samedi 13 juin 2026

Pinsage de proximité 9

Samedi matin, par un coupable relâchement ayant certainement eu une incidence dramatique sur le P.I.B, je me suis octroyé une grasse matinée sentant bon la paresse, l'indignité, bref l'anti-France certifiée 100% gauchiasse décadente. Levé à 8h00, comme un sybarite de chef lieu de canton, j'avais pas mal de trucs à faire avant de partir pour la journée. Sur le chemin, une idée lumineuse me suggère de passer par Action prendre un Sling-Bag Ranger. L'ustensile est peu onéreux et assez pratique pour le genre de sessions minimalistes qui constituent l'essentiel de mon activité halieutique hebdomadaire. Aussitôt l'objet en ma possession, je décide de consacrer une heure au soleil à cette pêche raffinée qui a fait ma célébrité (ou pas).

Premier constat, il n'y a pas d'eau. Bizarre, je croyais pourtant que les nappes étaient pleines début avril. Vu que je suis en tenue de sortie, j'ai choisi un coin accessible du bord et raisonnablement envahi d'orties. Après quelques perchettes décrochées au Pencil 47 en guise de hors-d'oeuvre, je sors vite les cuillères recyclées car je dois lancer loin au milieu d'herbiers susceptibles d'infliger des dommages irréparables à mon arachnéen bas de ligne (hé oui, je fais mon délicat en XUL, pointe en 18/100°° !!!). J'ouvre le bal sur un... Rotengle. Ils sont chaud-patates en ce moment.

Puis j'enchaîne avec un bass pas énorme mais qui, en XUL, me donne l'occasion de mettre à l'épreuve ma petite canne (évidemment, comme j'étais parti pour une session rapide, je n'avais pas pris l'épuisette...). Le spot a été bien ruiné par la rudesse du combat. Je pars donc pêcher quelques minutes en aval. Pas d'eau non plus, encore moins même, mais les perchettes squattent les lisières ombragées... La vieille cuillère Nymphe offerte jadis par le Bourreau de la Boutonne, rechapée par mes soins après bien des aventures, fait encore merveille !!!

Je finis par retourner au spot précédent en changeant de leurres. Passage au micro Fat Swing Impact Lureholic et hop, direct, un kiki bass ne laisse pas passer l'offrande. Il commence à faire bien chaud, je sue à grosses gouttes et je suis à deux doigts de plier pour la journée...

Mais dans le fouillis de micro leurres souples qui déborde de la musette, je retrouve l'unique exemplaire survivant du Mebaru Shokunin Ecogear !!! Monté sur une tête Aji Ringer Reins 0,9 gramme (le vide-grenier toujours !!!), au premier passage, paf ! Un joli rotengle n'en a fait qu'une bouchée.

Bon, j'ai continué encore dix minutes malgré le cagnard et surtout l'horloge qui tournait mais je n'ai pris que des kiki bass après avoir dit adieu à mon Mebaru Shokunin tombé au champ d'honneur...


Voilà. Ma nouvelle musette est baptisée en douceur, j'ai pris quelques poissons en un minimum de temps et demain, avec un peu de motivation, ce sera pêche aux aurores...
 

 

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