La semaine va être courte mais, par la malice d'une météo ombrageuse, chiche en exploits halieutiques. Lundi, je ne peux m'accorder de sortie pour cause de disponibilité limitée associée à une couleur cacao des rivières les plus proches. Mais par un coup de chance fortuit, mes pérégrinations salariées me font passer mardi matin au dessus d'un autre cours d'eau qui, lui, m'apparaît comme tout à fait digne d'y aller traîner mes bottes pendant les deux heures de libres en début d'après-midi. Je n'ai d'ailleurs pas pêchée cette rivière depuis l'ouverture. Le premier spot est libre, personne à l'horizon pour me disputer le poste, c'est parfait. L'eau est basse mais les bottes sont tout de même un peu justes pour franchir les bras secondaires me séparant du meilleur endroit pour y débuter. Un petit essai du dernier Tiny Fry 50 chiné pour 4 euros cet hiver en vide-grenier s'impose...
Le poste est exigu mais si j'arrive à poser discrètement le poisson-nageur dans la zone ombragée en lisière du courant principal, paf, c'est poisson assuré...
Les prises s'enchaînent mais je ne réussis pas à prendre de poissons corrects. Pire, plus j'insiste, plus la taille moyenne des prises diminue pour finir avec des kiki bass et des perchettes à peine plus gros que le leurre. Il me faut changer de spot.
Qui dit changement de spot dit changement de leurre évidemment. Le nouvel entrant nage superbement mais je loupe deux poissons avec (dont un beau chevesne) avant de finir par piquer une perchette... La coupe est pleine, je change de secteur !!!
J'arrive donc sur le deuxième spot, sans trop d'illusions non plus, hein, c'est accessible et j'y vois toujours quand je passe sur le pont proche quelques pêcheurs, généralement au vif. Effectivement, le poisson semble bien être sur ses gardes. J'y passe environ 30 minutes pour une seule touche : une petite perche qui succombe aux charmes vénéneux du Crankster Sébile 35, encore une trouvaille de brocante !!!
Bon, l'heure est grave, il me reste une heure de pêche avant de devoir retourner gagner à la sueur de mon front de quoi maintenir le train de vie des actionnaires aliexpress. Que faire ? Essayer un spot à quelques minutes de voiture ? Allez... On va se laisser tenter. J'y arrive juste quand un pêcheur plie ses gaules, il pêche depuis le milieu de matinée au vif. Bilan : un petit silure évidemment viandé qui attend sagement dans le coffre de la Safrane. Il peste sur l'absence de sandres et de brochets dans la rivière, je compatis puis le collègue dépité remonte le sentier jusqu'au parking. Peu désireux de me retrouver atteler avec un moustachu alors que mon temps libre est compté, j'abandonne le leurre dur pour un Easy Shiner 2" monté sur une tête plombée de deux grammes, ce qui devrait suffire pour peigner les courants du seuil. Première coulée...Boum !!!
Bingo, il y avait bel et bien un brochet et il était planqué quasiment dans mes pieds. Pas un monstre, certes, mais avec une canne light, on est toujours heureux d'avoir pensé à l'épuisette. Le premier de l'année, c'est toujours un moment à part. Espérons que ce ne sera pas le dernier...







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