c'est la fin de la semaine. Il est temps de prendre le chemin du Ploukistan du sud. Mais non sans avoir auparavant pris l'élémentaire précaution de me concocter un retour en plusieurs étapes. En effet, il reste encore un fleuve breton à peu près vivant car alimenté par le barrage de Guerlédan. Pour la première halte prévue, je me trompe d'écluse, ça commence fort !!!


Sauf que les poissons sont là. Je pêche comme un sagouin et je décroche trois jolies perches, ce qui calme instantanément tout le secteur. Seule une écervelée se fera alpaguer au Spintail...


Le soleil monte, la température aussi et je passe en mode XUL pour essayer de prendre une ou deux autres perchettes. 

Quelle galère !!! Le spot doit être bien viandé, les perches s'avèrent très méfiantes pour leur taille et en fin se matinée, je me décide à jeter l'éponge...

Direction un spot des plus classiques pour tenter de corriger le tir. Ça part bien puisque je trouve le banc de perches à l'endroit habituel sauf que j'en décroche une trop vite, ruinant ainsi définitivement mes chances de succès. 

Qu'à cela ne tienne, il me reste le parcours de secours et ses chevesnes !!! Là aussi, au soleil de midi, la pêche va se montrer duraille...

Car il n'y a pas beaucoup d'eau sur le spot, moins de courant que d'habitude et je suis beaucoup trop exposé sur la berge pour que les plus gros chevesnes ne me retapissent pas à trois kilomètres...

Il m'a donc fallu employer les grands moyens !!!

Et même les grands grands moyens en ajoutant une chevrotine sur la ligne pour patater de l'autre côté du bassin une Luxor Vogue millésimée afin de leurrer la défiance de chevesnes d'une taille...Médiocre ?

Assoiffé, déshydraté, complètement hébété par la chaleur, je me traîne jusqu'à la supérette la plus proche pour y acheter un peu d'eau. Je rassemble toute mon énergie pour un ultime baroud d'honneur sur un barrage pas si lointain plein de perches.


Alors, effectivement, les perches sont présentes mais elles sont beaucoup plus petites que dans mes souvenirs. Serait-ce en lien avec la présence d'un couple de cormorans en train de se sécher sur un rocher affleurant ? Qui sait ?


En attendant, j'ai bien fait de m'arrêter car les perches sont en folie dans le bouillon du barrage. Touche sur touche pendant un bon moment, ça remonte un peu le moral, il était temps...

Certes, c'est tout petit mais sur  un spot où on voit le fond partout, en plein cagnard, je ne pense pas qu'on soit en droit, mi-août, de s'attendre à des prises miraculeuses non plus, si ?


Ici comme ailleurs, le fond du fleuve agréablement tapissé d'algues appétissantes à souhait, témoigne de la prise de conscience écologique salutaire du lobby agricole. Nous voici rassurés...

Je me finis gentiment sur un chevesne complètement allumé. Un suicidaire. Vu le milieu dans lequel il doit survivre, on peut le comprendre.
 

C'est donc sur ce dernier coup d'éclat que se clôt mon avant-dernière semaine de vacances. Car oui, tremblez malheureux, j'ai encore quelques jours à la fin du mois pour pouvoir profiter pleinement de l'effondrement du vivant...

 


 

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