On avait un peu perdu le fil ces derniers temps. J'avais même la douloureuse impression d'être devenu influenceur "achats compulsifs". La faute en incombait bien évidemment à ces crues incessantes sauf qu'en ce dimanche d'une douceur suspecte, j'ai décidé de me secouer un peu les puces et de sortir le seau de lombrics. Une petite heure de pêche le matin m'a permis de constater que ce n'était pas encore totalement le bon moment de squatter les berges...
J'ai insisté une bonne heure mais à part un gardon correct loupé par un ferrage trop précoce, je n'ai pris, en plus de mon micro-bass, qu'un petit chevesne qui avait bien morflé au niveau de la tête. Poisson ? Oiseau ? Pêcheur sadique ? Pour l'instant, l'enquête ne néglige aucune piste... Bref, il était inutile de s'obstiner.
L'après-midi, revigoré, remotivé, je me suis transporté sur les bords d'un petit ruisseau ne payant pas de mine mais dans lequel j'ai déjà pris du poisson (au Tanta, quand on avait encore le droit !!!) pendant la fermeture. Changement de méthode, flotteur toulousain de deux grammes, lombric frais sur hameçon à truite et... Hop-là !!!
Bon, ça ne s'est pas fait tout seul, j'ai dû descendre en rappel, me vautrer la tronche en me prenant les bottes dans un piège redoutable fait de ronces et de liserons avant de me rétablir en plaçant avec un à-propos de style ma main gauche dans des orties puis de me mettre à plat ventre pour être en mesure de plonger ma main droite dans l'eau pour dégager l'animal du dessous de racine dans lequel il s'était planqué en mettant à mal le 14/100°° du bas de ligne. Voila où ça mène de faire le malin !!!



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