En me levant ce matin, j'ai pu m'apercevoir avec une consternation complète, ainsi qu'une envie de meurtre passagère envers les prévisionnistes de la météo locale, que la végétation alentour était saisie par le gel. Nom d'un petit bonhomme. Un -3 degrés, comme ça, sans prévenir. Non mais des fois alors. Il faut dire que lors de mon coucher de la veille, une température de 4 degrés était annoncée pour l'aurore. Là, on était plus dans la même perspective. Bon, une pêche en compagnie de Benoît était prévue l'après-midi, on allait pas annuler pour si peu. On a connu pire... Des -11 en bord de Chézine aux temps héroïques, par exemple !!!
Bien évidemment, de mon côté, rien ne se passe comme prévu : travaux, déviations, le pandémonium campagnard déchaîné. Mais on finit tout de même par se retrouver à l'endroit prévu. Sauf qu'il n'y a toujours pas d'eau. Ouille. Par chance, l'expérience accumulée, près d'un siècle de broucouilles à nous deux, nous permet de trouver une, deux puis quelques perches coopératives.
On enchaîne les doublés comme à la Foire du Trône, en toute décontraction, blasés comme jamais. Certes, les pisse-vinaigres émettront quelques réserves sur la taille de nos prises. On ne peut pas plaire à tout le monde. C'est certain.
Pour l'occasion, je sors l'arme fatale, le grub 3 centimètres de chez Supercontinent. Un incontournable.
On reste donc un bon moment à prendre et décrocher à la chaîne tout ce qui traîne comme perchettes dans le secteur. Mais l'après-midi file vite en cette saison. Je commence donc à lourdement insister pour que nous changions de spot, histoire de prendre des poissons un poil plus dignes. Des poissons, quoi...
Il est trois heures et il nous reste moins de trois heures de pêche. Il est temps d'aller voir ailleurs.






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