Oh une alerte canicule. Oh fin mai. Mais alors, ce réchauffement global, vaste et infâme complot escrologiste voulant priver les gros lards tatoués électeurs RN amateurs de pick-up, de barbecues et de jet-skis de leurs petits plaisirs innocents, ne serait-il pas un peu crédible ? Vite, allumons la télé : il ne fera pas moins chaud mais au moins on sera rassuré. La fin de la semaine dernière, chaude à souhait, était déjà un peu trop réchauffée pour que j'aille à la pêche. Mais le week-end s'est montré encore pire. Tombé du lit à 5 heures du matin, j'en ai profité pour mouler à la fraîche quelques têtes plombées de un et deux grammes sur hameçons de 8 (toujours du matériel trouvé à prix d'ami à un vide-grenier !!!). Après une production massive d'une douzaine, l'envie m'a pris d'aller voir en vitesse ce qu'il restait de la rivière...
Bon, on peut déjà considérer que le speedfishing matinal est mort et enterré. La rivière est plus basse de trente bons centimètres, les herbiers barrent donc le spot principal. Youpi. Par chance, j'arrive en slalomant un peu à prendre deux poissons à l'AR-S Blux dont une... Ablette.
Mais c'est trop compliqué d'éviter les herbiers. Je passe donc à l'essai de mes nouvelles petites têtes plombées maison pendant que la chaleur monte et que les premiers badauds commencent à pointer leurs truffes. En grattant entre les herbiers, j'ai des touches, je les rate magistralement en série jusqu'à ce que je comprenne le pourquoi du comment... Ah oui...
J'ai bien fait de produire ces petits trucs finalement. J'en profite aussi pour essayer rapidement mes nouvelles "Nymphs" de 27 millimètres commandées chez Supercontinent. Là aussi, la taille des nouvelles têtes plombées est parfaitement adaptée.
Bon, ça ne fait pas grossir les poissons mais au moins, ça en prend !!!
Les touches commencent à se faire rares, le soleil est déjà haut, je me rends donc sur un autre spot délaissé depuis longtemps. Toujours avec les mêmes têtes plombées, je prends quelques pin's inconscients.
Sur ce spot par contre, je suis en plein cagnard, il est à peine dix heures du matin et c'est déjà intenable !!!
Je rebrousse chemin avant de fondre. Sur le chemin du retour, j'ai la douloureuse révélation de l'arrivée de dizaines de canoteurs du dimanche hurlant, pagayant et buvant la tasse à la sortie des gros tuyaux d'eaux usées du patelin, histoire de choisir un hantavirus en circuit court, un authentique de chez nous, pas un truc de rastaquouère venu des antipodes, non mais des fois...
Rien n'est trop beau pour le monôme, on leur a donc ouvert les pelles en grand pour que la rivière semble avoir un peu de courant. Ce qui explique comme tous les ans la baisse aussi rapide du niveau d'eau... Sauf que cette année, on a les niveaux d'un mi-août caniculaire fin mai. Ce qui ne présage rien de bon.
Je profite lâchement quelques minutes de l'ouverture de la pelle principale pour y gratter quelques perchettes venues y chercher un peu d'oxygène avant de me replier sagement vers un coin ombragé où faire une sieste de compétition...
Deux heures de pêche, des coups de soleil, un essai couronné de succès de mes petites têtes plombées et même, ô surprise, un peu de poisson, franchement on aurait pu connaître pire vu le contexte...
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